Mais les interrogations sont nombreuses. Beaucoup de propriétaires se demandent s’il faut vendre ou pas. Même perplexité chez les personnes à la recherche d’un appartement qui veulent savoir si les prix vont baisser ou non. Ainsi, les ménages, moins confiants dans l’avenir, préfèrent différer leurs projets d’achat. Cette frilosité est compréhensible et il est normal, dans le contexte actuel, de se poser des questions. Comme la fin 2011, le début 2012 commence doucement. De ce fait, à court terme, le marché immobilier va rester inchangé. La stagnation est encore trop récente pour que les choses évoluent négativement.
Actuellement, chaque camp maintient ses positions, c’est-à-dire les vendeurs ne veulent pas baisser leurs prix et les acheteurs prennent leur temps dans l’attente d’une meilleure opportunité. Évidemment, il y a toujours des exceptions avec des prix au rabais de 10 à 20 %, mais elles sont rares et concernent des logiques très individuelles dans le cas où un investisseur chercherait à revendre son bien au plus vite, quitte à ne pas obtenir le meilleur prix.
Si ces occasions sont possibles dans le résidentiel, elles sont plus rares sur le plan foncier. La situation actuelle n’a pas encore fait fléchir les propriétaires, qui gardent leur optimisme. Il est vrai qu’à long terme, ils ont raison. Mais à ce jour, les données sont différentes. Ainsi, les promoteurs n’arrivent plus à trouver des parcelles pour de futurs projets. Tant que les prix des appartements n’auront pas suivi l’inflation du foncier, il sera de plus en plus difficile pour eux d’acquérir de nouveaux terrains à moins de rogner sur leurs marges de profit ou de réduire leur coût de construction. Par défaut, certains s’orientent vers de nouveaux quartiers moins séduisants. Ainsi, les prix du foncier font du surplace dans les beaux quartiers alors qu’ils continuent d’augmenter progressivement dans des secteurs autrefois restés en marge de la dynamique immobilière.
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