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À La Une - Musique

Dalida, l'icône populaire aux amours malheureuses, 25 ans après

Le 3 mai 1987, Yolanda Gigliotti avait mis fin à ses jours.

Dalida a enregistré plus de 2.000 chansons en dix langues . Photo archives/

Figure emblématique de la variété nimbée de kitsch, icône populaire réhabilitée au fil des ans, Dalida s'est suicidée il y a 25 ans.


Adulée de son vivant, la chanteuse, qui a enregistré plus de 2.000 chansons en dix langues (dont l'hébreu et le flamand) et vendu près de 140 millions d'albums dans le monde entier, continue d'être vénérée par un public qui vient se recueillir sur sa tombe à Paris au cimetière de Montmartre, non loin d'une place qui porte son nom.


Le 3 mai 1987, son corps était retrouvé inanimé à son domicile parisien du XVIIIe arrondissement, sur la butte Montmartre : Yolanda Gigliotti avait avalé un cocktail de barbituriques pendant le long week-end du 1er mai, dans l'isolement de la magnifique demeure qu'elle habitait rue d'Orchampt à flanc de colline.


Sa mort survenait à un moment inattendu pour le public : quelques semaines à peine auparavant, elle avait été saluée pour sa prestation dans "Le 6e jour", du réalisateur égyptien Youssef Chahine, une consécration de la part des intellectuels qui avaient toujours regardé de haut celle qui fut "Miss Ondine du Caire" en 1954.


Toute sa vie, Dalida, née le 17 janvier 1933 dans la capitale égyptienne, fut partagée entre des désirs contradictoires : une vie privée où cette lectrice de Teilhard de Chardin, sympathisante de François Mitterrand, était loin d'être heureuse, et un destin public rayonnant, où elle donnait le change, incarnant avec aplomb une certaine futilité, parée de paillettes.


Arrivée en France à Noël 1954, Dalida a connu une carrière riche en succès. Après avoir fréquenté le circuit des cabarets parisiens (la Villa d'Este notamment), elle est révélée lors d'une audition des "numéros 1 de demain" à l'Olympia en 1956.
"Bambino", sa troisième chanson (après deux échecs, "Madonna" et "La Violetta"), adaptation réalisée en 24 heures d'un succès italien du moment, sera le premier d'une longue série de tubes : "Gondolier", "Come prima", "Les enfants du Pirée", "Darla Dirladada", "J'attendrai", "Paroles, paroles" (en 1973 avec Alain Delon), "Gigi l'amoroso" (1974), "Il venait d'avoir 18 ans" (1975).

Elle survivra au yéyé en chantant le twist ("Itsy Bitsy petit Bikini"), le rock ("24.000 baisers", 1961), au disco également, dont elle sera un des emblèmes en offrant même au genre un de ses standards, "Monday, Tuesday, laissez moi danser" (1979).


En 2012, de nombreux chanteurs continuent à reprendre ses titres.
Plusieurs coffrets CD et DVD sortent à l'occasion du 25e anniversaire de sa mort, ainsi qu'un double CD best of "Depuis qu'elle est partie..." (Barclay) avec ses grands succès en version originale et leurs reprises par Amel Bent, Christophe Willem, Hélène Segara, Amanda Lear, Stephan Eicher, Luz Casal, Shirley Bassey...


Un livre est également publié, "C'était en mai, un samedi", de David Lelait-Helo (éditions Anne Carrière).


Figure emblématique de la variété nimbée de kitsch, icône populaire réhabilitée au fil des ans, Dalida s'est suicidée il y a 25 ans.
Adulée de son vivant, la chanteuse, qui a enregistré plus de 2.000 chansons en dix langues (dont l'hébreu et le flamand) et vendu près de 140 millions d'albums dans le monde entier, continue d'être vénérée par un public qui vient se recueillir sur sa tombe à Paris au cimetière de Montmartre, non loin d'une place qui porte son nom.
Le 3 mai 1987, son corps était retrouvé inanimé à son domicile parisien du XVIIIe arrondissement, sur la butte Montmartre : Yolanda Gigliotti avait avalé un cocktail de barbituriques pendant le long week-end du 1er mai, dans l'isolement de la magnifique demeure qu'elle habitait rue d'Orchampt à flanc de colline.
Sa mort survenait à un moment inattendu...
commentaires (8)

Di3ana ! Elle a fait vibrer et frémir de bonheur, de rêves et de passion les coeurs de tous les amoureux de son temps.Tous ont pleuré pour Elle. Ma7soubkon kamen.

SAKR LEBNAN

07 h 37, le 30 avril 2012

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Commentaires (8)

  • Di3ana ! Elle a fait vibrer et frémir de bonheur, de rêves et de passion les coeurs de tous les amoureux de son temps.Tous ont pleuré pour Elle. Ma7soubkon kamen.

    SAKR LEBNAN

    07 h 37, le 30 avril 2012

  • Dalida aura peut-être marqué les gens de sa génération, mais certainement pas de la même manière. Nous étions légion à l'époque à fuir ses chansons comme la peste. Vous me direz qu'il y en avait autant qui l'adulaient (et qui continuent) , oui, tous les goûts sont dans la nature et tous les niveaux d'appréciation aussi. Mireille Mathieu, elle aussi, continue d'avoir ses fans, mais au moins, à ses débuts, elle chantait juste!

    Paul-René Safa

    05 h 27, le 30 avril 2012

  • Eric Charden, Antoine, Brel, Brassens, Polnareff, Hughes Aufray la belle epoque sans doute, les meilleures annees de la musique..

    Fady Challita

    02 h 12, le 30 avril 2012

  • Aujourd'hui c'est Eric Charden qui nous quitte… Voici un petit bout de la jeunesse de chacun qu’on enterre. Le monde est vraiment stone.

    Jack Hakim

    14 h 37, le 29 avril 2012

  • "Histoire d'un Amour". Son Histoire ! Ses Chansons sont toutes immortelles. Comme son souvenir l'est. Elle a été déifié en son temps. J'avais et j'ai toujours un faible très accentué pour ses chansons. En allant à la montagne, ce sont ses cha

    SAKR LEBNAN

    13 h 12, le 29 avril 2012

  • Sujet à propos d'une musique à l’eau de Rose, de Jasmin…. et de fleurs d’Orangés ? ! Autant suivre les péripéties des Peoples ou Artistes Modernes.

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    12 h 40, le 29 avril 2012

  • - - Très coté à l'époque ..

    JABBOUR André

    10 h 02, le 29 avril 2012

  • - - Dalida nous a toutes et tous marqué avec ses chansons ses paroles son charme son style et élégance sa nostalgie amoureuse d'un amour qui n'est jamais resté quand elle l'avait trouvé , surtout , celui de Luigi Tenco qu'elle a vraiment aimé et adoré , lui aussi le mal aimé comme elle , qui l'a quittée au moment où elle avait le plus besoin de lui , c'est arrivé en plein festival de San Remo en Italie , d'un amour auquel elle avait cru croire et enfin trouvée .. Côme Prima et bien d'autres merveilleuses chansons resterons gravées dans nos cœurs et nos mémoires amoureuses d'un passé riche inoubliable qui hélas , n'existe plus avec ce changement brusque de société (s) , où la jeunesse fait les frais sans même connaître ce merveilleux passé .. J'ai eu l'occasion à plusieurs reprises de la rencontrer et de lui parler à l'Hotel Pince de Galles à Paris et chez Da Grazziano à Montmartre , restaurant Italien où elle se rendait chaque soir avec sa troupe et ses amis pour souper et faire la fête .. Da Grazziano une tres bonne table très bien fréquenté et très quitté à l'époque , ne diffusait que ses chansons toute la soirée , et ses photos étaient partout sur tous les murs du restaurant , c'était magnifique .. Ciao Dalida , Ciao Yolanda et Merci pour tout cet amour que tu nous a donné et que tu n'a pas eu .........

    JABBOUR André

    08 h 04, le 29 avril 2012

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