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À La Une - Reportage

Les rebelles syriens manquent de tout pour aider Homs

Munitions, armes lourdes, nourriture, médicaments...

Un soldat de l'armée syrienne libre (ASL) à Qousseir, à une quinzaine de kilomètres de Homs, bastion de la rébellion syrienne contre le régime de Bachar el-Assad. A Qousseir, les combattants anti-régime manquent de tout. Gianluigi Guercia/AFP

Ils manquent de munitions et n'ont quasiment aucune arme lourde, nourriture et médicaments s'épuisent lentement. Mais les rebelles syriens poursuivent leur guerre d'embuscade autour de la ville rebelle de Homs, pilonnée par les chars de l'armée gouvernementale.

 

Homs (centre de la Syrie) est le symbole de la révolution, tout comme l'était Misrata en Libye, encerclée et bombardée pendant des mois en 2011 par les forces de Mouammar Kadhafi avant que le dictateur libyen ne soit renversé quelques mois plus tard. Mais Misrata recevait nourriture et munitions des Occidentaux et du Qatar par la mer, contrairement à Homs, enclavée, qui n'a ni armes lourdes, ni renforts capables d'y pénétrer.

 

Un homme ayant réussi à en sortir mercredi raconte sous couvert de l'anonymat que l'accès y est presque impossible. "Le bombardement est constant en journée et cesse la nuit. Ces trois derniers jours, l'Armée syrienne libre (ASL) a tenté en vain d'y entrer, il y a eu des combats féroces", confie-t-il près d'un véhicule troué de balles. "Ils ne parviennent plus à évacuer les blessés. On s'est fait tirer dessus" en sortant, "j'ai perdu toutes mes affaires", ajoute le fuyard.

 

Dirigeant un hôpital de fortune dans une maison anonyme, un médecin de la petite ville de Qousseir, à 15 km, confirme que "ça fait plus d'une semaine qu'on n'a reçu aucun blessé de Homs. Tout est coupé". Lui aussi manque de l'essentiel : "Les gens meurent parce qu'on n'a pas de médicaments. La semaine dernière, on a perdu trois patients comme ça. Il nous faut des anesthésiants, des médicaments pour le coeur, de l'oxygène..."

 

Selon plusieurs chefs locaux de l'ASL, plus de 200 chars encerclent Homs, et 35 autres sont positionnés autour de Qousseir, où quelques blindés ont été détruits après de longs efforts. Et des renforts d'infanterie seraient en route.

 

Les rebelles n'ont pas grand-chose à leur opposer hormis leurs mitraillettes : à Homs, "il reste des munitions. Et j'ai vu un seul canon antichar fixé sur un pick-up", selon le fuyard, sale et affamé, qui engloutit un sandwich sans cacher son plaisir - "C'est le grand luxe!"

 

La nourriture ne manque pas encore vraiment autour de Homs mais les prix ont plus que doublé, à cause de la chute de la livre syrienne. "Souvent je n'ai pas de sucre, de riz, et on manque de mazout", déplore Abou Taoufik, 60 ans, dans son épicerie aux étals peu fournis à Qousseir, tandis que des balles sifflent dans la rue.

 

Là encore, point d'armes lourdes, mais le "Général", grand gaillard au regard perçant commandant un groupe de 50 combattants, se dit "optimiste" et prédit "de grosses surprises dans les dix prochains jours". "Les tanks d'Assad, on va en faire du charbon", assure-t-il, car "on a commencé à recevoir des missiles antitanks et antiaériens américains et français".

 

A Qousseir aussi, bombardements et affrontements sont quotidiens mais le nombre de victimes reste faible, contrairement à la Libye où les révolutionnaires pleins d'enthousiasme étaient souvent fauchés par dizaines en attaquant frontalement les forces pro-Kadhafi avec leurs pick-up surmontés d'armes lourdes.

 

L'ASL démunie mène ici une guerre d'embuscade, se faufilant dans les ruelles étroites de la ville, faisant feu et s'échappant rapidement. "Une révolution de pauvres", grogne Homsi, rebelle tentant de réunir de l'argent pour s'acheter une arme au Liban.

