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Liban - Le Commentaire

L’alternative au plan Annan : armer et financer l’opposition

La question imminente qui reste sans réponse en Syrie est celle de savoir si le plan de l’émissaire onusien Kofi Annan réussira à établir un cessez-le-feu, nécessaire pour mettre à exécution les mesures prévues. Parmi ces mesures, rappelons-le, des élections législatives libres et transparentes, ouvertes à divers partis, et dont les résultats doivent paver la voie à une transition calme. Un autre cas de figure envisageable est l’échec de la mission d’Annan, qui suppose de prévoir un plan alternatif.
En réalité, c’est la Russie qui détient la clé de la solution en Syrie, puisqu’elle est seule capable de contraindre le régime actuel à appliquer (ou pas) le plan Annan. Pour que la Russie convienne de la mise en place d’un nouveau régime, ce dernier doit lui être favorable, à l’instar du régime actuel. L’arrivée au pouvoir des Frères musulmans en Syrie encouragerait en effet les groupuscules islamistes en Russie à porter atteinte à la sécurité de la Fédération. Ce ne sont pas de simples déclarations conciliatrices de la part des Frères musulmans qui dissiperont les craintes de la Russie. D’ailleurs, la situation en Égypte illustre les fausses promesses des islamistes.
À cette position russe, comment rétorquent les États-Unis, l’Union européenne et les États arabes ?
Selon des sources diplomatiques, l’ultime solution à la crise en Syrie est la solution politique, en l’occurrence le plan Annan qui bénéficie d’un appui unanime, fut-il seulement apparent. Reste que la solution proposée n’est pas ouverte ad vitam aeternam, comme l’auraient souhaité les Russes. Ces derniers tentent de prolonger les délais fixés, de manière à maintenir leur emprise diplomatique sur la situation (par leur refus d’écarter le président Assad). Il est donc urgent d’aboutir à un accord sur le substitut au président actuel, faute de quoi la Syrie sera entraînée dans l’engrenage des divisions confessionnelles, qui rappellent le schéma irakien. Pareil accord n’est pas impossible, puisque la Russie est consciente du fait que le chaos en Syrie équivaudrait à un service gratuit offert à Israël.
Dans ce contexte, et si le plan Annan n’aboutit pas, la prochaine Conférence des amis de la Syrie prévue à Paris décidera de l’aménagement de corridors humanitaires : la création d’une zone tampon aux frontières turco-syriennes ; la désignation d’une commission chargée de distribuer les armes à l’Armée syrienne libre, en empêchant les groupes fondamentalistes d’en disposer. Pareille décision devrait favoriser les dissidences au sein de l’armée du régime, en renforçant la capacité de l’ASL à affronter l’armée. Les heurts s’intensifiant, Bachar el-Assad sera mis devant une alternative : le désistement pour mettre un terme au bain de sang, sans quoi il devra assumer l’entière responsabilité d’une guerre civile destructrice dont personne ne peut prévoir ni la durée ni l’ampleur.
C’est ce plan qui tente de neutraliser l’appui qu’apporte la Russie au régime de Damas. Plus précisément, les États-Unis ont eux aussi une carte à jouer, qui devrait contrebalancer le veto russe, celle de l’armement et du financement de l’ASL, de manière à provoquer un conflit dont la responsabilité incombera au seul président syrien. Pour l’instant, c’est la mise en œuvre du plan Annan qu’il faut attendre...
La question imminente qui reste sans réponse en Syrie est celle de savoir si le plan de l’émissaire onusien Kofi Annan réussira à établir un cessez-le-feu, nécessaire pour mettre à exécution les mesures prévues. Parmi ces mesures, rappelons-le, des élections législatives libres et transparentes, ouvertes à divers partis, et dont les résultats doivent paver la voie à une transition calme. Un autre cas de figure envisageable est l’échec de la mission d’Annan, qui suppose de prévoir un plan alternatif. En réalité, c’est la Russie qui détient la clé de la solution en Syrie, puisqu’elle est seule capable de contraindre le régime actuel à appliquer (ou pas) le plan Annan. Pour que la Russie convienne de la mise en place d’un nouveau régime, ce dernier doit lui être favorable, à l’instar du régime actuel....
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N'importe quel plan est voue a l'echec. Le regime partira et Bashar avec. Bon debarras!

Pierre Hadjigeorgiou

06 h 47, le 05 avril 2012

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Commentaires (1)

  • N'importe quel plan est voue a l'echec. Le regime partira et Bashar avec. Bon debarras!

    Pierre Hadjigeorgiou

    06 h 47, le 05 avril 2012

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