Nombre de personnalités ont tenu à l’accompagner à l’aéroport de Beyrouth, avant son départ. Parmi lesquelles, le ministre de la Justice, Chakib Cortbawi, représentant le président de la République, Michel Sleiman, le président du Conseil maronite, l’ancien ministre Wadih el-Khazen, à la tête d’une délégation, ainsi que les évêques Roland Abou Jaoudé, Boulos Matar, Samir Mazloum et Camille Zeidan.
À la presse qui l’interrogeait, le patriarche a indiqué qu’il ne rencontrera pas de responsables américains aux États-Unis, mais que sa visite à Saint Louis a pour objectif de donner une conférence, à l’occasion de la fin de l’année universitaire. Il a aussi observé qu’il ne passera pas par le Vatican, à son retour à Beyrouth. Il a précisé à ce propos que la préparation de la visite au Liban du pape Benoît XVI est organisée par un comité mixte regroupant la présidence de la République, les Églises et la nonciature, qui se réunit régulièrement.
Béchara Raï a aussi évoqué la question de confiance accordée au gouvernement présidé par Nagib Mikati et exprimé son soulagement. « Nous avions peur que le gouvernement ne saute. S’il avait sauté, il aurait été difficile d’en former un autre », a-t-il souligné, notant être « conscient du degré de tension au Liban ». Le patriarche n’a pas manqué de dénoncer le niveau du discours politique. « Non seulement nous sommes désolés, mais nous avons honte de la façon avec laquelle les députés se sont adressés les uns aux autres, alors que le pays traverse une profonde crise, et plus particulièrement une grave crise économique », a-t-il indiqué.
Le patriarche a enfin lancé un appel au Parlement et au Conseil des ministres, les invitant à assumer leurs responsabilités, car « la situation est critique pour le pays ». Il a affirmé, concernant la position de Bkerké relative à la proportionnelle, être « avec la loi qui fait l’unanimité des Libanais ». « Il est temps pour les responsables de trouver la meilleure loi, non pas des textes à la mesure de chacun, mais à la mesure du Liban et des Libanais », a-t-il conclu.


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Rappelez-vous, mon Patriarche, que l'Unité Chrétienne est une nécessité, avant tout autre chose, pour aboutir après à l'Entente et l'Unité totale dans le Pays.
11 h 06, le 24 avril 2012