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Liban

Mikati : La situation au Liban est « bonne », nul ne doit en douter

Le chef du gouvernement affirme que le projet de manuel d’histoire a été « retiré du débat ».
« Le Libanais est arrivé à un point où il doute de tout. Il vit dans une peur constante et ne parvient pas à croire que la situation est bonne. » Ce constat optimiste, le Premier ministre Nagib Mikati l’a répété plus d’une fois hier lors d’un point de presse au Grand Sérail.
« La situation au Liban est bonne et nos relations sont bonnes avec les États occidentaux et arabes, y compris la Syrie. En dépit des grandes pressions que nous subissons, nous avons pu, grâce à notre attachement à l’unité nationale et à un travail assidu dans tous les domaines, vaincre les difficultés », a déclaré M. Mikati.
Interrogé sur les informations selon lesquelles il aurait eu dernièrement un entretien orageux avec l’ambassadeur de Syrie à Beyrouth, Ali Abdel Karim Ali, il a dit : « Cela n’est pas vrai. L’ambassadeur a posé les problèmes à sa façon diplomatique. Certes, je comprends le point de vue syrien, tout comme je comprends le point de vue occidental. Tout cela accroît les pressions sur nous au sein du gouvernement. Cependant, en tant que Premier ministre du Liban, je représente le point de vue libanais et je cherche à préserver la stabilité et la sécurité dans mon pays », a-t-il souligné.
Selon lui, l’armée libanaise « prend les mesures adéquates au sujet du trafic d’armes en direction de la Syrie, mais il ne faut pas minimiser le rôle des marchands d’armes ». D’autre part, a-t-il poursuivi, « il y a des exagérations au sujet des réfugiés syriens au Liban. Il y a une semaine, près de 7 000 Syriens sont arrivés dans la région frontalière près de Qaa. Une enquête a été menée auprès d’eux pour connaître les causes de leur déplacement. Ils ont répondu qu’ils avaient perdu leurs logements. Nous avons contacté les autorités syriennes qui leur ont assuré d’autres logements, ce qui leur a permis de regagner leur pays ».
Au sujet de la crise syrienne, M. Mikati a dit : « Tout ce que je souhaite, c’est que le bain de sang s’arrête. Comment ? Il revient aux Syriens d’en décider. »
Sur la cellule salafiste découverte par l’armée libanaise dans ses rangs, le Premier ministre a indiqué que l’affaire est actuellement aux mains de la justice militaire. « Cette cellule avait des intentions de sabotage. Elle agissait entre le Liban-Nord et les camps palestiniens, mais cela n’a aucun rapport avec la question syrienne », a-t-il précisé.
Interrogé sur le projet de loi en cours d’élaboration pour établir les clôtures de comptes pour les dépenses des années précédentes, M. Mikati a indiqué qu’une équipe travaille actuellement sur ce dossier pour parvenir à une solution. « Si nous arrivons à mettre au point au plus vite la formule souhaitée, nous la soumettrons au Conseil des ministres de (demain) mercredi. Sinon, ce sera pour la séance d’après », a-t-il dit.
« Tout le monde est conscient de la situation politique dans la région. À l’ombre de cette situation, nous devons prendre en compte les priorités intérieures, à commencer par le maintien de la stabilité. Toute question interne, si elle est envisagée sous l’angle du défi, pourra avoir des conséquences sur cette stabilité », a-t-il souligné, laissant ainsi entendre qu’il souhaite une solution rapide et consensuelle au dossier financier.
Interrogé sur l’incident qui s’est produit samedi lors de la manifestation des étudiants Kataëb et PNL contre le projet de manuel d’histoire en cours d’examen, le chef du gouvernement a réitéré ses « regrets » pour ce qui s’est passé. « Ce qui est certain, c’est que je n’approuverai un nouveau manuel d’histoire que s’il fait l’unanimité des Libanais. Il n’y aura pas de manuel qui serait considéré par une partie des Libanais comme étant inique à son égard », a-t-il dit. À la question de savoir si le projet a été retiré du débat, il a répondu : « Oui, il a été retiré du débat. »
À signaler par ailleurs que M. Mikati a reçu hier au Grand Sérail l’ambassadeur de Grande-Bretagne à Beyrouth, Tom Fletcher.
« Le Libanais est arrivé à un point où il doute de tout. Il vit dans une peur constante et ne parvient pas à croire que la situation est bonne. » Ce constat optimiste, le Premier ministre Nagib Mikati l’a répété plus d’une fois hier lors d’un point de presse au Grand Sérail.« La situation au Liban est bonne et nos relations sont bonnes avec les États occidentaux et arabes, y compris la Syrie. En dépit des grandes pressions que nous subissons, nous avons pu, grâce à notre attachement à l’unité nationale et à un travail assidu dans tous les domaines, vaincre les difficultés », a déclaré M. Mikati.Interrogé sur les informations selon lesquelles il aurait eu dernièrement un entretien orageux avec l’ambassadeur de Syrie à Beyrouth, Ali Abdel Karim Ali, il a dit : « Cela n’est pas vrai....
commentaires (1)

La criminalité augmente, les scandales font rages et le Liban a coté et au bord d'une guerre, Mais a part cela, Madame la marquise, tout va très bien, tout va très bien!

Pierre Hadjigeorgiou

04 h 59, le 13 mars 2012

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Commentaires (1)

  • La criminalité augmente, les scandales font rages et le Liban a coté et au bord d'une guerre, Mais a part cela, Madame la marquise, tout va très bien, tout va très bien!

    Pierre Hadjigeorgiou

    04 h 59, le 13 mars 2012

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