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À La Une - Eclairage

Sarkozy cogne sur les médias, Hollande les cajole

Libération et L'Humanité dénoncent les discours du président sortant à l'intention des électeurs du Front National.

Les Unes du quotidien français de gauche, Libération, les 25 et 26 avril 2012.

L'un cogne, l'autre cajole : les deux finalistes de la présidentielle française, Nicolas Sarkozy et François Hollande,ont adopté deux stratégies différentes ces derniers jours face aux médias.

 

Mercredi, la Une du quotidien Libération -une photo du président en noir et blanc avec en dessous la citation "+Marine Le Pen est compatible avec la République+, Nicolas Sarkozy, 24 avril 2012"- a suscité l'ire de l'UMP.

 

"Tentative grossière, malhonnête et inacceptable de désinformation", a condamné le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé ; "fascisme de gauche", a tonné le député de Paris Bernard Debré ; "même les tracts du PS n'en font quasiment pas autant", s'est indigné le ministre du Travail Xavier Bertrand.

 

Aujourd’hui, le quotidien de gauche enfonce le clou, avec une Une montrant, en gros plan, l’arrière de la tête de Nicolas Sarkozy sur laquelle est posée la question suivante : Sarkozy est-il compatible avec la droite ?

 

Autre cible, L’Humanité, le quotidien communiste, qui faisait un parallèle, sur sa Une du 25 avril, entre Nicolas Sarkozy et le maréchal Pétain pour dénoncer son discours sur l'immigration en direction des électeurs qui ont voté pour le Front national au premier tour de la présidentielle. Une qualifiée de "stupidité" par le président sortant.

 

"Je veux dire la stupidité de ceux, je pense à un journal, L'Humanité, qui m'accusent de fascisme parce que je veux parler à ces six millions et demi de Français", a déclaré M. Sarkozy aujourd’hui sur France Inter. "Ceux qui votent pour une candidate autorisée par la République à se présenter doivent être des démocrates", a-t-il estimé, "ces 6,5 millions de Français (...) ne sont pas séduits par les thèses de l'extrême droite mon Dieu, j'en suis absolument certain".

 

Hier, Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, avait déjà jugé "absurde, minable" et "dérisoire" la Une de l'Humanité. "Savent-ils vraiment ceux qui ont fait ce montage ce qu'a été Vichy, ce qu'a été la Seconde Guerre mondiale ? Le savent-ils vraiment ? Quand on pense que c'était le journal de Jaurès, on se pince", a déclaré M. Guaino, qui était interrogé sur cette Une lors de "Questions d'Info" LCP/France Info/Le Monde/AFP.

"+Travail, famille, patrie+. Ces mots ne sont pas devenus des insultes parce que le maréchal Pétain les a prononcés. Le général de Gaulle répondait malicieusement : "Travail, il n'a jamais travaillé. Famille: il n'a jamais eu d'enfants. Patrie: il l'a vendue aux Allemands+", a-t-il poursuivi. "Qu'est-ce que Nicolas Sarkozy a à voir avec ça ? (...) Qu'est-ce que les électeurs de Nicolas Sarkozy ont à voir avec ça ? Et qu'est-ce que la plupart des électeurs de Mme Le Pen ont à voir avec ça ?", a-t-il lancé.

 

 

Ces critiques ne sont que le dernier épisode en date d'un feuilleton qui conduit presque chaque jour le président sortant et les ténors de la majorité à se désoler de la couverture par les médias de la campagne de Nicolas Sarkozy.

 

Mercredi, le candidat UMP, reprenant son antienne contre les élites, les médias et la gauche, a estimé n'avoir "pas de leçon de morale à recevoir de ceux qui vivent confortablement dans les quartiers où il n'y a pas de problème". Mardi, à Longjumeau (Essonne) il avait dit refuser le "terrorisme du système médiatique" qui lui reproche de "parler aux électeurs qui se sont portés sur Madame Le Pen".

 

Vendredi dernier, c'est Alain Juppé qui disait n'avoir "jamais vu un tel engagement partisan". Mercredi matin, Jean-François Copé reprochait à certains médias, et notamment France 2, "d'organiser avant l'heure l'enterrement" de l'UMP et de son candidat.

