Recevant à Bickfaya une délégation de la commission parlementaire chinoise des Affaires étrangères, M. Gemayel a effectué avec ses interlocuteurs un tour d’horizon des principaux sujets de l’heure, en particulier de la situation en Syrie. Le chef des Kataëb a invité la Chine à « jouer un plus grand rôle dans la région et à défendre le plan de règlement de la crise proposé par la Ligue arabe auprès des instances internationales ».
« La Chine peut renoncer au veto et lancer une initiative diplomatique susceptible de mettre fin rapidement à la tragédie syrienne », a-t-il affirmé.
Le leader Kataëb s’est dit inquiet de l’impact que peut avoir la prolongation de la crise en Syrie sur l’infrastructure de ce pays qui rendrait difficile, par la suite, son relèvement économique.
Sur un plan plus personnel, M. Gemayel s’est plu à évoquer avec ses interlocuteurs ses liens d’amitié avec le Dr Georges Hatem, qui fut des années durant le médecin personnel de Mao Tsé Toung. Une statue du Dr Hatem trône sur la place publique à Hammana, son village natal. Son neveu faisait partie de la délégation chinoise.
De son côté, le chef de la délégation parlementaire chinoise a affirmé qu’il est faux de penser que la Chine « appuie ou protège le régime syrien ». Il a affirmé que Pékin ne se tient aux côtés d’aucun des deux camps, mais agit conformément à la Charte de l’ONU et des principes constants de son action, comme le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d’un autre pays. Il a donc appelé à un règlement rapide de la crise, par la voie du dialogue et du compromis, tout en apportant son appui à l’initiative de Kofi Annan.


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