Elle a été créée, comme son institution-sœur, le Fonds monétaire international (FMI), en 1944 à la conférence de Bretton Woods (États-Unis). Elle compte aujourd’hui 187 pays membres et son siège est situé à Washington.
À proprement parler, la Banque est composée de deux institutions affiliées : la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et l’Association internationale de développement (IDA).
La première prête aux pays à revenu intermédiaire et aux pays pauvres solvables, comme le Mexique, la Russie, l’Algérie et le Guatemala. La seconde accorde des prêts ou crédits sans intérêt et des dons aux pays les plus pauvres de la planète.
Au 30 juin 2011, la Banque mondiale avait un encours de prêts total de 258 milliards de dollars.
La BIRD mobilise l’essentiel de ses ressources sur les marchés internationaux de capitaux, tandis que l’IDA dépend en grande partie des contributions des plus riches de ses pays membres pour son financement, qui sont renouvelées tous les trois ans.
Environ la moitié de l’aide de l’IDA va à l’Afrique, mais les deux pays qui lui ont emprunté le plus en 2011 étaient le Bangladesh (2,14 milliards de dollars) et l’Inde (2,07 milliards de dollars).
À ces deux entités, s’ajoutent trois institutions pour former le groupe Banque mondiale :
- la Société financière internationale (SFI) qui propose des financements pour stimuler l’investissement privé dans les pays en développement, actuellement dans plus de cent pays. Son portefeuille de prêts s’élevait en 2011 à 48,8 milliards de dollars;
- l’Agence multilatérale de garantie des investissements, qui offre aux investisseurs des garanties contre les pertes associées aux risques non commerciaux dans les pays en développement ;
- le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), qui offre des mécanismes internationaux de conciliation et d’arbitrage des différends liés aux investissements.
La Banque mondiale emploie plus de 9 000 personnes dans le monde entier.

