Des membres de l'ASL, en janvier, à Qousseir, dans la province de Homs. /
Le chef de l'Armée syrienne libre (ASL), composée de militaires dissidents, a annoncé samedi à l'AFP la création d'un Conseil militaire regroupant également les forces du général Moustapha Al-Cheikh, l'officier dissident le plus haut gradé.
Joint par téléphone en Turquie, le colonel Riad Assaad a affirmé que ce Conseil "est une étape pour garantir l'unité des troupes et des forces armées (de l'opposition) sur le sol syrien". "Nous déclinons toute responsabilité quant (aux actes) de toute organisation extérieure", a-t-il ajouté.
Jeudi dernier, l'ASL a annoncé avoir mis en place un Conseil militaire pour Damas et sa région.
L'annonce est intervenue alors que les affrontements entre l'armée régulière et l'ASL ont récemment gagné la capitale et pris de l'ampleur.
Sur le terrain, la militarisation se fait de plus en plus évidente.
Des combats "très violents" ont ainsi eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi entre soldats et dissidents dans la région de Damas, a affirmé à l'AFP Mohammad al-Chami, un militant sur place.
Selon lui, des explosions et des tirs ont résonné dans une grande partie de la province et jusque dans certains quartiers de la capitale. Et des rassemblements nocturnes anti-régime se sont tenus dans plusieurs villes du pays, en particulier à Damas et dans les localités voisines de Douma et Artouz.
Pour la journée de samedi, les violences ont fait au moins 20 morts, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), dont 10 civils tués dans les bombardements à Homs et à Qousseir (centre) et quatre soldats tués dans la province de Hassaka (nord-est).
Dans la province de Hama (centre), les forces gouvernementales bombardaient au mortier et à la mitrailleuse lourde la localité de Qalaat al-Madiq, que l'armée tente de prendre depuis deux semaines, a rapporté l'OSDH.
Ces violences interviennent au lendemain de l'adoption de nouvelles sanctions de l'Union européenne.
L'épouse, la mère, la soeur et la belle-soeur de M. Assad figurent parmi les 12 nouvelles personnes frappées d'une interdiction de voyager en Europe et d'un gel de leurs avoirs. Au total, 126 personnes "associées à la répression" ou qui "soutiennent le régime" sont désormais visées par ces mesures, ainsi que 41 sociétés.
Les sanctions européennes, mais également américaines, ne parviennent cependant pas à infléchir le régime qui bénéficie sur le plan international de l'appui fondamental de la Chine et de la Russie.
Pour tenter de faire cesser les violences qui ont fait plus de 9.100 morts depuis un an, l'émissaire de la Ligue arabe et de l'ONU, Kofi Annan, doit se rendre dimanche en Russie puis mardi en Chine. M. Annan doit rencontrer dimanche à Moscou le président russe Dmitri Medvedev et son chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov.
L'émissaire international doit également se rendre mardi et mercredi en Chine pour y rencontrer "des dirigeants", selon le ministère chinois des Affaires étrangères. La visite était prévue initialement ce week-end, mais le ministère n'a pas donné la raison de ce changement de programme.
La Russie et la Chine ont bloqué deux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant la répression en Syrie mais ces pays ont voté mercredi une déclaration à l'ONU appelant à la fin des violences et exhortant le président Assad ainsi que ses opposants à "appliquer immédiatement" le plan Annan.
Ce plan prévoit un arrêt des violences par toutes les parties, l'acheminement de l'aide humanitaire et la libération de toutes les personnes détenues arbitrairement.
Face à l'ampleur des violences et de la répression, les Etats-Unis ont annoncé que les Syriens présents sur le territoire américain pourraient y rester après l'expiration de leur visa.
Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition a par ailleurs invité samedi les divers courants de l'opposition à se réunir lundi à Istanbul pour définir des "objectifs communs" en vue d'une conférence internationale sur la Syrie, après l'apparition de profondes divergences parmi les opposants.
Toujours en Turquie, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, rebelles kurdes de Turquie) a mis en garde Ankara, un ancien allié de Damas désormais très critique, contre toute intervention armée en Syrie, où vit également une importante minorité kurde.
Enfin, les deux journalistes turcs portés disparus depuis près de deux semaines en Syrie sont sains et saufs, a affirmé le dirigeant d'une organisation caritative islamiste turque, qui a précisé mener des négociations pour qu'ils puissent rentrer.
Jeudi dernier, l'ASL a annoncé avoir mis en place un Conseil militaire pour Damas et sa région.L'annonce est intervenue alors que les affrontements entre l'armée régulière et l'ASL ont récemment gagné la capitale et pris de l'ampleur.
Sur le terrain, la militarisation se fait de...



Il peuvent s'unir et se désunir autant de fois qu'ils veulent. La seule solution est politique et donc s'assoir autour d'une table pour se mettre d'accord sur les modalités des urnes. Ceux qui parlent "d'Iskat en-nizam", peuvent émigrer vers la Lybie ou l'Egypte qui étaient dirigés par des dictateurs pro occidentaux, ou peut-être aussi continuer à la couler douce dans les hôtels turques aux frais de la princesse arabe à laquelle il n'est pas permis de conduire une automobile ou même un chameau.
10 h 36, le 25 mars 2012