 

Nicolas Sarkozy était également la cible, aujourd'hui, d'un éditorial cinglant dans Le Monde.

 

"(...) Le problème - lourd, blessant, presque humiliant pour tout républicain, de droite comme de gauche - est que le président sortant a franchi, depuis deux jours, la frontière entre compréhension et compromission. Certes, il a assuré, mercredi 25 avril, qu'il n'y aurait +pas d'accord+ avec le Front national, ni de ministres FN s'il est réélu. C'est bien le moins. Mais il a désormais adopté le langage, la rhétorique et, partant, les idées, ou plutôt les obsessions, de Mme Le Pen. (...) Pendant des années, l'ancien président Jacques Chirac avait courageusement rappelé que la République française assure l'égalité de tous, +sans distinction d'origine, de race ou de religion+, selon les termes de la Constitution. Céder, si peu que ce soit, sur cette exigence ne peut que renforcer le Front national. Et placer la droite, demain, dans une situation bien vulnérable", estime le quotidien.

 

Côté Hollande, c'est une toute autre stratégie : mercredi, le socialiste était tout sourire face à un parterre de plusieurs centaines de journalistes réunis pour une conférence de presse, évoquant son "grand respect pour l'institution que vous représentez, indispensable pour la démocratie".

 

Mardi, il avait taclé le président sortant, assurant qu'au cours de cette rencontre "tous les journalistes (pourraient) poser toutes les questions sur tous les sujets et dans la plus grande liberté. Ca changera!".

Interrogé sur la Une de Libération et sur celle de L'Humanité, le candidat socialiste a d'abord dit qu'il ne "jugeait pas la presse" puis a promis que lui "n'accablerait pas un organe de presse".

 

Le candidat PS, qui avait refusé début avril un entretien au quotidien Le Figaro, marqué à droite, n'a cependant pas résisté longtemps à la tentation d'un bon mot devant les journalistes amusés.

Quelques dizaines de minutes après l'avoir formulée, François Hollande a pris quelques libertés avec sa promesse en imaginant la Une que Le Figaro pourrait faire s'il était élu président : "François Hollande président de la République, embarras au Parti socialiste".

 

L'un cogne, l'autre cajole : les deux finalistes de la présidentielle française, Nicolas Sarkozy et François Hollande,ont adopté deux stratégies différentes ces derniers jours face aux médias.
 
Mercredi, la Une du quotidien Libération -une photo du président en noir et blanc avec en dessous la citation "+Marine Le Pen est compatible avec la République+, Nicolas Sarkozy, 24 avril 2012"- a suscité l'ire de l'UMP.
 
"Tentative grossière, malhonnête et inacceptable de désinformation", a condamné le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé ; "fascisme de gauche", a tonné le député de Paris Bernard Debré ; "même les tracts du PS n'en font quasiment pas autant", s'est indigné le ministre du Travail Xavier Bertrand.
 
Aujourd’hui, le quotidien de gauche enfonce le clou, avec une Une montrant, en gros plan,...
commentaires (17)

SARKO sera de retour, avec le chapitre VII de la Charte des N.U. en main.

SAKR LEBNAN

15 h 33, le 27 avril 2012

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Commentaires (17)

  • SARKO sera de retour, avec le chapitre VII de la Charte des N.U. en main.

    SAKR LEBNAN

    15 h 33, le 27 avril 2012

  • On est tous d'accord sur une chose, c'est que la politique etrangere de la France restera la meme sous Hollande s'il venait a gagner. Est ce pour cela on devrait dire sarko doit rester ? je ne crois pas que cela serait benefique pour la France et les francais de l'avoir encore 5 ans. C'est un manipulateur, menteur effronte et pour la moralisation de la politique hollande sans etre un saint sera l'homme de confiance. La difference entre les electeurs francais et yanky , c'est que les seconds apres vous avoir donne leur voix s'en vont se shooter a la bud devant un ecran de tele, alors que les 1ers vous collent a la culotte comme un defenseur au foot.

    Jaber Kamel

    07 h 39, le 27 avril 2012

  • "Cuicumque crepitus capella pullamen bonum olet ou, À chacun son pet, sa chèvre ou son poulain sent bon !".

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    04 h 58, le 27 avril 2012

  • En tout cas, après la prestation de ce soir, ce serait vraiment insensé que les Français votent encore pour M Hollande au second tour. S'ils le font, ils auront été responsables de la récession profonde et durable qui ne tardera pas à s'installer et n'auront plus que leurs yeux pour pleurer, sans avoir l'excuse de ne pas savoir, puisque les explications de M Sarkozy ont été ce soir d'une précision et d'une clarté absolues, alors que celles de M Hollande relevaient davantage d'une posture électoraliste.

    Paul-René Safa

    17 h 04, le 26 avril 2012

  • C’est pas Possible ! Certains Pseudos-"araméanisés" à deux Petits Piastres Trouées, à la recherche d’encore plus de Mandataires en Fonction de Guides ou "Protecteurs Hanoûns" ! Les Vrais Carthagos-Phéniciens doivent suffoquer dans leurs Urnes car, EUX au moins, Ces Phénix, n’avaient Jamais, oh non Jamais, accepté d’être "Protégés", même en temps que Phénix ; et même si c’étaient par des "Frangés", archaïques ou mo(u)dernisés !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    16 h 06, le 26 avril 2012

  • - - @ Monsieur Wassim Henoud , C'est vrai que l'ambassadeur de France à manqué de respect à notre Patriarche , mais il a été contraint de lui,présenter des excuses et son président aussi !! c'est vrai aussi que Sarkozy n'a pas été ce qu'il devait être comme l'ont ete historiquement ses predecesseurs " sauf Chirac " un président Français qui reçoit le Patriarche des Maronites avec tous les honneurs , le protocole et un exceptionnel respect dù aux plus grands chefs d'états amis .. Comme l'avait initié le grand Charles de Gaulle et surtout avant lui Saint Louis .. J'invite d'ailleurs les lecteurs à lire la charte de Saint Louis Roi de France donnée aux Maronites le 24 mai 1250 au M'ont Liban à l'émir des Maronites et aux Patriarches et évêques de la dite nation .. Pour ce qui est de votre RAPPEL aux réactions , laissez les ils ont un besoin d'évacuer comme le firent honteusement leurs chefs au parlement , la caravane passe passe et passera .

    JABBOUR André

    10 h 35, le 26 avril 2012

  • Les français ne sont pas si ignorants des affaires de leur pays, qui vont bientôt tourner sa page à ce président . Juppé redeviendra Juppé et ce sera mieux ainsi. Goodbye M. Sarkozy.

    Henoud Wassim

    10 h 23, le 26 avril 2012

  • ???...

    Robert Malek

    09 h 54, le 26 avril 2012

  • Il nous suffit de voir Mr Juppé et les gouvernement Français condamner le régime de Bachar et condamner les horreurs menées contre le peuple syrien pour dire merci à Mr Sarkozi. Il a de plus empêché Kazzafi de faire le génocide des Lybiens. Encore merci. Les socialistes depuis la guerre d'Algerie, ont eu une position toujours ambigüe envers le M.O. Et Mitterand n'avait rien a envier aux meilleurs amis d'Israel. Alors la politique interne française est pour moi secondaire. La politique de Mr Sarkozi envers le monde arabe est meilleure que celle des socialistes. Il faut rendre à César.....

    Saleh Issal

    09 h 08, le 26 avril 2012

  • Rappel: « Les réactions visent à établir des échanges enrichissants entre nos lecteurs et l’équipe de L’Orient-Le Jour. Les commentaires contenant des propos diffamatoires, injurieux ou racistes ne seront pas publiés. Les réactions sont publiées telles quelles, sans correction, sous votre entière responsabilité et doivent donc être signées. » Ça va la peine de le rappeler, on ne sait jamais

    Henoud Wassim

    08 h 44, le 26 avril 2012

  • M. Malek: Ne vous Notez quand même qu'à aucon moment j'ai écrit que les français auraient à coeur l'état d'âme des libanais quand ils voteront au second tour. Ceci étant dit, un leader comme Sarkozy peut entraîner une partie des français dans une position intenable pour le Liban, comme Giscard avant lui, dont le ministre des AE (de Guiringaud) avait traité de voyous les défenseurs d'Achrafieh en 1978 .

    Henoud Wassim

    08 h 19, le 26 avril 2012

  • SARKOZI = HOLLANDE ! HOLLANDE = SARKOZI !, en parlant de politique étrangère, pour ceux qui n'ont pas compris que la politique étrangère de la France resterait en continuité et ne changerait guère. Les rêves et les souhaits ne paient guère.

    SAKR LEBNAN

    06 h 50, le 26 avril 2012

  • Monsieur Henoud vous dites : les quelques serfs serviles qui meublent les couloirs de l'ambassade de France... Certes, vous parlez du Grand Fuyard qui a abandonné ses soldats aux mains des tueurs et s'est sauvé "héroïquement", comme un lièvre, " MITLIL GHAZAL ", en arabe, à toute allure à l'ambassade de France. Je vous donne raison et un BON POINT pour cela. Les pauvres soldats trahis sont ou morts, tués, ou en geôle, vous savez où... C'était un acte d'héroïsme à toute épreuve.

    SAKR LEBNAN

    06 h 45, le 26 avril 2012

  • Wassim, ce sont les Français qui vont voter, et à mon avis ils s'en foutent un peu du patriarche maronite et de la considération que Sarkozy ou Hollande peut avoir envers le Liban. Cela dit, à mon humble avis, l'élection de Hollande n'apportera aucun changement à la politique étrangère de la France (à part retirer les troupes d'Afghanistan un peu plus tôt). Les Français vont voter en principe en fonction de leurs craintes du moment : la crise européenne et l'emploi. Je dis "en principe" car bon nombre d'entre eux vont effectuer un vote sanction, un vote de rejet de Sarkozy. C'est leur droit. S'en mordront-ils les doigts ? Le très proche avenir nous le dira.

    Robert Malek

    06 h 37, le 26 avril 2012

  • Pour moi, il restera celui qui, avec son ambassadeur de l'époque, ont gravement manqué de respect envers le Patriarche maronite. Il a ensuite confondu le peuple du Liban avec les quelques serfs serviles qui meublent les couloirs de l'ambassade de France à Beyrouth et d'autres officines plus ou moins avouées à Paris. Ne pouvant accepter ni l'une ni l'autre, je ne peux compatir avec M. Sarkozy dans ses malheurs politiques. En espérant que nous pourrons rapidement tourner cette page et que M. Hollande ait plus de considération envers notre peuple et notre pays.

    Henoud Wassim

    05 h 40, le 26 avril 2012

  • Tout à fait d'accord avec vous, cher M Jaber, sur les 4 premières lignes et les 4 derniers mots. C'est bien dommage que les français et leur presse majoritairement de gauche n'aient retenu de tout le travail accompli par le Président Nicolas Sarkozy - 931 réformes en cinq ans- que sa soirée au Fouquet's... Se rendent-ils compte seulement que leur quotidien, avec Hollande, va aller de mal en pis, avec une France - que Dieu la préserve - en équilibre de plus en plus instable dans une Europe qui n'est pas encore sortie de la crise?

    Paul-René Safa

    05 h 31, le 26 avril 2012

  • Nicolas Sarkosy ne peut pas être accusé de n'avoir rien fait durant son mandat, il en a même plutot beaucoup fait. Des réformes courageuses, des interventions dans des conflits pour les régler, comme pour Russie/Georgie, dans des situations graves économiques comme la crise des subprimes etc...dans des libérations d'otages en Colombie, en Lybie etc...On voit plus un homme usé par les promesses non tenues, qui commence à baragouiner ( bara =beurre et gouine=pain en breton ) qui cafouille en démentant avoir dit une chose le lendemain de l'avoir dit ( le vrai travail ), qui s'excuse ( le fouquet's et le yacht )qui demande à ses électeurs de l'aider comme une supplique, qui encense Marine pour ensuite envoyer ses lieutenants déclarer qu'ils ne voteront jamais pour elle aux législatives etc... Il donne l'impression d'être fait comme un rat en cage et c'est là que la meute de journalistes surtout les revanchards se jetteront sur la bête blessée comme des requins assoiffés de sang.Une mise à mort.

    Jaber Kamel

    04 h 01, le 26 avril 2012

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