L’ordre basilien salvatorien a protesté hier avec la dernière énergie contre le rapt temporaire de son supérieur général, l’archimandrite Jean Faraj, par quatre individus circulant à bord d’une Jeep.
L’enlèvement s’est produit alors que le dignitaire religieux rentrait chez lui, le soir, à Terbol, près de Zahlé.
Les quatre malfaiteurs ont tiré sur la voiture de l’archimandrite, une Mercedes, dont ils ont troué le pare-brise, pour le forcer à s’arrêter.
Après avoir été conduit dans la région de Baalbeck, l’archimandrite Faraj a été relâché sur une route secondaire. Les bandits ont exigé 5 000 dollars pour lui restituer son véhicule.
Le Conseil supérieur grec-catholique s’est élevé contre cette agression qui vise, a-t-il souligné, « un symbole religieux et un haut responsable de la communauté grecque-catholique », et exigé que tout soit fait pour que les bandits soient arrêtés et punis.
Un Syrien libéré
Le commandement de l’armée, lui, a eu la main heureuse, et est parvenu à arrêter les trois ravisseurs d’un ressortissant syrien, Abdel Mouin Awwam (39 ans), qui avait été enlevé lundi, dans la Békaa. Pour le libérer, les malfaiteurs ont demandé qu’une rançon de 75 000 dollars leur soit versée.
Des contacts intensifs et des analyses des communications téléphoniques ont permis à l’armée d’identifier, en quelques heures, les ravisseurs. Ces derniers ont été arrêtés chez eux, à Choueifat, où se trouvait également l’otage. Les ravisseurs sont deux Libanais, Hussein Mokdad et Ahmad Jalouan et un Palestinien, Louay Daoud Abdallah.


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Plus besoin de faire trop d'effort pour retrouver les malfaiteurs. Autrefois, il fallait chercher dans les camps Palestiniens (Sabra, Chatila, Dbayé, etc...) aujourd'hui dans ceux du Hezbollah (Baalbeck Da7yé etc...).
06 h 25, le 14 mars 2012