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Nos lecteurs ont la parole

Les lecteurs ont voix au chapitre

Les droits de la Libanaise

 

Excellent article d’Anne-Marie el-Hage (L’Orient-Le Jour du samedi 10 mars 2012) à propos d’une réalité hélas triste. La femme libanaise, considérée comme représentant une deuxième catégorie de citoyennes, celles qui doivent êtres soumises à des misogynes qui leur refusent leurs droits fondamentaux. Honte à ce pays qui se veut la Suisse du Moyen-Orient, à ce pays qui se veut démocratique, qui soi-disant prône la coexistence et le respect de l’autre ! Honte à ce pays que nous les émigrés aimons de toutes nos forces, mais craignons d’y revenir à cause de nos politiciens pourris et de leur lois moyenâgeuses !
La femme au Liban doit être soumise à un État qui ne la reconnaît même pas en tant que citoyenne de plein droit. Un État qui lui permet d’être battue, abusée, humiliée, violée, et lui refuse le droit de demander justice face à ces exactions. Au nom de quoi refuse-t-on de donner des droits d’égalité à la Libanaise ? Au nom de la religion ?
Nos chers faiseurs de loi n’ont-ils pas une mère, une épouse, une sœur, une fille ?
Rappelons-leur que c’est cette femme-là à qui on refuse l’égalité qui les a mis au monde.

Lili MATTA

Trésors de l’histoire

 

La Russie a son or jaune, l’Europe a son or blanc, les pays nordiques ont leur or bleu, la péninsule Arabique a son or noir...
Notre or à nous est puisé dans six mille ans d’histoire, un or qu’il est difficile d’exploiter et encore plus difficile à préserver. Preuve en est le démantèlement d’un site historique, trésor inestimable : l’hippodrome romain de Beyrouth que, par une simple signature, un ministre, un ministre de la Culture qui plus est, se prépare à condamner. Les gratte-ciel, Monsieur le Ministre, et autres complexes résidentiels peuvent être construits n’importe où, dans les déserts aussi bien que dans les vallées sans histoire. Mais l’histoire, la nôtre, celle qui a laissé des témoignages de son existence, elle, ne se reconstruit pas.

Dolly TALHAMÉ

 

À toutes les mamans du monde

 

Les mots ne prouveraient pas votre valeur
Ni votre labeur,
J’ai pris trop de temps pour écrire le premier vers
Car je n’accepte que du parfait pour la plus chère
Vous résumez le mot femme et la définition d’une mère.
C’est vous qui m’avez offert les plus belles tendresses
Et les gestes de caresses
C’est vous qui m’avez aimée du fond du cœur,
Vous. Mon bonheur.
Je n’étais pas peut-être la fille idéale,
Mais vous étiez à chaque minuit mon étoile préférée.
J’espère qu’un jour je pourrai offrir la moitié
De ce que vous m’avez offert dans le passé.
Bonne fête à toutes les mamans du monde
Spécialement à ma maman.

Vanessa EPHREM

Nos échangeurs

 

Si un échangeur autoroutier est un système de bretelles permettant de s’engager sur une voie rapide ou sur une autoroute ou de les quitter pour prendre une autre autoroute ou une route ordinaire, chez nous et depuis quelques années, chaque nouvel échangeur constitue pour nous un sujet d’étonnement ; au lieu d’éviter un croisement et de prendre les voies concernées, il est devenu la cause principale de nos maux. Le plus scandaleux bien sûr restera celui de Nahr el-Mott : là, pour aller vers Sinn el-Fil, et avec cette maudite bretelle au milieu, il suffit d’hésiter un bref instant pour causer un grave accident . Que dire encore du pont de Jal el-Dib, démantelé récemment laissant un grand vide à sa place, avec des voitures qui passent tantôt à droite et tantôt à gauche. L’ancienne place, bouclée par des blocs de béton, est devenue elle aussi un parking géant. À la hauteur du pont d’Antélias, si vous ne virez pas immédiatement après le pont à droite, vous raterez votre destination à Naccache et vous continuerez vers Dbayé. Que dire enfin de Fayadieh, d’où on peut déboucher n’importe où sauf à son point de destination ?
De grâce, Messieurs les urbanistes, cessez de faire des boucles et trèfles au dessin compliqué. Étudiez bien les plans avant de les exécuter.

Nazira A. SABBAGHA

Le retour de la barbarie

 

Est-on revenu au temps de l’esclavage et de la barbarie ?
C’est à croire que oui en regardant sur une chaîne locale les photos prises par un passant devant le consulat d’Éthiopie.
Est-ce permis, cette sauvagerie ? On ne traiterait pas un animal de cette façon, les chiens domestiques sont mieux traités et chouchoutés.
Et le plus désolant, c’est que le responsable de cette agression passe à la télé pour assurer que c’est pour le bien de la jeune fille...
Attendons la suite et voyons ce que la justice va faire, en priant qu’il y en ait une.

Sally TRABOULSI

« Rien qui vaille la peine » ?...

 

À Monsieur le ministre du Tourisme qui a estimé que « 185 tonnes de viandes avariées ne représentent qu’une petite partie de la consommation quotidienne du Liban », j’aimerais juste préciser – et pas besoin d’être un génie en maths pour le constater – que ces 185 tonnes, soit 185 000 000 grammes, représentent, à raison d’une consommation minimale de 200 grammes par personne, 925 000 personnes, soit près du quart de la population libanaise.
Alors, s’il considère qu’il n’y a là « rien qui vaille la peine d’être signalé », je me demande s’il faut décimer la population entière du Liban pour que ça commence à valoir la peine d’être signalé.
Pour un ministre du Tourisme, le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’est pas vraiment la manière idéale d’attirer des touristes dans ce pauvre pays, d’autant que ce sont ces derniers, en général, qui pâtissent en premier des empoisonnements alimentaires, les Libanais étant, un tant soit peu, partiellement immunisés contre les bactéries et les germes du fait de leur côtoiement régulier dans leur vie de tous les jours.

André HADDAD

Les droits de la Libanaise
 
Excellent article d’Anne-Marie el-Hage (L’Orient-Le Jour du samedi 10 mars 2012) à propos d’une réalité hélas triste. La femme libanaise, considérée comme représentant une deuxième catégorie de citoyennes, celles qui doivent êtres soumises à des misogynes qui leur refusent leurs droits fondamentaux. Honte à ce pays qui se veut la Suisse du Moyen-Orient, à ce pays qui se veut démocratique, qui soi-disant prône la coexistence et le respect de l’autre ! Honte à ce pays que nous les émigrés aimons de toutes nos forces, mais craignons d’y revenir à cause de nos politiciens pourris et de leur lois moyenâgeuses ! La femme au Liban doit être soumise à un État qui ne la reconnaît même pas en tant que citoyenne de plein droit. Un État qui lui permet d’être battue, abusée,...
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