Il faut que je l’avoue, quitte à sembler nunuche, fleur bleue, bêtement romantique dans un siècle qui ne reconnaît que la suprématie de la machine et non du cœur. Il faut donc que je l’avoue : j’aime le Titanic de James Cameron. Quelle fut ma joie de le revoir en 3D. Oui, je dois l’avouer, j’aime tout dans Titanic. L’ange blond qu’était Léonardo DiCaprio avec sa mèche qui lui tombait sur les yeux bleus. Sa rébellion envers les cadres bien nantis de la société, mais aussi son manque d’aigreur envers cette même société, malgré sa pauvreté (on appelle cela de la classe !). J’aime le désir d’aventure de Jack, son regard qui pétillait en gravissant l’escalier du bateau, sa joie de vivre. J’aime sa romance avec Rose, son aptitude à transformer l’être aimé (on ne rencontre cela qu’une fois dans la vie) ; son honnêteté. J’aime comment Cameron a su transformer le désespoir en grandeur d’âme et a su donner à l’amour ce visage du sacrifice ultime pour l’être aimé. Jack, alias Léonardo di Caprio, est le héros romantique par excellence. Celui chanté par Lamartine, Musset, Hugo ou Vigny. Celui qui brave le monde pour sa belle ; celui que la mort ne tue pas, mais immortalise ; celui qui traverse les âges et les miroirs du temps et ne finira jamais dans les manuels d’histoire, mais dans les plis de la peau humaine. James Cameron a su éclairer sa tragédie par ce visage lumineux, et le drame qui se joue sur le Titanic n’est ni racinien ni cornélien, mais simplement humain. C’est pourquoi il touche tous les hommes. J’aime le Titanic pour sa splendeur, son luxe éphémère, mortel et qui contraste avec l’amour immortel. J’aime enfin le Titanic parce que James Cameron nous fait pénétrer les abysses du souvenir et les profondeurs de l’âme. Enfin, j’aime tout bêtement le Titanic pour sa scène finale. Magnifique, grandiose. Cette scène dans laquelle le spectateur parvient à suivre la caméra du cinéaste et s’infiltrant dans les couloirs du temps, découvre non une épave, mais une « vie »... bouillonnante. On finit par remonter les marches de ce paquebot reconstitué, ressuscité. Ici les cendres, les débris, la mousse et les algues ont disparu pour laisser place à la luxuriance et la brillance. Au haut de cet escalier Jake tend la main à Rose sous les applaudissements de tous les acteurs. Le passé s’efface, se confond avec le présent. L’aventure de James Cameron redevient insubmersible.
Il faut que je l’avoue, quitte à sembler nunuche, fleur bleue, bêtement romantique dans un siècle qui ne reconnaît que la suprématie de la machine et non du cœur. Il faut donc que je l’avoue : j’aime le Titanic de James Cameron. Quelle fut ma joie de le revoir en 3D. Oui, je dois l’avouer, j’aime tout dans Titanic. L’ange blond qu’était Léonardo DiCaprio avec sa mèche qui lui tombait sur les yeux bleus. Sa rébellion envers les cadres bien nantis de la société, mais aussi son manque d’aigreur envers cette même société, malgré sa pauvreté (on appelle cela de la classe !). J’aime le désir d’aventure de Jack, son regard qui pétillait en gravissant l’escalier du bateau, sa joie de vivre. J’aime sa romance avec Rose, son aptitude à transformer l’être aimé (on ne rencontre cela qu’une fois dans...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.