Le président Sleiman et le Premier ministre de la province de Victoria, Ted Baillieu. Photo Dalati et Nohra
De Sydney à Melbourne, il n’y a qu’un peu plus d’une heure de vol, et pourtant les deux villes sont totalement différentes. À Melbourne, plus petite, il n’y a aucun choc visuel et encore moins de dépaysement. Elle ressemble aux villes nord-américaines, comme New York (en bien plus petit) ou Toronto... Ici, la délégation libanaise s’est tout de suite sentie à l’aise, tant tout semble familier. D’ailleurs comme dans toutes les villes cosmopolites, les habitants se caractérisent par leur diversité. C’est en tout cas sur l’aspect multiculturel qu’ont insisté les interlocuteurs de Michel Sleiman, voulant surtout montrer que Melbourne et le Liban ont au moins ce point en commun. À première vue, il ne devrait pas y avoir grand-chose d’autre, car sur le plan de l’ordre, les mesures sont strictes, les chauffeurs ont oublié que les voitures ont des klaxons, et dans le lobby de l’hôtel Grand Hyatt, seule la délégation libanaise fait du bruit, les autres clients restant aussi discrets que les lumières sont tamisées pour respecter l’environnement... C’est peut-être un peu triste, mais la nature le vaut bien...
À peine arrivé, le chef de l’État a entamé des rencontres officielles avec les responsables du Parlement, du Sénat et du gouvernement, ainsi qu’avec le gouverneur de la province de Victoria. Michel Sleiman et la délégation qui l’accompagne ont visité ainsi les sièges du Parlement et du Sénat, ainsi que celui du gouvernement. Les responsables de la province se sont beaucoup informés de la situation du Liban et de la région tout en faisant l’éloge de la communauté d’origine libanaise importante dans la vie économique de la ville. Ils ont tenu à honorer le chef de l’État, appréciant qu’il ait fait le chemin pour venir en Australie, alors que bien peu de dirigeants arabes s’y rendent. Michel Sleiman a prononcé un discours dans lequel il a insisté sur les valeurs d’ouverture dont le Liban est porteur, ajoutant qu’en dépit des turbulences, c’est ce choix qui vaincra immanquablement dans la région, d’autant que la mondialisation et le développement des moyens de communication exigent de plus en plus l’adoption d’un modèle de démocratie consensuelle et participative à la libanaise. Il a aussi estimé que la démocratie ne signifie pas seulement l’alternance au pouvoir, mais aussi le respect et la garantie des libertés. Avec les dirigeants de la province de Victoria, il a donc été aussi question des sujets d’actualité, mais aussi du cas d’une fillette d’origine libanaise, Pamela Abou Sejaan, atteinte d’un cancer et qui a sollicité son aide. Michel Sleiman a annoncé qu’il allait la recevoir pour voir comment l’aider. Cela lui a valu un hommage marqué de la part du Premier ministre de la province de Victoria, Ted Baillieu, qui a aussi multiplié les plaisanteries, ajoutant aussi qu’il adore la nourriture libanaise et qu’il y a d’ailleurs d’excellents restaurants libanais à Melbourne... Vendredi par contre, la dernière journée australienne de Michel Sleiman sera consacrée à la communauté libanaise de Melbourne.
S.H.


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