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Nos lecteurs ont la parole

Le legs de l’autocrate

Par Pierre PARKER
J’ai répondu un jour à l’appel du devoir
Incombant à l’aîné de mon prédécesseur
Car de tous les chemins qui mènent au pouvoir
C’est parfois le destin qui fait le dictateur.

J’ai hérité d’une terre, d’un peuple et d’un parti
Et je garde en mémoire cette foule qui m’acclame
Ils avaient l’air sincères, ces hommes et ces femmes
Qui sans avoir voté semblaient m’avoir choisi.

Mais voici qu’un orage ébranle mon quotidien
Quand surgit une fronde puis une rébellion
Ceux qui m’ovationnaient réclament ma démission
Et m’acculent à défendre le trône qui m’appartient.

Autour de moi, les miens redoublent d’acharnement
Ils abattent et châtient sans l’ombre d’un remords
Et infligent au plus faible la raison du plus fort
Pour avoir contesté les privilèges d’un clan.

Quand pourtant je pensais régner paisiblement
Dans un ordre instauré par les crimes de mon père
Sans printemps il est vrai mais aussi sans hiver
Mon miroir me renvoie l’image d’un tyran.
J’ai répondu un jour à l’appel du devoirIncombant à l’aîné de mon prédécesseurCar de tous les chemins qui mènent au pouvoirC’est parfois le destin qui fait le dictateur. J’ai hérité d’une terre, d’un peuple et d’un partiEt je garde en mémoire cette foule qui m’acclameIls avaient l’air sincères, ces hommes et ces femmesQui sans avoir voté semblaient m’avoir choisi.Mais voici qu’un orage ébranle mon quotidienQuand surgit une fronde puis une rébellionCeux qui m’ovationnaient réclament ma démissionEt m’acculent à défendre le trône qui m’appartient.Autour de moi, les miens redoublent d’acharnementIls abattent et châtient sans l’ombre d’un remordsEt infligent au plus faible la raison du plus fortPour avoir contesté les privilèges d’un clan.Quand pourtant je pensais régner...
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