Il fut « le médecin des pauvres », l’inlassable combattant au service des causes justes. Il s’en est allé un jour de l’an 2002, mais son souvenir demeure vivace dans nos cœurs, laissant dans notre vie une trace indélébile, politique autant que sociale. Compagnon des grands de ce Liban qu’il a tant aimé, il fut lui aussi grand dans ses prises de position. Albert Moukheiber savait donner sans compter ; jusqu’au bout il fut profondément humain, gardant sa porte ouverte et sa main tendue. Il fut également, il fut surtout fidèle à une ligne de conduite devenue au fil des années « le courant moukheiberiste ». La montagne s’en est allée un jour, fatiguée d’avoir tant porté, ayant gardé jusqu’au bout la voix toujours forte pour dire la liberté, la dignité, la fierté. L’un des tout premiers au Parlement, c’est de cette même voix qu’il avait réclamé un jour le départ des troupes syriennes, quand rares étaient ceux qui osaient parler d’occupation, choisissant plutôt de bénéficier de cette « présence », d’occuper un fauteuil, un strapontin, fut-ce aux dépens de la patrie, de la liberté, de la souveraineté, de la dignité de ses fils. Ce jour-là, le gladiateur chenu avait su trouver les accents qu’il fallait pour dire haut et fort ce que d’autres n’auraient même pas osé penser. Jamais Albert Moukheiber n’aura craint de dire la vérité, n’aura accepté de transiger sur l’essentiel, cette indépendance de la patrie à laquelle il tenait par-dessus tout. En cette date de son départ, il serait juste que nous nous souvenions de lui, nous qui l’avons connu, c’est-à-dire aimé. Et que nous rendions à sa mémoire un hommage qui rarement fut autant mérité, lui dont la foi en la Résurrection n’a jamais flanché.
Il fut « le médecin des pauvres », l’inlassable combattant au service des causes justes. Il s’en est allé un jour de l’an 2002, mais son souvenir demeure vivace dans nos cœurs, laissant dans notre vie une trace indélébile, politique autant que sociale. Compagnon des grands de ce Liban qu’il a tant aimé, il fut lui aussi grand dans ses prises de position.Albert Moukheiber savait donner sans compter ; jusqu’au bout il fut profondément humain, gardant sa porte ouverte et sa main tendue. Il fut également, il fut surtout fidèle à une ligne de conduite devenue au fil des années « le courant moukheiberiste ».La montagne s’en est allée un jour, fatiguée d’avoir tant porté, ayant gardé jusqu’au bout la voix toujours forte pour dire la liberté, la dignité, la fierté. L’un des tout premiers au Parlement,...
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