Le Premier ministre conférant avec l’ambassadeur de France. Photos Dalati et Nohra
« Nous n’avons aucunement évoqué la situation en Syrie », a assuré l’ambassadeur Pietton en réponse à une question d’un journaliste, avant de quitter le Sérail.
Nagib Mikati avait auparavant reçu le président de la commission parlementaire des Finances et du Budget, Ibrahim Kanaan, avec lequel il a planché, selon ce dernier, sur le dossier financier en général, le budget et la clôture des comptes. « Je lui ai transmis mon point de vue, ainsi que celui, constitutionnel et financier, du bloc du Changement et de la Réforme, et nous attendons des mesures concrètes, aussi bien constitutionnelles que légales, pour régler ce problème », a dit le député Kanaan à l’issue de l’entretien. « Nous ne demandons pas de compromis, ni le gouvernement ni les Libanais en veulent, et à partir de cela, nous nous sommes retrouvés autour de dénominateurs communs », a-t-il ajouté.
Interrogé sur la réaction à venir des ministres aounistes, Ibrahim Kanaan a répondu : « Les négociations se poursuivent. Notre position est claire concernant tout projet qui ne respecterait pas la Constitution, d’autant qu’il s’agit d’années financières closes. Il n’est pas demandé aujourd’hui d’ouvrir des crédits supplémentaires pour ces exercices financiers passés, mais de faire une clôture des comptes selon les règles. C’est ce qui doit se faire et c’est au gouvernement, même, d’exiger cela », a-t-il insisté.
Parmi les autres visiteurs du Sérail : le ministre du Travail Sélim Jreissati, l’ancien ministre Yaacoub Sarraf, le président de la Caisse des déplacés Fady Aramouny, et le chef des renseignements de l’armée Edmond Fadel.


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