Le recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, s'est exprimé aujourd'hui mardi 21 mars aux côtés du grand rabbin de France, Gilles Bernheim (centre), et du responsable du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Richard Prasquier, après l'iditification du suspect des tueries de Toulouse et Montauban, un homme se revendiquant de la mouvance d'el-Qaëda. Les trois hommes ont mis en garde contre tout amalgame entre ces agissements et l'islam, la deuxième religion de France. Jacques Demarthon/AFP
Dès l'annonce que le suspect des tueries de Toulouse se réclamait d'el-Qaëda et du jihadisme, les leaders musulmans et politiques français ont mis en garde contre tout amalgame, à l'exception de l'extrême droite, accusée de vouloir en tirer un bénéfice électoral.
"Ces actes sont en contradiction totale avec les fondements de cette religion", a déclaré Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman (CFCM). "Les musulmans de France sont offensés par cette revendication d'appartenance à cette religion", a-t-il ajouté.
Le recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a estimé qu'il ne faut "pas d'amalgame entre la religion musulmane à 99,9% pacifique, citoyenne, responsable, non violente et tout à fait intégrée dans notre pays et puis ces minimes petites franges de gens décidés à faire un mal atroce". Le nombre de musulmans en France est estimé à au moins 4 millions.
Les responsables musulmans ont été reçus en début de matinée par le président Nicolas Sarkozy en compagnie de leurs homologues juifs.
"Notre venue ensemble" montre "une chose capitale: il est absolument exclu de faire l'amalgame entre ce personnage et la mouvance islamiste jihadiste, el-qaëdiste qu'il représente et l'islam de France, qui est une religion comme toutes les autres religions", a dit le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Richard Prasquier.
A l'issue de cette rencontre, Nicolas Sarkozy a appelé à ne "céder ni à l'amalgame ni à la vengeance". "Le terrorisme ne parviendra pas à fracturer notre communauté nationale", a-t-il souligné.
Comme Nicolas Sarkozy, la plupart des candidats à la présidentielle des 22 avril et 6 mai, dont la campagne sur le terrain avait été de fait mise entre parenthèses depuis lundi, ont fait avant tout part de leur soulagement. Le socialiste François Hollande a espéré que l'opération en cours "se dénoue dans les meilleurs délais pour mettre un terme à une angoisse insupportable".
A rebours de ces appels à la concorde, la candidate du Front national (extrême droite) Marine Le Pen a déclaré que "l'homme qui a tué est un homme qui se considérait musulman avant d'être Français" et que le "risque fondamentaliste avait été sous-estimé" en France. "Des groupes politico-religieux se développent face à un certain laxisme. Il faut maintenant mener cette guerre contre des groupes politico-religieux fondamentalistes qui tuent nos enfants chrétiens, nos jeunes hommes chrétiens, nos jeunes hommes musulmans et les enfants juifs, il y a deux jours", a-t-elle ajouté.
Marine Le Pen, qui plafonne dans les sondages autour de 17% loin derrière Nicolas Sarkozy et François Hollande, était restée discrète depuis la fusillade de lundi, accusée par certains, comme le centriste François Bayrou et le candidat de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon, d'avoir renforcé un climat d'intolérance en France.
Jusqu'à l'identification du principal suspect, une des pistes les plus souvent évoquées était celle de crimes racistes et antisémites commis par un adepte des discours de l'ultra-droite.
Pour Mme Le Pen, "tous ceux qui ont essayé de profiter politiquement de ces assassinats sont disqualifiés".
"L'extrême droite cherche à surfer sur la situation", a répliqué François Bayrou tandis que le parti de M. Mélenchon a dénoncé les "charognards du Front national".
Depuis la fusillade de lundi, les états-majors s'interrogent sur l'impact de ces événements dans la campagne. Jusqu'ici la sécurité, sur laquelle la droite est jugée plus crédible que la gauche, n'était pas la priorité des électeurs. La question est de savoir si le président candidat, donné nettement battu par François Hollande au second tour de l'élection, va tirer profit de l'arrestation du tueur et de sa position de garant de l'unité nationale.
"Ces actes sont en contradiction totale avec les fondements de cette religion", a déclaré Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman (CFCM). "Les musulmans de France sont offensés par cette revendication d'appartenance à cette religion", a-t-il ajouté.
Le recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a estimé qu'il ne faut "pas d'amalgame entre la religion musulmane à 99,9% pacifique, citoyenne, responsable, non violente et tout à fait intégrée dans notre pays et puis ces minimes petites franges de gens décidés à faire...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
oh putain les erreurs de frappe...dyslexie sénile...pardon...
12 h 20, le 22 mars 2012