Antoine el-Hajj, le skieur libanais blessé par des tirs syriens, ce lundi 30 avril 2012, alors qu'il skiait avec des amis sur le mont Hermon. REUTERS/ Shawki Haj
Un skieur libanais a été blessé lundi sur le mont Hermon, dans le sud-est du Liban, par des tirs à la mitraillette depuis le territoire syrien, a indiqué à l'AFP une source au sein des services de sécurité.
Plusieurs incidents ont eu lieu le long de la frontière dans le nord et l'est du Liban depuis l'éclatement mi-mars 2011 d'une révolte en Syrie, mais c'est la première fois que des tirs sont rapportés dans cette région, proche du plateau syrien du Golan occupé et annexé par Israël.
"Quatre Libanais et un touriste suisse skiaient lundi matin sur le mont Hermon, qui se trouve à la frontière avec la Syrie, quand on a tiré sur eux à la mitraillette depuis la Syrie", a affirmé cette source. Antoine el-Hajj, originaire de Zahlé (est de Beyrouth), a été blessé à l’épaule.
Début avril, un caméraman libanais en reportage à la frontière avait péri, touché "par des tirs de l'armée syrienne", selon la chaîne privée Al Jadeed pour laquelle il travaillait. Depuis octobre, au moins trois autres personnes ont été tuées et plusieurs blessées lors d'incursions de l'armée syrienne au Liban, tandis que des roquettes sont tombées à plusieurs reprises en territoire libanais.
En Syrie même, la situation continuait de se dégrader. Trois explosions meurtrières ont été rapportées à Idleb (nord-ouest), au lendemain de l'arrivée en Syrie du général norvégien Robert Mood, chef de la mission d'observation de l'ONU en Syrie.
Ce matin, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a fait état de deux attentats dans cette ville, l'un contre un centre des renseignements aériens et l'autre contre un centre des renseignements militaires. L'OSDH a fait état de plus de 20 morts. Les médias officiels avaient, pour leur part, annoncé un bilan de neuf morts, dont un officier, et près de 100 blessés, parmi les civils et les forces de l'ordre lors de "deux attentats suicide terroristes à la voiture piégée" dans deux quartiers résidentiels.
Une troisième explosion a eu lieu vers 15H30 (12H30 GMT) faisant des blessés dans le quartier de l'Université, a rapporté l’OSDH.
Après les explosions de ce matin à Idleb, les médias officiels ont diffusé des images de restes humains et des tâches de sang, autour d'un tracteur, ainsi que des immeuble résidentiels endommagés et des habitants hurlant : "C'est ça la liberté qu'ils demandent? Où est la liberté?". Des habitants qui s'en sont pris à l'Arabie saoudite et au Qatar, deux pays ayant appelé à armer les rebelles en Syrie.
"On ne veut pas des observateurs", a également lancé une femme à la télévision, alors que l'ONU a pour l'instant dépêché 30 observateurs pour surveiller un cessez-le-feu officiellement en vigueur depuis le 12 avril mais continuellement violé malgré les engagements du régime et des rebelles.
Deux observateurs sont d'ailleurs stationnés à Idleb, ville particulièrement touchée par la révolte et la répression, tout comme à Deraa (sud) ainsi qu'à Hama et Homs (centre). En dépit de leur présence, les violences de samedi et dimanche ont fait 70 morts, dont 47 civils tués par les troupes gouvernementales, selon l'OSDH.
Dans la nuit de dimanche à lundi, la télévision d'Etat a, par ailleurs, accusé des "bandes terroristes armées" d'avoir attaqué à la roquette le siège de la Banque centrale syrienne à Damas et une patrouille de police dans le quartier de Roukneddine, faisant état de quatre policiers blessés.
Selon la chaîne, ces attaques visaient à "entraver le plan" de l'émissaire international Kofi Annan, qui cherche à mettre fin aux violences dans un pays en proie depuis mars 2011 à un mouvement de contestation sans précédent réprimé dans le sang.
Les Comités locaux de coordination (LCC, opposition) ont pour leur part accusé le régime d'être derrière "des explosions qui ont coûté la vie à des dizaines de Syriens" ces derniers mois, attribuant également aux autorités les "explosions suspectes" devant la Banque centrale, à Roukneddine et devant les bureaux de la télévision officielle.
Face à la montée des violences, le général Robert Mood a lancé un appel au calme, dès son arrivée dimanche à Damas : "Les observateurs ne peuvent pas résoudre seuls tous les problèmes (...), toutes les parties doivent arrêter les violences et donner une chance" au plan Annan. "Nous allons travailler à l'application complète du plan Annan en six points, accepté par le gouvernement syrien. Pour y parvenir, nous avons maintenant 30 observateurs sur le terrain, nous allons doubler ce chiffre pendant les prochains jours", a-t-il ajouté.
Le nombre des observateurs devrait passer à 100 d'ici un mois, avant d'atteindre 300 membres, conformément à une résolution votée à l'unanimité il y a une semaine par le Conseil de sécurité de l'ONU. Cette mission, d'une durée initiale de trois mois, s'annonce périlleuse pour les observateurs qui doivent être déployés sans armes à travers le pays.
Après avoir accusé samedi les Nations unies d'"encourager les terroristes", la presse officielle syrienne a affirmé dimanche que le réseau extrémiste el-Qaëda était derrière les attentats qui ont fait des dizaines de morts ces derniers mois, en particulier à Damas et à Alep (nord).
Vendredi, un attentat de ce type avait fait 11 morts à Damas, selon les médias officiels. Il a été revendiqué par un groupe se faisant appeler le Front al-Nosra, sur un site islamiste généralement utilisé par el-Qaëda, selon le centre américain de surveillance des mouvements jihadistes SITE.
Plusieurs incidents ont eu lieu le long de la frontière dans le nord et l'est du Liban depuis l'éclatement mi-mars 2011 d'une révolte en Syrie, mais c'est la première fois que des tirs sont rapportés dans cette région, proche du plateau syrien du Golan occupé et annexé par Israël.
"Quatre Libanais et un touriste suisse skiaient lundi matin sur le mont Hermon, qui se trouve à la frontière avec la Syrie, quand on a tiré sur eux à la mitraillette depuis la Syrie", a affirmé cette source. Antoine el-Hajj, originaire de Zahlé (est de Beyrouth), a été blessé à l’épaule.
Début avril, un caméraman...



- - Après les civils innocents , les pèlerins dans leur bus , le journaliste de la New TV et bien d'autres Libanais , les voilà qu'ils s'attaquent à présent aux skieurs Libanais et à notre tourisme qu'ils veulent condamner comme toute autre liberté que procurent les civilisations libres modernes et laïques comme la nôtre et celle de la Syrie qu'ils combattent depuis plus d'un an ..
14 h 42, le 30 avril 2012