Ali Chaabane, le cameraman de 32 ans tué le 9 avril 2012 à la frontière libano-syrienne. Anwar Amro/ AFP
Les condamnations exprimées par le chef de l'Etat Michel Sleiman ainsi que par le Premier ministre Nagib Mikati après l'assassinat du cameraman d'Al-Jadeed, Ali Chaabane, ont irrité Damas, rapporte lundi al-Hayat citant des sources ministérielles syriennes.
Selon le quotidien panarabe, l'ambassadeur syrien au Liban, Ali Abdel Karim Ali, et le secrétaire général du comité supérieur libano-syrien, Nasri Khoury, ont rapporté aux responsables libanais que le régime syrien était déçu par leurs réactions et condamnations. Et ce d'autant plus qu'elles précèdent l'enquête judiciaire sur l'affaire du journaliste libanais tué lundi 9 avril par des tirs syriens dans la région de Wadi Khaled à la frontière libano-syrienne.
Le jour de l'incident, Michel Sleiman a demandé à Damas d'ouvrir une enquête et a invité "la partie syrienne à déterminer les responsabilités et à prévenir la répétition de telles attaques à l’avenir". Dans un communiqué, le Premier ministre Mikati a "condamné les tirs provenant du côté syrien (de la frontière) contre l’équipe de journalistes libanais" qui opéraient en territoire libanais.
Pour l'agence officielle syrienne d’information SANA, "l’équipe d’al-Jadeed se trouvait dans une région frontalière exposée aux tirs des groupes terroristes armés contre les gardes-frontières syriens". Le collègue de Ali Chaabane qui se trouvait à ses côtés lors du drame avait accusé explicitement l'armée régulière syrienne d'avoir tiré sur l'équipe de la NTV, rappelle-t-on.
C’est la première fois qu’un journaliste est tué à la frontière entre les deux pays et les réactions, de tous bords, se sont multipliées, depuis lundi, pour condamner la mort d'Ali Chaabane.
Dimanche, le député du Hezbollah, Hassan Fadlallah, a appelé le gouvernement libanais et ses instances judiciaires à mener une enquête "responsable et sérieuse", décrivant Ali Chaabane comme un "martyr de la presse". "L'assassinat d'Ali Chaabane est devenu une cause nationale et a été condamné par toutes les forces politiques au Liban, loin de toute tentative de politisation, ainsi que par l'Etat et le peuple syriens", a rappelé M. Fadlallah. "Nous avons perdu un martyr (en la personne d'Ali Chaabane), un martyr pour nous tous, qui a été élevé dans ces maisons résistantes (du Sud). Nous avons au Liban un ennemi qui attend une opportunité pour attaquer notre pays et notre peuple, un seul ennemi à la frontière sud", a également souligné M. Fadlallah en allusion à Israël.
De son côté, le député Amal, Ali Bazzi, a affirmé que "plusieurs parties ont tenté de tirer avantage du meurtre de Ali", appelant à une enquête rapide. M. Bazzi a en outre mis en garde contre la tentative de "créer un autre ennemi à notre frontière avec la Syrie", et accusé certaines parties de vouloir montrer l'Iran et la Syrie comme des "ennemis de la nation arabe". "A nos frontières, nous n'avons qu'un seul ennemi, Israël", a-t-il martelé.
Les condamnations exprimées par le chef de l'Etat Michel Sleiman ainsi que par le Premier ministre Nagib Mikati après l'assassinat du cameraman d'Al-Jadeed, Ali Chaabane, ont irrité Damas, rapporte lundi al-Hayat citant des sources ministérielles syriennes.
Selon le quotidien panarabe, l'ambassadeur syrien au Liban, Ali Abdel Karim Ali, et le secrétaire général du comité supérieur libano-syrien, Nasri Khoury, ont rapporté aux responsables libanais que le régime syrien était déçu par leurs réactions et condamnations. Et ce d'autant plus qu'elles précèdent l'enquête judiciaire sur l'affaire du journaliste libanais tué lundi 9 avril par des tirs syriens dans la région de Wadi Khaled à la frontière libano-syrienne.
Le jour de l'incident, Michel Sleiman a demandé à Damas d'ouvrir une enquête et a invité "la...



La réponse la plus cinglante au régime de Damas, à son Haut-Commissaire, à M l'Anachronique, patron de l'anachronique Conseil supérieur libano-syrien, au Hezbollah, à Amal et à tous les sbires libanais, grands et petits, du dit régime, sur l'affaire du journaliste-cameraman martyr Ali Chaabane, est venue hier soir de la tv al-Jadeed elle-même -qui l'eût dit, qui l'eût cru ! - dans l'introduction de son bulletin d'information de 20 h. : "La clique d'Assad au Liban, des menteurs, disait-elle, et ils prennent parti pour le voisin et non pour le fils de la maison. Notre équipe a été visée par l'armée syrienne et point au début de la ligne" ! Michel Samaha, Nasser Kandil et Fayez Chokr sont cités comme grandes figures de la dite clique !
12 h 01, le 16 avril 2012