Rechercher
Rechercher

Nos lecteurs ont la parole

Éthique, morale et raison d’État

Par Noha M. GEMAYEL-INGEA
La mondialisation ? Un concept ambigu... tel que pratiqué dans la majorité des cas. Un concept « grimé » de slogans d’humanisme, d’évolution et de modernité dans l’air du temps.
Entremêler sciemment intérêts et valeurs universelles relève de l’imposture. La mondialisation, dans son application actuelle, multiplie des conflits qui demeurent souvent sans issue, provoquant ainsi de très grandes souffrances et une remise den question de l’évolution des peuples.
Les puissants de ce monde se neutralisent les uns les autres dans le but de défendre une hégémonie partagée. Le « rapport de forces » entre États l’exige, dût-il conduire jusqu’à l’impasse.
La mondialisation évolue dans un monde qu’elle voudrait sans mémoire et sans spécificités. Accélérer ainsi l’asservissement du conscient collectif pour l’avènement d’un monde sans visage est une forme de totalitarisme qui impose aux populations un nouveau code d’existence ou plus exactement une façon de vivre, dépourvue d’âme et de références à son passé.
Défigurer les origines d’un peuple, c’est détruire les éléments de base de son devenir. On feint d’oublier ce qu’est l’originel, structure première de l’homme libre. L’humanité de tout un chacun s’exprime à travers ces constantes qui imposent obligatoirement le respect de ce qui fait la « personne ». Elle impose également le droit de vivre sa différence dans le concert des nations, en s’inclinant nécessairement devant les lois que le concept « nation-civisme » implique.
Rien ne peut abolir l’appartenance aux origines, ni empêcher la rencontre des différences, au bénéfice de ce que l’amour universel doit unifier.
Parlant de différences, c’est d’un potentiel de richesses qu’il s’agit de faire fructifier à travers les sensibilités plurielles. Le patrimoine de l’humanité étant un élément évolutif et réceptif aux apports imprévisibles de l’espace-temps, il devient l’élément innovateur de tous les possibles et génère forcément des horizons nouveaux qui sont, en fait, les critères d’une symbiose entre les diverses parties.
L’osmose des diversités est une exigence de l’universel et de l’amour.
L’universel et l’amour ont une âme qui explore nos profondeurs humaines et appellent constamment au respect de l’être humain.
Détruire les structures de sociétés jusqu’à aboutir au nihilisme, sans avoir, de surcroît, à contrecarrer la « vox populi », étouffe tout espoir d’éclosion. En fait, il enraye toute spécificité et tout désir de symbiose et finit par engendrer des citoyens mis au pas, assujettis au suivisme : populations qui « meurent pour n’avoir pas vécu ».
« Dieu est mort, c’est nous qui l’avons tué », avait écrit Nietzsche, tel le constat d’un croyant qui s’ignore.
Cette part de divinité en nous, c’est, en effet, nous qui l’avons éliminée.
L’éthique est une vertu, une objectivité sans réserve et un absolu. Elle devient obligatoirement une force qui rassemble et dont l’exigence première et ultime est l’équité. L’éthique ne se reconnaît pas dans ce faux-semblant, communément appelé « raison d’État » au détriment, par ailleurs, et de la raison et du sens même de l’État. On y a recours pour éviter, dit-on, un surcroît de complications. Aussi, use-t-on souvent de casuistique pour justifier ce genre de comportement aberrant.
Le « jeu » sur le sens des mots relève de la duplicité, laquelle a toujours couvert les compromissions et avantagé des intérêts peu honorables. Il serait souhaitable de trouver une autre appellation à pareilles pratiques, ne serait-ce que par égard pour l’intransigeance de la raison et de l’éthique.
L’équité est et doit devenir un espace de convergence et de conviviabilité entre des croyances diverses et des sociétés à caractères spécifiques. Elles diront alors non, d’une même voix, à la déchéance humaine.
La déchéance humaine est la résultante d’une culpabilité globale et mondiale. Pour mettre fin à ce crime contre l’humanité, Il faut de l’audace et l’audace est l’arme des consciences tranquilles et responsables.
En tant que citoyenne du monde, je fais appel aux consciences des dirigeants de la planète pour qu’elles refusent ensemble, ici et maintenant, cette dégradation des valeurs qui annihile la raison d’être, mission première de l’humain...
Au nom de la gloire de Dieu et de la dignité de son humanité.
La mondialisation ? Un concept ambigu... tel que pratiqué dans la majorité des cas. Un concept « grimé » de slogans d’humanisme, d’évolution et de modernité dans l’air du temps.Entremêler sciemment intérêts et valeurs universelles relève de l’imposture. La mondialisation, dans son application actuelle, multiplie des conflits qui demeurent souvent sans issue, provoquant ainsi de très grandes souffrances et une remise den question de l’évolution des peuples.Les puissants de ce monde se neutralisent les uns les autres dans le but de défendre une hégémonie partagée. Le « rapport de forces » entre États l’exige, dût-il conduire jusqu’à l’impasse.La mondialisation évolue dans un monde qu’elle voudrait sans mémoire et sans spécificités. Accélérer ainsi l’asservissement du conscient collectif...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut