Une condamnation officielle française des « incursions » des forces syriennes en territoire libanais remet au premier plan les inquiétudes de Paris sur une implication de Beyrouth dans le conflit intérieur en Syrie malgré les efforts du gouvernement Mikati de ne pas se laisser entraîner dans les événements dramatiques de son voisin de l’Est. Dans son point de presse d’hier, le porte-parole du Quai d’Orsay a déclaré : « Nous condamnons évidemment ces incursions, cet usage continu, massif et quotidien de la violence qui chaque jour apporte son lot de dizaines de victimes et qui rend d’autant plus nécessaire le travail d’unification de l’opposition syrienne et la mise en œuvre des dispositions qui ont été adoptées à New York à travers l’adoption de la déclaration présidentielle de la semaine dernière du Conseil de sécurité des Nations unies. C’est tout l’enjeu de la mission que mène actuellement M. Kofi Annan. Non seulement nous condamnons cette incursion des forces de répression syriennes au Liban, mais nous rappelons également notre attachement à la sécurité et à l’intégrité territoriale du Liban. C’est important de le rappeler dans les circonstances actuelles », a-t-il insisté. De source diplomatique française on apprend que, malgré la confiance placée par la France dans la capacité du gouvernement libanais à rester en marge des événements de Syrie, on peut craindre que des incidents à la frontière syro-libanaise comme ceux d’avant-hier et la répétition des manifestations pro et antisyriennes à Beyrouth ne provoquent un jour de sérieux incidents entre les parties libanaises qui soutiennent la révolution syrienne et celles qui restent fidèles à Damas. En conséquence et officieusement, ajoute cette source, la diplomatie française ne cesse d’appeler Nagib Mikati et les responsables de ses services à redoubler de vigilance pour que perdure la « neutralité » libanaise vis-à-vis de la situation explosive en Syrie.
Une condamnation officielle française des « incursions » des forces syriennes en territoire libanais remet au premier plan les inquiétudes de Paris sur une implication de Beyrouth dans le conflit intérieur en Syrie malgré les efforts du gouvernement Mikati de ne pas se laisser entraîner dans les événements dramatiques de son voisin de l’Est.Dans son point de presse d’hier, le porte-parole du Quai d’Orsay a déclaré : « Nous condamnons évidemment ces incursions, cet usage continu, massif et quotidien de la violence qui chaque jour apporte son lot de dizaines de victimes et qui rend d’autant plus nécessaire le travail d’unification de l’opposition syrienne et la mise en œuvre des dispositions qui ont été adoptées à New York à travers l’adoption de la déclaration présidentielle de la semaine dernière...
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