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L’avenue Georges Haddad à Saïfi repensée

Pour la deuxième année consécutive, l’équipe de l’Institut d’urbanisme de l’ALBA (IUA) est l’heureuse lauréate des ateliers de l’Aperau (Association pour la promotion de l’enseignement et de la recherche en aménagement et urbanisme) tenus au mois de mars à Beyrouth.

L’équipe gagnante.

« Depuis que son tracé a violenté le tissu urbain, l’avenue Georges Haddad, comme la plupart des voiries express, est devenue génératrice de nuisances et responsable d’un clivage territorial isolant le centre, de sa ville. Il en résulte un vide monofonctionnel auquel la ville et les habitants sont assujettis. Passer d’une rive à l’autre est éventuellement faisable si l’on accepte de défier l’insécurité », expose M. Jihad Kiamé, architecte urbaniste, enseignant à l’école d’architecture et à l’institut d’urbanisme de l’ALBA, qui a encadré l’équipe de l’IUA aux ateliers de l’Aperau. « Notre projet propose de sectionner la rue en deux, afin de générer deux rues parallèles prises chacune par une façade commerciale qui lui est propre. Cela lui permettra d’atteindre les dimensions de plusieurs autres voies de la capitale comme Bliss, Gouraud ou Pasteur », explique Tarek el-Kassouf, 26 ans, architecte de formation et étudiant en urbanisme à l’IUA. Tarek, qui se dit fasciné par l’adaptation de la ville de Beyrouth aux transformations, Céline Melhem, architecte diplômée de l’UL, étudiante de deuxième cycle en urbanisme, et Ghada Torbey, qui prépare un master en paysagisme, composent l’équipe gagnante. Les trois étudiants, encadrés par M. Jihad Kiamé, ont réussi à « apporter des solutions visant des échelles multiples, en mettant la question des déplacements au cœur de la problématique identifiée ».
Neuf équipes internationales ont participé à ces ateliers, composées de participants de différentes disciplines et pays. Du Maroc, de la Tunisie, de l’Algérie, de la France, de la Belgique et du Togo. Ghada Torbey, qui détient à la base un diplôme de stylisme modélisme de l’Esmod Paris, insiste sur la richesse de cette expérience. « Le thème, la problématique, le travail d’équipe – notre domaine est multidisciplinaire – et la rencontre avec des personnes issues de cultures et de pays différents sont autant de facteurs qui rendent cette expérience des plus intéressantes. » Céline Melhem, 25 ans, qui s’intéresse à l’art et à la littérature, « notamment à la peinture, la photographie, la calligraphie, à côté de l’architecture et de l’art des villes », acquiesce. « Les mots m’échappent pour raconter mon expérience... J’y ai beaucoup appris. »

R. A. D.
« Depuis que son tracé a violenté le tissu urbain, l’avenue Georges Haddad, comme la plupart des voiries express, est devenue génératrice de nuisances et responsable d’un clivage territorial isolant le centre, de sa ville. Il en résulte un vide monofonctionnel auquel la ville et les habitants sont assujettis. Passer d’une rive à l’autre est éventuellement faisable si l’on accepte de défier l’insécurité », expose M. Jihad Kiamé, architecte urbaniste, enseignant à l’école d’architecture et à l’institut d’urbanisme de l’ALBA, qui a encadré l’équipe de l’IUA aux ateliers de l’Aperau. « Notre projet propose de sectionner la rue en deux, afin de générer deux rues parallèles prises chacune par une façade commerciale qui lui est propre. Cela lui permettra d’atteindre les dimensions de...
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