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Liban

Cri d’alarme de Tammam Salam pour sauver l’hippodrome romain de Beyrouth

Le député libanais Tammam Salam.

Loin de la platitude ou de l’agressivité démagogue de certaines interventions qui ont ponctué la séance matinale, le député Tammam Salam s’est arrêté sur un dossier précis, après avoir dénoncé les « duels vindicatifs » parlementaires : celui de l’hippodrome romain du centre-ville, qui risque sérieusement d’être englouti dans le cadre d’un projet commercial dont la construction est prévue à l’emplacement du site.


Le parlementaire qui a lancé un véritable cri d’alarme a exposé les raisons pour lesquelles ce site doit être maintenu en l’état. Il a mis l’accent sur sa valeur historique et archéologique avant de rappeler les décisions qui avaient été prises par la Direction générale des antiquités puis par les ministres successifs de la Culture – dont lui-même – pour assurer le maintien en l’état du site. Des décisions que le ministre actuel de la Culture a annulées, en autorisant la construction, sur le site, d’un centre commercialo-résidentiel qui intégrera cependant l’hippodrome. « Avons-nous un ministère de la Culture ou s’agit-il en fait d’un ministère du Commerce et de l’investissement immobilier ? » s’est-il indigné, avant de demander à M. Gaby Layoun de revoir sa décision.

 

M. Salam a exhorté le gouvernement de ne pas annihiler l’histoire de Beyrouth, soulignant que des solutions alternatives peuvent être appliquées. Il a notamment expliqué dans ce cadre que la loi portant création de Solidere permet à la société foncière d’indemniser le propriétaire d’un terrain recelant des vestiges archéologiques, en lui octroyant un autre de la même valeur. L’État versera par la suite une compensation financière à Solidere.


Le député a ensuite proposé au gouvernement de solliciter le recours de l’Unesco, ou d’une autre organisation internationale qui s’occupe des vestiges historiques, en faisant valoir que l’importance des sites archéologiques libanais réside dans le fait qu’ils sont inscrits sur la liste du patrimoine international de l’Unesco. M. Salam a conclu en demandant au Premier ministre d’accorder à cette question toute l’attention qu’elle mérite.

Loin de la platitude ou de l’agressivité démagogue de certaines interventions qui ont ponctué la séance matinale, le député Tammam Salam s’est arrêté sur un dossier précis, après avoir dénoncé les « duels vindicatifs » parlementaires : celui de l’hippodrome romain du centre-ville, qui risque sérieusement d’être englouti dans le cadre d’un projet commercial dont la construction est prévue à l’emplacement du site.
Le parlementaire qui a lancé un véritable cri d’alarme a exposé les raisons pour lesquelles ce site doit être maintenu en l’état. Il a mis l’accent sur sa valeur historique et archéologique avant de rappeler les décisions qui avaient été prises par la Direction générale des antiquités puis par les ministres successifs de la Culture – dont lui-même – pour assurer le maintien...
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