Le conflit entre l’héritière de L’Oréal Liliane Bettencourt et sa fille Françoise Meyers, à l’origine d’une saga judiciaire qui a ébranlé la majorité en France, est terminé, assure la seconde dans un entretien au magazine Le Monde.
Ce conflit entamé en 2007, à la mort d’André Bettencourt, mari de Liliane, a débouché sur une rafale de procédures dans lesquelles sont notamment poursuivis l’ex-ami de la milliardaire François-Marie Banier, son ex-gestionnaire de fortune Patrice de Maistre, l’ex-ministre UMP Éric Woerth, le procureur de Nanterre Philippe Courroye, le patron des services de renseignements Bernard Squarcini et des journalistes. Selon Françoise Meyers, Liliane Bettencourt, classée par Forbes cette année deuxième fortune de France avec 18 milliards d’euros, a renoncé à contester en cassation son placement sous tutelle ordonné le 17 octobre dernier et confirmé en appel. Me Jean-René Farthouat, qui soutenait ce pourvoi, a été écarté, dit Françoise Meyers. « Ma mère a effectivement souhaité pour plusieurs raisons mettre fin à sa mission, et elle l’a d’ailleurs confirmé au juge des tutelles. La moindre des choses est de respecter ses décisions », dit-elle.
Par ailleurs, le contentieux déclenché par l’affaire et concernant les fonds détenus dans des paradis fiscaux et dissimulés au fisc français est refermé, assure Françoise Meyers. « Les choses ont été régularisées et nous y avons veillé », poursuit-elle dans le magazine publié hier. Des promesses avaient été faites afin de rapatrier les capitaux évadés en France. Le fisc réclamait 108 millions à l’héritière, mais Françoise Meyers ne précise pas si tout a été payé. Mme Meyers refuse de se prononcer sur les suites politiques de l’affaire.


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