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Liban - Les Coulisses De La Diplomatie

Crise syrienne : le Liban se démarque

Le siège du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève a été hier le théâtre d’une condamnation unanime du régime syrien, qui bombarde la population civile de Homs, Hama ou Idleb, pour ne citer que ces villes-là, tout en prétextant la présence dans les quartiers ciblés de « terroristes », le surnom officiel que les autorités syriennes ont désigné pour qualifier les combattants de l’Armée syrienne libre.


Aucune décision n’a été prise au cours de cette première séance, qui doit se poursuivre demain jeudi, dans la mesure où les intervenants prévus au programme n’ont pas encore pu tous prendre la parole. À l’issue de cette deuxième réunion, le Conseil devrait se prononcer sur le projet de résolution appelant à un accès « sans entrave » aux humanitaires. Il convient cependant de signaler que le Conseil, qui compte 47 membres, ne possède au final qu’une autorité morale.


Des sources diplomatiques ont indiqué hier à L’Orient-Le Jour que la représentante du Liban à l’ONU à Genève, l’ambassadrice Najla Riachi Assaker, a participé à la réunion exceptionnelle à titre d’observatrice, puisque le Liban n’est pas membre du Conseil. Cependant, elle a pris part à la réunion des représentants arabes qui a précédé celle du Conseil, exprimant des réserves par rapport à la décision de la majorité de ses confrères, en l’occurrence celle de confier au doyen du corps diplomatique arabe à Genève, le représentant de la Mauritanie, le soin de s’exprimer au nom de l’ensemble du groupe arabe. L’ambassadrice a ainsi proposé que le représentant mauritanien s’exprime seulement au nom de la majorité des pays de ce groupe, et ce après lecture du projet de résolution arabo-turc et appuyé par l’Union européenne et les États-Unis.


Des sources ministérielles proches du palais Bustros ont d’ailleurs estimé hier que la réunion de Genève ne mènera à rien, comme auparavant celles de Tunis, du Caire, de Doha et de New York. Ces sources estiment en effet que toutes ces réunions ne servent strictement à rien, compte tenu des divisions internationales sur le dossier syrien et l’incapacité du monde à se mettre d’accord sur une feuille de route commune pour régler la crise.

Le siège du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève a été hier le théâtre d’une condamnation unanime du régime syrien, qui bombarde la population civile de Homs, Hama ou Idleb, pour ne citer que ces villes-là, tout en prétextant la présence dans les quartiers ciblés de « terroristes », le surnom officiel que les autorités syriennes ont désigné pour qualifier les combattants de l’Armée syrienne libre.
Aucune décision n’a été prise au cours de cette première séance, qui doit se poursuivre demain jeudi, dans la mesure où les intervenants prévus au programme n’ont pas encore pu tous prendre la parole. À l’issue de cette deuxième réunion, le Conseil devrait se prononcer sur le projet de résolution appelant à un accès « sans entrave » aux humanitaires. Il convient cependant de signaler...
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