Marine Le Pen avait déclaré à plusieurs reprises qu'elle n'était pas sûre d'obtenir ces 500 parrainages et avait accusé les "grands partis" de faire pression sur les élus pour l'écarter de la course à la présidentielle française. Joel Saget/AFP
La candidate de l'extrême droite à la présidentielle française, Marine Le Pen, dispose des 500 parrainages d'élus nécessaires pour pouvoir entrer dans la course à l'Elysée, ont indiqué mardi à l'AFP des sources au sein de son parti, le Front national (FN).
"Je viens de l'avoir au téléphone. Elle me l'a confirmé", a également déclaré le président du comité de soutien de Marine Le Pen, l'avocat Gilbert Collard, sur la chaîne publique France 2.
Marine Le Pen avait déclaré à plusieurs reprises qu'elle n'était pas sûre d'obtenir ces 500 parrainages et avait accusé les "grands partis" de faire pression sur les élus pour l'écarter. La date limite pour soumettre ces signatures d'élus au Conseil constitutionnel est fixée à vendredi.
Marine Le Pen est créditée de 16% au premier tour du scrutin prévu le 22 avril, en troisième position derrière les deux favoris, le socialiste François Hollande et le président sortant Nicolas Sarkozy. Le second tour aura lieu le 6 mai.
La candidate de l'extrême droite paie auprès des 38.000 élus -parlementaires, maires, conseillers départementaux... - susceptibles de la parrainer le faible ancrage municipal de son parti et sa réputation sulfureuse, héritée de son père Jean-Marie Le Pen. Celui-ci a été condamné à plusieurs reprises par les tribunaux, notamment pour incitation à la discrimination raciale ou complicité de contestation de crime contre l'humanité. Depuis 1981, il avait toujours pu rassembler les parrainages nécessaires pour se présenter, mais souvent à la dernière minute.
Cette règle des 500 signatures doit permettre d'éviter les candidatures fantaisistes, mais elle pénalise les partis qui n'ont pas beaucoup d'élus locaux.
Parallèlement, le président sortant Sarkozy passe pour la toute première fois devant François Hollande, dans les intentions de vote au 1er tour de scrutin, selon un sondage paru mardi.
Le président sortant, donné invariablement 2e depuis plusieurs mois, est crédité de 28,5% des intentions de vote, contre 27% pour François Hollande, selon ce sondage Ifop fiducial effectué pour plusieurs médias. En revanche, le candidat socialiste est toujours donné largement gagnant au 2e tour devant le président sortant, à 54,5% contre 45,5%.
"C'est un tournant (...) mais un tournant nuancé puisqu'il marque la fin de ce qui était une exception sous la Ve République, à savoir un président sortant devancé au premier tour", a commenté pour l'AFP Frédéric Dabi (Ifop). "C'est un peu un retour à la normale".
Même si les spécialistes de l'opinion assurent généralement qu'un événement ne se traduit pas dans les sondages avant une semaine, M. Dabi a vu dans cette enquête un effet des annonces de M. Sarkozy ces derniers jours d'une émission télévisée et d'un meeting dimanche devant plusieurs dizaines de milliers de sympathisants et militants.
Entré en campagne le 15 février, le président-candidat Nicolas Sarkozy avait livré la semaine dernière un mea culpa remarqué sur les écarts qui ont plombé sa popularité. Il avait également dévoilé une série de propositions, notamment la création d'un impôt sur les bénéfices des grands groupes et la réduction par deux du nombre d'immigrés autorisés à entrer chaque année en France.
Il a également menacé de retirer la France de l'espace Schengen si les accords de libre circulation ne sont pas révisés pour lutter plus efficacement contre l'immigration clandestine. Toujours dans le domaine européen, le président a prôné un protectionnisme de nature à favoriser les entreprises produisant en Europe.
"Il marque la réussite, pour l'instant, de la stratégie de droitisation et d'assèchement de l'électorat du Front national suivie par Nicolas Sarkozy", a jugé M. Dabi, soulignant que "jamais Marine Le Pen n'a été aussi basse dans notre sondage".
"Je viens de l'avoir au téléphone. Elle me l'a confirmé", a également déclaré le président du comité de soutien de Marine Le Pen, l'avocat Gilbert Collard, sur la chaîne publique France 2.
Marine Le Pen avait déclaré à plusieurs reprises qu'elle n'était pas sûre d'obtenir ces 500 parrainages et avait accusé les "grands partis" de faire pression sur les élus pour l'écarter. La date limite pour soumettre ces signatures d'élus au Conseil constitutionnel est fixée à vendredi.
Marine Le Pen est créditée de 16% au premier tour du scrutin prévu le 22...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine