À l’heure où l’association Metropolis fait une rétrospective d’une sélection de films de deux grands acteurs italiens, Marcello Mastroianni et Vittorio Gassmann, on se rend compte de l’actualité de ces films et de leur intemporalité. Comment d’ailleurs peut-on oublier (même s’il n’est pas au programme) La Dolce Vita dont le titre circule souvent dans notre langage quotidien ? Le Liban a eu lui aussi sa « Dolce Vita ». Les parents en parlent souvent et bientôt n’en parleront plus de ce temps où il faisait bon vivre. Car un jour, leurs souvenirs disparaîtront avec eux. Certains même ont eu un « glimpse », un aperçu, un petit coup d’œil, un avant-goût (mais sans suite) de ce qu’était une vie de rêves. Un pays où la vie économique était au top du baromètre ; où l’on n’évoquait même pas le mot « communautés » ; où les cultures tant orientales qu’occidentales se côtoyaient en harmonie, où les saisons étaient encore distinctes puisque le pays était encore boisé. Il y avait un hiver et un été mais aussi un automne et un beau printemps. Dans ce pays qui semble aujourd’hui comme un mirage, la mer était propre et les poissons aimaient y vivre, les cieux étaient cléments et les oiseaux ne les avaient pas désertés. La population parlait la même langue, ne chahutait pas, ne piaffait pas mais aimait bavarder, converser, dialoguer. Même les policiers aux carrefours avaient des gants blancs et ne parlaient pas dans leurs portables. Ils se tenaient bien debout comme tout le Liban qui avait de l’allure. Tout est d’ailleurs une question d’allure. Le pays du Cèdre, en perdant cette rare douceur de vivre, a perdu son élégance, son panache. Et tout comme Mastroianni dans La Dolce Vita, qui avait préféré la vie dépravée aux splendeurs de l’intellect, a sombré peu à peu dans la déchéance.
À l’heure où l’association Metropolis fait une rétrospective d’une sélection de films de deux grands acteurs italiens, Marcello Mastroianni et Vittorio Gassmann, on se rend compte de l’actualité de ces films et de leur intemporalité. Comment d’ailleurs peut-on oublier (même s’il n’est pas au programme) La Dolce Vita dont le titre circule souvent dans notre langage quotidien ? Le Liban a eu lui aussi sa « Dolce Vita ». Les parents en parlent souvent et bientôt n’en parleront plus de ce temps où il faisait bon vivre. Car un jour, leurs souvenirs disparaîtront avec eux. Certains même ont eu un « glimpse », un aperçu, un petit coup d’œil, un avant-goût (mais sans suite) de ce qu’était une vie de rêves. Un pays où la vie économique était au top du baromètre ; où l’on n’évoquait même pas...
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