Royal Romance (Julliard) est publié sept ans après le dernier livre du romancier franco-belge, Trois jours chez ma mère, couronné par le Goncourt en 2005. Souvent taxé de retardataire chronique, François Weyergans est un perfectionniste qui veut « prendre son temps pour écrire », dit-il à l’AFP.
Auteur de douze romans avant celui-ci, en quelque quarante ans, il a également été lauréat du Renaudot en 1992 pour La Démence du boxeur. Membre de l’Académie française, il est le seul à avoir reçu ces deux prix prestigieux.
François Weyergans est écrivain, c’est toute sa vie. C’est aussi celle de son héros, Daniel Flamm. Comme l’auteur, il connaît les affres de la création, les livres qu’on n’arrive pas à terminer, les Salons du livre, les prix littéraires, les voyages, les rencontres improbables, les souvenirs qui vous
brûlent.
« J’ai une histoire à raconter, dit Daniel. Je ne peux plus la garder pour moi. » Cette histoire, c’est celle de Justine, l’attachante héroïne du livre, jeune actrice québécoise lumineuse, fantasque et passionnée, de plus de vingt ans sa cadette. Comme il l’écrit, « l’auteur en fut personnellement amoureux ».
« Ce livre, c’est une histoire d’amour qui se déroule des deux côtés de l’Atlantique sur plusieurs années. Les héros se retrouvent, s’aiment avec fougue, par intermittence, puis échangent SMS et cassettes enregistrées. Les mots qu’ils s’écrivent ou se disent, de loin, occupent une place primordiale », explique l’auteur de 70 ans.
Tout commence par une relation innocente et réputée sans conséquences. Daniel Flamm en a l’habitude. Mais il a oublié qu’on ne sait jamais jusqu’où mènera un coup de foudre.
(« Royal Romance » – François Weyergans – Julliard – 206 p. – 19 euros – sortie le 22 mars)


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