Les affrontements entre milices rivales ont fait près de 50 morts en trois jours dans la région de Sebha, la quatrième ville de Libye dans le sud du pays, a-t-on appris hier de source médicale. Les heurts entre anciens combattants anti-kadhafistes et miliciens toubous ont gagné le centre de Sebha, la capitale du Fezzan, a précisé Ibrahim Misbah, un médecin de l’hôpital régional. Ces affrontements soulignent les difficultés que rencontrent les nouvelles autorités libyennes à s’imposer dans le pays plus de cinq mois après la mort de Mouammar Kadhafi. Un responsable du ministère de l’Intérieur a annoncé l’envoi lundi dans la région de 300 soldats afin de tenter de ramener le calme. Trois cents autres militaires ont quitté Tripoli mardi pour leur prêter main-forte. Les combats d’abord localisés autour de l’aéroport, dans les faubourgs de la ville, se sont déplacés vers le centre, où des tireurs embusqués toubous sèment la terreur, a rapporté un combattant local. Les heurts auraient éclaté après la tentative de vol d’une voiture appartenant à un milicien de Sebha par des combattants toubous, a précisé Mousa al-Koni, représentant des Toubous au sein du Conseil national de transition (CNT). Le chef des Toubous, Issa Abdelmajid Mansour, a dénoncé hier un plan de « nettoyage ethnique » visant sa tribu, brandissant pour la première fois la menace séparatiste. « Nous annonçons la réactivation du Front toubou pour le salut de la Libye (FTSL, mouvement d’opposition sous l’ancien régime) pour protéger les Toubous d’un nettoyage ethnique, et s’il le faut, nous allons demander une intervention internationale et œuvrer pour un État comme le Soudan du Sud », a-t-il ainsi déclaré. Issa Abdelmajid Mansour, un ex-opposant au régime de Mouammar Kadhafi, avait annoncé la dissolution de son mouvement après la chute de l’ancien régime en août. Les Toubous, à la peau noire, qui vivent à cheval sur la Libye, le nord du Tchad et du Niger, avaient réfuté à plusieurs reprises des aspirations séparatistes.
Les affrontements entre milices rivales ont fait près de 50 morts en trois jours dans la région de Sebha, la quatrième ville de Libye dans le sud du pays, a-t-on appris hier de source médicale. Les heurts entre anciens combattants anti-kadhafistes et miliciens toubous ont gagné le centre de Sebha, la capitale du Fezzan, a précisé Ibrahim Misbah, un médecin de l’hôpital régional. Ces affrontements soulignent les difficultés que rencontrent les nouvelles autorités libyennes à s’imposer dans le pays plus de cinq mois après la mort de Mouammar Kadhafi.Un responsable du ministère de l’Intérieur a annoncé l’envoi lundi dans la région de 300 soldats afin de tenter de ramener le calme. Trois cents autres militaires ont quitté Tripoli mardi pour leur prêter main-forte.Les combats d’abord localisés autour de...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.