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Liban

Cinquante familles de Homs se réfugient au Liban après le massacre

Une famille de réfugiés syriens dans la Békaa. Afif Diab/Reuters

Cinquante familles syriennes, ayant fui la ville de Homs ces dernières 48 heures après avoir eu vent du « massacre » de femmes et d’enfants, se sont réfugiées à Tripoli, au Liban-Nord, a indiqué à l’AFP un militant syrien sur place, Ahmad Moussa, porte-parole du comité des réfugiés syriens au Liban. « Les gens sont épuisés, ils n’ont rien apporté avec eux », a-t-il précisé.
Selon lui, les familles sont arrivées à travers la Békaa, à la frontière est du Liban avec la Syrie, et à travers la région de Wadi Khaled au nord. « Des centaines de familles ont fui Homs dans la nuit, notamment du quartier de Karm el-Zeitoun, par crainte de nouveaux massacres par les forces du régime » et « beaucoup ont passé la nuit en plein air », selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).
Une cinquantaine de corps de femmes et d’enfants ont été retrouvés dans la ville de Homs, un « massacre » attribué hier par l’opposition aux forces du régime et par les autorités syriennes à des « gangs terroristes ».
Selon le Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR), quelque 2 000 réfugiés syriens sont arrivés au Liban depuis une semaine pour fuir la répression de la révolte par le régime syrien, notamment dans la région de Homs. Au total, plus de 7 000 réfugiés syriens ont été enregistrés au Liban par le HCR depuis un an.

Aide aux blessés
Non seulement des familles, mais des blessés également continuent de franchir la frontière. Ces derniers trouvent refuge au Liban parce que les hôpitaux syriens n’arrivent plus à fournir une aide médicale appropriée à leurs patients et pour fuir aussi les exactions des autorités syriennes qui poursuivent les opposants jusque dans les hôpitaux.
Des informations, relayées par l’agence locale al-Markaziya, font état du transfert d’un certain nombre d’officiers supérieurs syriens vers des hôpitaux à Beyrouth. Un autre blessé syrien, A.M., originaire du village d’Ara jouxtant la localité libanaise d’Arsal, a été admis dans un hôpital du Liban-Nord, après avoir réussi à passer la frontière.
Le blessé Diab S., grièvement blessé par l’explosion d’une mine antipersonnel en territoire syrien, a d’autre part été admis dans un des hôpitaux du Akkar, après avoir été aidé à passer la frontière.
Tard dans la nuit de dimanche à lundi, la Croix-Rouge libanaise avait transporté une dizaine de blessés, entrés au Kaa, vers des hôpitaux du Liban-Nord.
Cinquante familles syriennes, ayant fui la ville de Homs ces dernières 48 heures après avoir eu vent du « massacre » de femmes et d’enfants, se sont réfugiées à Tripoli, au Liban-Nord, a indiqué à l’AFP un militant syrien sur place, Ahmad Moussa, porte-parole du comité des réfugiés syriens au Liban. « Les gens sont épuisés, ils n’ont rien apporté avec eux », a-t-il précisé.Selon lui, les familles sont arrivées à travers la Békaa, à la frontière est du Liban avec la Syrie, et à travers la région de Wadi Khaled au nord. « Des centaines de familles ont fui Homs dans la nuit, notamment du quartier de Karm el-Zeitoun, par crainte de nouveaux massacres par les forces du régime » et « beaucoup ont passé la nuit en plein air », selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).Une...
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