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Nos lecteurs ont la parole

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Une bonne nouvelle

Chaque réveil apporte avec lui un lot de mauvaises nouvelles: des immeubles qui s’effondrent, des ponts qu’on démantèle, l’eau qui manque, l’électricité suspendue au large des côtes qui sentent de plus en plus une odeur de fric et d’essence. Non seulement tout va mal, mais tout risque d’aller encore plus mal. L’immobilier, immobilisé sur un fil illusoire, menace de relâcher, le pouvoir d’achat se contracte, le crédit se détériore... Seule la crise et le trafic se portent comme un charme. Le trafic sur les routes comme celui des aliments et des biens. Chaque matin, on se demande ce qui va encore nous arriver, dans le genre pire que la veille: de la viande avariée, des médicaments contaminés ou tout simplement le réveil d’illuminés qui veulent nous faire avancer à reculons. Dans cet océan de pessimisme, j’aimerais avancer une raison d’espérer. Dans la nuit du samedi 24 mars au dimanche 25 mars, nous avons gagné une heure. Et le réveil a sonné une heure plus tard. Une heure de mauvaises nouvelles en moins, c’est certainement une bonne nouvelle!

Adib Y. TOHMÉ
 
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Compte à rebours

Déçu, dégoûté (M. Berry dixit) par les prestations des élus durant les trois jours d’un déballage odieux au Parlement, le contribuable se retrouve perplexe à un an des élections législatives.
Renouveler sa confiance à ces énergumènes qui le représentent? Essayer de trouver d’autres personnes plus qualifiées? Ou tout simplement s’abstenir de voter et laisser les choses prendre leur cours en se lavant les mains a la manière d’un Ponce Pilate?
Les trois solutions présentent des aléas. La première, la paresseuse, ne fera que nous enfoncer dans notre trou avec l’immense sentiment de culpabilité que procure le fait d’avoir quelque part contribué à la débâcle. La seconde implique de trouver les personnes capables et prêtes, si on les laisse arriver, à reprendre un contentieux très lourd de dettes, de situation politique extérieure houleuse et d un état des lieux intérieur pour le moins désastreux (électricité, hygiène, santé, éducation, routes, salaires, et j’en passe). Et à moins d’y trouver leur compte, peu de personnes sont prêtes à se mouiller. La troisième solution – qui part d’un raisonnement assez logique: on s’en est sorti jusqu’à présent, il n y a aucune raison que cela cesse, mais moi, je suis trop bien pour leur donner mon aval – est une attitude hypocrite, un peu comme lorsqu’on se targue en temps de guerre d’être objecteur de conscience. Nous avons un an pour choisir, il serait temps de faire comme dans les multinationales: un brainstorming à l’échelle nationale.

Dolly TALHAMÉ

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Smoke free country

Non ceci n’ est pas un poisson d’avril, mais une brochure que, depuis quelques jours, on distribue aux voyageurs dans les avions à destination de notre chère capitale. Notre ministre de la Santé est rassuré: notre Liban est devenu un État non fumeur. Comment? À vous de deviner et d’éclater de rire. Ainsi, dans les grandes surfaces, supermarchés, souks, à l’aéroport et dans les hôpitaux, cliniques de médecin, écoles, universités et jardins publics, sans oublier les bureaux, ascenseurs et escaliers, le Liban, depuis quelques mois, est devenu un pays idéal où on ne fume plus du tout car il est strictement interdit de fumer. Les citoyens, en douces brebis, obéissent. Et si par hasard un fumeur est surpris en flagrant délit, il écopera, conformément à la loi numéro 174 du 17 août 2011, d’une contravention de 135000 livres, ou la contre-valeur en monnaie de l’Oncle Sam, soit 90 dollars.
De grâce, Monsieur le ministre, où donc sont ces agents qui pénalisent ceux qui contreviennent à cette loi fantôme? Seuls quelques grands points de vente consacrent un jour par semaine pour les non-fumeurs mais rien n’est respecté dans l’ensemble. La fumée des cigarettes envahit tout, à l’intérieur comme à l’extérieur où elle se mélange à la pollution des voitures.

Nazira A. SABBAGHA

Une bonne nouvelleChaque réveil apporte avec lui un lot de mauvaises nouvelles: des immeubles qui s’effondrent, des ponts qu’on démantèle, l’eau qui manque, l’électricité suspendue au large des côtes qui sentent de plus en plus une odeur de fric et d’essence. Non seulement tout va mal, mais tout risque d’aller encore plus mal. L’immobilier, immobilisé sur un fil illusoire, menace de relâcher, le pouvoir d’achat se contracte, le crédit se détériore... Seule la crise et le trafic se portent comme un charme. Le trafic sur les routes comme celui des aliments et des biens. Chaque matin, on se demande ce qui va encore nous arriver, dans le genre pire que la veille: de la viande avariée, des médicaments contaminés ou tout simplement le réveil d’illuminés qui veulent nous faire avancer à reculons. Dans cet...
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