Carla Bruni-Sarkozy, épouse du président sortant, et Valérie Trierweiler, compagne du socialiste François Hollande. Jewel Samad et Patrick Kovarik/AFP
A l'approche de la présidentielle française, dont le premier tour est prévu le 22 avril, le rôle des compagnes des candidats est passé au crible dans un nouveau livre*, "Valérie, Carla, Cécilia, Bernadette et les autres, en campagne"*, de la journaliste Constance Vergara.
Au premier rang des compagnes de candidats figurent bien sûr Carla Bruni-Sarkozy, épouse du président sortant, et Valérie Trierweiler, compagne du socialiste François Hollande.
Valérie Trierweiler, journaliste de 47 ans, divorcée et mère de trois adolescents, a fait des études de sciences politiques, avant de se lancer dans une carrière de journaliste. Quand elle entre à Paris-Match, en 1989, on lui confie la mission de suivre la gauche. Elle finira par rencontrer François Hollande. Une idylle naît, qui fait exploser le couple François Hollande-Ségolène Royal.
C'est en octobre 2010 et dans les colonnes de Gala, magazine people, que François Hollande a officialisé sa liaison avec la journaliste. "Nous sortons au théâtre, au cinéma, chez des amis. Nous n'éprouvons pas le besoin d'une exposition médiatique, pas plus que d'une absolue discrétion. Nous ne nous mettons pas en scène. Nous vivons pleinement ensemble", déclare-t-il, rendant un hommage à "la femme de [s]a vie".
Etant donné sa relation avec le politicien socialiste, Valérie Trierweiler doit, à son grand regret, lâcher la rubrique politique pour se voir confier les critiques littéraires.
Pas suffisant, toutefois, pour dégager la politique de la vie de la journaliste. Aujourd'hui, Valérie Trierweiler a un bureau (le 306) au QG de campagne de François Hollande et elle multiplie les tweets pour commenter ou relayer les propos du candidat socialiste vers ses quelque 15.000 "followers" (abonnés). Mais Constance Vergara, l'auteure de "Valérie, Carla, Cécilia, Bernadette et les autres, en campagne", assure : "Elle ne sera pas une Cécilia (seconde épouse de Sarkozy, ndlr) bis".
"Si Valérie et Carla se défendent d'être engagées dans la campagne, la presse française et internationale les oppose déjà, pointant le rôle que chacune s'attribue auprès du candidat", poursuit Constance Vergara.
En ce qui concerne Carla Bruni, qui se disait "épidermiquement de gauche" en juin 2008, elle annonçait en 2011 être "ultrasarkozyste".
Pourrait-elle modeler son image pour améliorer la cote du candidat Sarkozy, lui a demandé Constance Vergara. "Non, je ne crois pas qu'il y ait de changement possible de mon image. Les Français le savent et cela sonnerait faux".
"J'ai déjà fait tout mon possible pour adapter mon comportement depuis le début, par respect pour la fonction de mon mari", poursuit l'ex-mannequin et chanteuse, mère de la petite Giulia Sarkozy. "Je veux dire que je n'ai pas mis mon petit short en vinyle depuis très longtemps !", plaisante-t-elle.
Cette semaine, les compagnes de Nicolas Sarkozy et François Hollande partagent un même mécontentement quant à l’exploitation de leur image par la presse.
L'épouse du président de la République a ainsi demandé aux médias de "respecter le droit à la vie privée" après la publication, notamment dans l'édition de jeudi de Paris-Match, de photos la montrant en compagnie de sa fille Giulia, cinq mois.
"Certains médias ont jugé bon de publier des photographies prises à mon insu par des paparazzi", écrit Carla Bruni-Sarkozy sur son site internet. "Ceci est habituel. Mais dans le cas présent, quelques clichés laissent entrevoir le visage de ma fille. Je tiens à préciser que ceci a été réalisé sans aucune forme de consentement de ma part. Je déplore toute utilisation faite de l'image de mes enfants ainsi que toute communication d'informations concernant leur intimité".
Valérie Trierweiler, elle, avait pris la semaine dernière une initiative similaire, protestant contre le traitement que lui avait réservé Paris-Match, pourtant son employeur, en publiant en "une" et sans la prévenir, sa photo sous le titre "Valérie, l'atout charme de François Hollande".
"Bravo à Paris Match pour son sexisme en cette journée des droits de la femme. Pensées à toutes les femmes en colère", avait écrit le jeudi 8 mars Valérie Trierweiler sur son compte Twitter.
Les compagnes en campagne pourraient peut-être partager plus que ce mécontentement à l'égard de la presse. Selon Jean-Louis Beaucarnot, généalogiste et auteur du livre "Le Tout-politique", Carla Bruni-Sarkozy et Valérie Trierweiler seraient cousines et auraient pour ancêtre commun, un certain Antoine Baratin.
*"Valérie, Carla, Cécilia, Bernadette et les autres, en campagne" - Constance Vergara - Tallandier - 172 pages.
Au premier rang des compagnes de candidats figurent bien sûr Carla Bruni-Sarkozy, épouse du président sortant, et Valérie Trierweiler, compagne du socialiste François Hollande.
Valérie Trierweiler, journaliste de 47 ans, divorcée et mère de trois adolescents, a fait des études de sciences politiques, avant de se lancer dans une carrière de journaliste. Quand elle entre à Paris-Match, en 1989, on lui confie la mission de suivre la gauche. Elle finira par rencontrer François Hollande. Une idylle naît, qui fait exploser le couple François...