 

Mardi, 12 personnes, civils et combattants, ont été blessées à Qousseir, un faible nombre au regard des bombardements intenses. Parmi elles, quatre snipers de l'ASL touchés par un obus de char après avoir harcelé toute la journée les militaires tenant une partie de la ville.

 

Dans un village proche tenu par ses hommes, "Falcon" al-Qousseir, ex-officier des services secrets passés à la rébellion, fume la chicha avec des frères d'armes. Lui est plutôt sombre : "On n'a pas d'armes lourdes et personne ne nous aide. Sans aide internationale, la révolution syrienne échouera".

 

Ils manquent de munitions et n'ont quasiment aucune arme lourde, nourriture et médicaments s'épuisent lentement. Mais les rebelles syriens poursuivent leur guerre d'embuscade autour de la ville rebelle de Homs, pilonnée par les chars de l'armée gouvernementale.
 
Homs (centre de la Syrie) est le symbole de la révolution, tout comme l'était Misrata en Libye, encerclée et bombardée pendant des mois en 2011 par les forces de Mouammar Kadhafi avant que le dictateur libyen ne soit renversé quelques mois plus tard. Mais Misrata recevait nourriture et munitions des Occidentaux et du Qatar par la mer, contrairement à Homs, enclavée, qui n'a ni armes lourdes, ni renforts capables d'y pénétrer.
 
Un homme ayant réussi à en sortir mercredi raconte sous couvert de l'anonymat que l'accès y est presque impossible. "Le bombardement...
commentaires (9)

Bonsoir Madame Sursock. Nous sommes déjà deux. J'espère que la personne qui a émis la même proposition que moi se joigne aussi, et nous serons trois alors. Nous devons dédaigner complètement ses écrits et l'ignorer, à partir de ce moment, comme s'il n'existait plus dans ce forum. Espérons que d'autres se joindront à nous, car un front uni aurait plus d'éfficacité. D'ailleurs il y a trop de personnes ( ??? ) qui divaguent SEULS dans ce monde. Comptons qu'il en fait partie.

SAKR LEBNAN

15 h 31, le 01 mars 2012

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Commentaires (9)

  • Bonsoir Madame Sursock. Nous sommes déjà deux. J'espère que la personne qui a émis la même proposition que moi se joigne aussi, et nous serons trois alors. Nous devons dédaigner complètement ses écrits et l'ignorer, à partir de ce moment, comme s'il n'existait plus dans ce forum. Espérons que d'autres se joindront à nous, car un front uni aurait plus d'éfficacité. D'ailleurs il y a trop de personnes ( ??? ) qui divaguent SEULS dans ce monde. Comptons qu'il en fait partie.

    SAKR LEBNAN

    15 h 31, le 01 mars 2012

  • Oui, vous avez raison Sakr Lebnan. Le Sieur qui s'est dédoublé a effectivement un gros problème. Alors, en ce qui le concerne (A. J. et John...), je ne m'exprime plus. Pour mieux comprendre le Liban, je relis ENTERRER LA HAINE ET LA VENGEANCE de Ghassan Tuéni, ou je relis les poèmes de Nadia. «Mon pays longiligne a des bras de prophète Mon pays que limitent la haine et le soleil...» qui ont gardé toute leur vérité... Solidaire avec un autre internaute qui a émis la même proposition que vous: la voie de la sagesse.

    Nayla Sursock

    14 h 55, le 01 mars 2012

  • Madame Sursock, il y a aussi une autre punition que nous pouvons, nous, Internautes, mettre en oeuvre. C'est de nous mettre d'accord, la majorité ( excepté les deux ou trois autres désinformateurs aussi ) de dédaigner et d'ignorer complètement ses interventions et de ne POINT y REPONDRE. Les méconnaître COMPLETEMENT. Mais tous les Internautes de bonne foi, à la foi. Avec un peu de bonne volonté c'est faisable. Mais, il y certains, je les vois rouspéter, car ils aiment les lire pour RIRE..., quand même, il faut l'avouer, elles sont bien risibles.

