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Nos lecteurs ont la parole

Les lecteurs ont voix au chapitre

Tendance moutonnière

 

Dans un pays qui regorge de talents, de volonté d’innovation et de désir de changement, il est triste de voir toujours l’arrivée au pouvoir des mêmes personnes aux idées fixes héritées de la vieille génération. Même pour les récentes manifestations concernant le livre d’histoire, il est regrettable de voir brandis les drapeaux d’avant et d’après-guerre. Il est tout aussi désolant de voir les mêmes leaders ou même, plus grave, certains jeunes sans idées nouvelles, obéissant comme des moutons de Panurge à leurs aînés . Le temps est peut-être venu de repenser l’écriture de l’histoire. Elle ne peut plus continuer comme si la discipline n’avait pas été happée par les citoyens désorientés dans le brouhaha mémoriel. Les historiens actuels veulent imaginer un troisième moment de l’histoire de la nation, qui viserait à l’insérer dans un tissu de relations internationales à l’influence déterminante oubliant que c’est tout un pays qui a brûlé durant la guerre, tout un peuple avec ses dix-neuf confessions qui a été sacrifié. Toutes nos résistances ne sont que milices et acteurs communautaires pragmatiques, qui voulaient à leur façon changer le visage du Liban, mais n’ont pas réussi à détruire cette mosaïque. Contentons-nous alors, même divisés aujourd’hui, de raconter l’histoire du Liban jusqu’en 1975. Peut-être que les générations futures, une fois qu’elles fêteront vraiment le printemps un 21 mars et non un 8 ou 14, seront enfin convaincues de ce nouveau tissu social qui optera pour un minimum de neutralité.

Antoine SABBAGHA

L’histoire, sans bastonnade

 

L’jistoire c’est « l’âme des peuples », disait André Siegfried. Et beaucoup se damneraient pour être cités ne fusse que dans une seule phrase de l’histoire de leur pays. Mais la question demeure : quelle genre de citation leur réservent les manuels ? Car de cela dépend le jugement des générations à venir. Plusieurs pays, pour se construire, sont passés par des guerres civiles. Les États-Unis d’Amérique, l’Espagne, etc., mais ils ont fini par écrire leur histoire.
Nous pourrions peut-être puiser dans leur expérience pour élaborer nos manuels scolaires sans avoir recours aux bastonnades dont nous fûmes témoins le week-end dernier.

Dolly TALHAMÉ

Francophonie ?

 

Je trouve inadmissible que les films passant au centre Abraj soient sous-titrés seulement en arabe. Ayant fait part de mon dépit à la direction, il me fut répondu, comme une évidence, que ces films arrivent de Dubaï. Et le public francophone alors ?...

Lina DAHER

Tendance moutonnière
 
Dans un pays qui regorge de talents, de volonté d’innovation et de désir de changement, il est triste de voir toujours l’arrivée au pouvoir des mêmes personnes aux idées fixes héritées de la vieille génération. Même pour les récentes manifestations concernant le livre d’histoire, il est regrettable de voir brandis les drapeaux d’avant et d’après-guerre. Il est tout aussi désolant de voir les mêmes leaders ou même, plus grave, certains jeunes sans idées nouvelles, obéissant comme des moutons de Panurge à leurs aînés . Le temps est peut-être venu de repenser l’écriture de l’histoire. Elle ne peut plus continuer comme si la discipline n’avait pas été happée par les citoyens désorientés dans le brouhaha mémoriel. Les historiens actuels veulent imaginer un troisième moment...
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