Le groupe assure qu'il s'engage à protéger les données personnelles de ses utilisateurs.
Le géant de l'Internet Google a mis en œuvre jeudi de nouvelles règles de confidentialité, qui lui permettent de regrouper des informations issues de services autrefois séparés.
"Notre nouvelle politique de confidentialité entre en service aujourd'hui, le 1er mars", écrit le groupe américain sur son blog. "Et bien que nous ayons mis en œuvre la plus importante campagne d'information de notre histoire en direction de nos utilisateurs pour expliquer ces changements, nous savons qu'ils ont suscité beaucoup de bruit et de confusion", poursuit Google, qui tente de rassurer ses utilisateurs en présentant une nouvelle fois sa réforme.
Face aux critiques, le groupe a assuré qu'il s'engageait à protéger les données personnelles de ses utilisateurs. Les internautes devront toutefois accepter la nouvelle charte de confidentialité pour continuer à utiliser leurs comptes. Selon ces nouvelles règles, Google pourra regrouper les informations provenant de plusieurs services, autrefois séparés, et disposer ainsi d'une vision globale des utilisateurs. Concrètement, la refonte entraîne la fusion de quelque 60 règles d'utilisation en une seule, destinée à régir la quasi totalité des produits Google, comme la messagerie électronique Gmail ou le réseau social Google+.
Cette réforme a suscité de vives critiques de la part d'associations de consommateurs ou de protection de la vie privée. En France, la Commission nationale informatique et liberté (CNIL) a demandé mardi à Google de reporter la mise en œuvre de cette refonte, soulignant que "la formulation des nouvelles règles et la possibilité de combiner des données issues de différents services soulevaient des inquiétudes et des interrogations sur les pratiques réelles de Google".
"Avec les nouvelles règles, Google pourra suivre et associer une grande partie des activités des internautes, grâce à des produits comme Android, Analytics ou ses services de publicité", a estimé la CNIL.
La CNIL a rappelé "que Google représente plus de 80% du marché européen des moteurs de recherche, environ 30% du marché européen des smartphones, 40% du marché mondial de la vidéo en ligne et plus de 40% du marché mondial de la publicité en ligne".
Le responsable de Google, Peter Fleischer, a affirmé en réponse avoir "à plusieurs reprises proposé au cours des derniers mois à la CNIL de les rencontrer afin de répondre aux questions qu'ils pouvaient avoir" et être "toujours ouvert à cet échange". "Nous sommes convaincus que nous avons trouvé un juste équilibre" avec les différentes recommandations de l'Union européenne: ""rationaliser et simplifier" nos politiques tout en fournissant "une information complète" aux utilisateurs", a assuré M. Fleischer.
En mars 2011, la CNIL a infligé une amende de 100.000 euros à Google pour avoir collecté des données privées à travers son programme controversé Street View.
Mercredi, un groupement d'associations de consommateurs européens et américains, le Trans-Atlantic Consumer Dialogue (TACD) a lui aussi tenté de faire fléchir le géant de l'Internet, jugeant dans un courrier adressé à Google que la mise en œuvre de cette réforme serait une "erreur".
"Notre nouvelle politique de confidentialité entre en service aujourd'hui, le 1er mars", écrit le groupe américain sur son blog. "Et bien que nous ayons mis en œuvre la plus importante campagne d'information de notre histoire en direction de nos utilisateurs pour expliquer ces changements, nous savons qu'ils ont suscité beaucoup de bruit et de confusion", poursuit Google, qui tente de rassurer ses utilisateurs en présentant une nouvelle fois sa réforme.
Face aux critiques, le groupe a assuré qu'il s'engageait à protéger les données personnelles de ses utilisateurs. Les internautes devront toutefois accepter la nouvelle charte de confidentialité...