    SAKR LEBNAN

    12 h 18, le 01 mars 2012

  • Madame Sursock, j'ai déjà dit que la majorité des Internautes en a marre des provocations et des désinformations à dessein, qui font du grand tort à la crédibilité de l'OLJ, de par le monde, avant tout ; et je demande au Journal de faire le nécessaire, non pour l'évincer du forum, ni pour le faire taire, mais pour ne pas publier ses réactions quand elles sont de la désinformation provocatrice et des absurdités. Je ne dis pas J'OSE, mais NOUS OSONS espérer.

    SAKR LEBNAN

    12 h 00, le 01 mars 2012

  • Alleluhia ! Roule-Tambour va sauter de joie. Vous savez quoi ? Bachar el-Assad va recevoir le PRIX NOBEL DE LA PAIX! Pour les 8000 morts qu'il a causés ? Pensez-vous! Non, pour la «culture démocratique» de son pays et que le Liban ferait bien d'imiter, selon le Libanais exilé à Paris et qui se croit encore au Moyen-Age! Ou il a un sens de l'humour très déplacé en l'occurrence, ou il faut l'interner. On peut aussi le faire taire si la majorité des internaute le demandent. LA DEMOCRATIE N'EST PAS LE DROIT DE DIRE N'IMPORTE QUOI, DE BLESSER LES UNS ET LES AUTRES A propos de «culture démocratique», je me demande ce qu'en pensent Amin Maalouf et Charif Majdalani, entre autres écrivains libanais. Et tous les écrivains syriens que le despote de Damas (après son père) a emprisonnés, torturés, tués. P.S. Pourquoi ceux qui s'extasient sur «LA CULTURE DEMOCRATIQUE DE LA SYRIE» – sans rire – restent-ils à Paris ou au Liban ? Homs et Hama leur tend les bras. Il y a beaucoup de blessés à soigner, là-bas.

    Nayla SURSOCK

    11 h 42, le 01 mars 2012

  • Lire plutôt : n'a d'égal que celui...

    Robert Malek

    09 h 45, le 01 mars 2012

  • Je suis également surpris que l’opposition Syrienne réclame des armes pour combattre le gouvernement, alors que ce dernier lui a pourtant ouvert depuis des décennies toutes les avenues démocratiques possibles et imaginables pour s’assurer une saine représentation au sein du pouvoir. Ce n’est pas la faute de M. Assad si aucun des plusieurs autres candidats à la présidence n’a réussi à le battre au suffrage universel en 2000 et 2007, et que le peuple a choisi le Baas pour le représenter au Parlement, n’élisant aucun autre membre des divers partis qui essaiment la vibrante démocratie Syrienne. La nouvelle constitution a été largement votée par la population sous l’œil vigilant des observateurs occidentaux – pourtant interdits d’entrée depuis Mars 2011 – et qui n’ont relevé aucune entorse à la liberté d’expression. Ah si seulement nous avions une culture démocratique aussi raffinée au Liban. Tout compte fait, j’ai honte de nous !

    Jack Hakim

    08 h 59, le 01 mars 2012

  • Mon pauvre Jabbour aux yeux voilés, le pacifisme de l'opposition syrienne n'a d'égale que celle de votre ami le boucher. Vous voulez qu'ils se laissent massacrer pour vos beaux yeux ? Mais, pour votre plus grand bonheur, le rapport de force n'est pas le même, d'où la barbarie de votre ami tyran qui se dirige lentement mais sûrement vers le tribunal. Et si la région s'enflamme mon pauvre Jabbour, ce n'est pas à cause de l'opposition syrienne. Cherchez bien parce que vous êtes le seul à ne pas avoir trouvé.

    Robert Malek

    08 h 51, le 01 mars 2012

  • - - On pensait que l'opposition Syrienne était pacifique et ne réclamait que des droits politiques comme la participation au pouvoir à travers le pluralisme des partis politiques , chose faite dans la nouvelle constitution qui a été largement votée et mise en application par une large majorité de la population Syrienne selon les observateurs occidentaux sur place ! Or que voit-on et que lit-on dans cet article ! Qu'ils réclament d'avantage d'armes " lourdes " et des munitions .. pour mieux enflammer le pays et la région ...

    JABBOUR André

    05 h 16, le 01 mars 2012

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