Des milliers d'islamistes ont manifesté vendredi au Caire. KHALED DESOUKI/
La commission électorale égyptienne a annoncé samedi avoir écarté dix des 23 candidats à la présidentielle de mai, mais sans les nommer dans l'immédiat. "La commission a écarté des candidats parce qu'ils ne remplissent pas une ou plusieurs des conditions requises", a indiqué la commission dans un communiqué.
Le secrétaire général de l'instance devra informer les candidats malheureux afin qu'ils puissent faire appel auprès de la commission dans les délais prévus s'ils le désirent, selon le texte qui ne cite aucun nom.
Le président de la commission Farouk Soultan a toutefois affirmé à Reuters que la commission a invalidé la candidature d'Omar Souleimane, ancien chef des services de renseignement égyptien, du candidat des Frères musulmans Khaïrat al-Chater et du salafiste Hazem Salah Abou Ismaïl.
Les candidats disqualifiés ont 48 heures pour faire appel, a-t-on appris de même source.
M. Souleimane, un proche du président déchu Hosni Moubarak, a été disqualifié parce qu'il n'a pas réussi à obtenir les signatures d'électeurs de 15 gouvernorats du pays comme requis par la loi, a affirmé à l'AFP Tarek Aboul Ata, un responsable de la commission.
M. Chater, qui était incarcéré jusqu'en mars 2011, a été écarté en raison d'une loi stipulant que toute personne ayant été condamnée à de la prison doit attendre six ans à partir de la fin de sa peine ou de la date de sa grâce avant de pouvoir retrouver ses droits politiques.
M. Abou Ismaïl ne peut quant à lui être candidat en raison de la nationalité américaine de sa mère. La loi électorale stipule en effet que tout candidat à la magistrature suprême doit être uniquement égyptien, de même que ses parents et son épouse.
Réagissant à cette annonce, le candidat salafiste a promis une "crise majeure". "L'homme qui dirige la commission (électorale) n'a jamais été indépendant. Cette élimination a été décidée par lui et il travaille sous la direction du conseil militaire (au pouvoir)", a dit son avocat Nizar Ghorab à Reuters. "Il va y avoir une crise majeure dans les heures qui viennent", a-t-il ajouté.
Le premier tour du scrutin est prévu les 23 et 24 mai, le second les 16 et 17 juin.
Le secrétaire général de l'instance devra informer les candidats malheureux afin qu'ils puissent faire appel auprès de la commission dans les délais prévus s'ils le désirent, selon le texte qui ne cite aucun nom.
Le président de la commission Farouk Soultan a toutefois affirmé à Reuters que la commission a invalidé la candidature d'Omar Souleimane, ancien chef des services de renseignement égyptien, du candidat des Frères musulmans Khaïrat al-Chater et du salafiste Hazem Salah Abou Ismaïl.
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