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Culture - Festival Al-Bustan

Buenos Aires reine du «Tango Metropolis»

Avec « Tango Metropolis », le tango n’est plus « une pensée triste qui se danse » comme l’affirmait Ernesto Sabato. Mais un hommage haut en couleur à Buenos Aires, la ville des bons vents.

Des couples de danseurs en totale harmonie. Photo Farès Jammal

Cinq couples de danseurs virtuoses dans un show déclinant les différentes facettes du tango. Voilà ce qu’a présenté, au cours du week-end, la compagnie Tango Metropolis à travers son spectacle éponyme à grand succès.
Une revue alternant, sur les sonorités mêlées du tango nuevo et classique, de traditionnels duos de couples et des danses de groupe à la chorégraphie plus
contemporaine.
Au son d’un quintet mené par le bandonéoniste et compositeur Daniel Binelli – concepteur avec les chorégraphes Claudio Hoffmann et Pilar Alavarez de ce spectacle – ont ainsi défilé une succession de tableaux où modernité et nostalgie, sensualité et rire, mélancolie et impertinence, lenteur et vivacité dessinent les contours, passés et présents, d’une ville indéniablement liée au tango : Buenos Aires. Une mégapole tentaculaire, cosmopolite, au charme entêtant, qui devient dans ce « Tango Metropolis » le théâtre de rencontres inquiétantes, amoureuses et parfois cocasses, tout en restant le sanctuaire de cette danse de couple et de bal née au début du XXe siècle dans ses
faubourgs.
Une Buenos Aires contemporaine en première partie de ce spectacle, lequel s’enclenche de manière très théâtrale par un sujet et une mise en scène évoquant la comédie musicale West Side Story. Car, faisant émerger des profondeurs de la nuit et sur une musique grinçante une faune de personnages nocturnes et de jeunes loubards, en blousons de cuir et bonnets noirs sur la tête qui, en pas de deux, solos et mouvements d’ensemble, jeu de jambes en ciseaux et regards intenses, vont commencer par exprimer la violence de la rue et le désenchantement... Avant que l’intrusion de l’amour, rencontré chez le clan adverse des filles, ne balaie de ses... bons vents les couples qui se forment. Les faisant tourbillonner, silhouettes imbriquées, jambes entrecroisées, pas glissants, pirouettes et sauts ouvrant grandes les jupes en corolles, au gré d’un tempo moins saccadé et plus fluide.
Puis une Buenos Aires du début du siècle dernier, en deuxième partie. Qui commence, elle, par de sympathiques danses sketches évoquant les cafés et milongas d’antan où allaient s’encanailler tout aussi bien la société bourgeoise que les aventuriers de tous poils (hilarante scène de danse-lutte entre une vieille rombière et un gigolo qui tente de lui dérober son sac à main) avant de se poursuivre en revue, façon Broadway, des différents types de tangos, milongas et valses présentés dans une succession de tenues glamours et chatoyantes.
Entre les deux, de séduisants intermèdes purement musicaux interprétés par les cinq très bons musiciens de la compagnie (piano, basse /harmonica, bandonéon, guitare et violon), alignés en fond de scène, en costume noir et nœuds papillon. Et qui de la Cumparsita réinterprétée sur différents tempos aux compositions nouvelles de Daniel Binelli, en passant par quelques morceaux célèbres du répertoire de Piazolla mais aussi un morceau de percussion pure sur trois tambours – visant sans doute à rappeler ce que cette danse doit à la rythmique afro –, vont célébrer la ville des bons vents et du tango avec panache et poésie.
Et faire de ce spectacle mélangeant les genres et les atmosphères un « show » attractif pour un large public !
Cinq couples de danseurs virtuoses dans un show déclinant les différentes facettes du tango. Voilà ce qu’a présenté, au cours du week-end, la compagnie Tango Metropolis à travers son spectacle éponyme à grand succès.Une revue alternant, sur les sonorités mêlées du tango nuevo et classique, de traditionnels duos de couples et des danses de groupe à la chorégraphie plus contemporaine.Au son d’un quintet mené par le bandonéoniste et compositeur Daniel Binelli – concepteur avec les chorégraphes Claudio Hoffmann et Pilar Alavarez de ce spectacle – ont ainsi défilé une succession de tableaux où modernité et nostalgie, sensualité et rire, mélancolie et impertinence, lenteur et vivacité dessinent les contours, passés et présents, d’une ville indéniablement liée au tango : Buenos Aires. Une mégapole...
commentaires (3)

Si on chante uniquement pour soi, pas de problème. Mais lorsqu'on chante et on mêle de la politique partisane avec, il faut s'attendre, et légalement, à des sarcasmes et de la critique. Une constatation ! Je voudrais qu'à l'OLJ on en tienne compte. Merci de publier.

SAKR LEBNAN

07 h 28, le 20 mars 2012

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Commentaires (3)

  • Si on chante uniquement pour soi, pas de problème. Mais lorsqu'on chante et on mêle de la politique partisane avec, il faut s'attendre, et légalement, à des sarcasmes et de la critique. Une constatation ! Je voudrais qu'à l'OLJ on en tienne compte. Merci de publier.

    SAKR LEBNAN

    07 h 28, le 20 mars 2012

  • Pour saluer le nouveau président de la troisième République en dansant il y'aura aussi toute la communauté sunnite Saad Hariri en tete les deux tiers des chretiens presides par Samir Geagea Dory Chamoun Amin Gemayel et 90 pour cent des druzes en tete Walid Jumblat,ils seront tous la pour le recevoir....en dansant

    Sursock Georges

    05 h 00, le 20 mars 2012

  • - - Je vous invite à vous toutes et a tous de danser un Criminal Tango ou au moins , écouter cette merveilleuse très belle et très sensuelle musique qui vous fera du bien , au lieu de rester tendus et énervés comme quelques-uns ICI qui ont (Z) oublié de vivre ou de sourire à la vie qui est si belle .. Laissez la politique de côté vous ne la changerez pas , les forts sont la pour rester jusqu'aux législatives de 2013 qui nous di-t-on , leur donne une avance très confortable ce qui viendra prolonger leur présence aux affaires au son d'une comparsita qui sera jouée par les musiciens de l'excellente garde présidentielle pour saluer le nouveau président de la troisième République en dansant pour lui souhaiter la bienvenue au Palais une seconde fois .... !!!!

    JABBOUR André

    14 h 40, le 19 mars 2012

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