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Liban - Baabda

Sleiman clarifie les règles de la décision démocratique en Conseil des ministres

Après le Conseil des ministres, le président Michel Sleiman s’est envolé pour la Roumanie, avant la République tchèque et le Qatar.

Le Conseil des ministres s’est tenu hier au palais présidentiel à Baabda Photos Dalati et Nohra

Après 27 jours de paralysie, le Conseil des ministres s’est de nouveau réuni, hier, au palais présidentiel de Baabda. À leur arrivée, certains ministres donnaient déjà le ton, estimant que « l’entente est le titre de la nouvelle étape ». D’autres assuraient que la commission mixte ministérielle et parlementaire proposée par le président du Parlement, Nabih Berry, pour résoudre le contentieux des finances publiques avait été formée, et que le gouvernement en avait nommé les trois représentants, comme le rapporte notre correspondante au palais de Baabda, Hoda Chédid.
Mais le ministre des Finances, Mohammad Safadi, qui avait émis le souhait d’en faire partie, a indiqué qu’il n’en a pas encore été informé. Il a affirmé, avant la séance, être prêt à présenter tous les comptes et les chiffres liés aux dépenses des 11 milliards de dollars américains. « Toutes ces données sont disponibles, dans tous leurs détails, au ministère des Finances », a-t-il dit. Et de préciser qu’il n’a aucun problème à régler le dossier des 11 milliards de dollars, parallèlement à celui des 8 900 milliards de livres libanaises. Mais que ces deux dossiers ne peuvent être liés.
La séance ministérielle a été de courte durée et n’a pas dépassé deux heures, tout au plus. Elle s’est limitée à l’approbation de 28 articles sur 78. Le Conseil a également accueilli le nouveau ministre du Travail, Sélim Jreissati, qui a déclaré avoir été nommé comme représentant du bloc du Changement et de la Réforme. Il a promis qu’il tenterait d’être « un ministre actif et coopératif au sein du gouvernement, dans tout ce qui touche à sa spécialité ».

La leçon de Sleiman
De son côté, le président de la République, Michel Sleiman, l’a invité à jouer un rôle positif. Il a insisté sur la nécessité de tirer les leçons de la récente crise politique. Et de souligner à ce propos que « le système politique assure la stabilité sécuritaire locale, malgré les perturbations régionales, à la condition que la démocratie soit réellement appliquée et qu’elle se base sur la Constitution, les lois et les institutions ».
Selon le communiqué publié par le ministre de l’Information, Walid Daouk, le président a souhaité que le gouvernement revienne aux priorités prônées par la déclaration ministérielle, comme la stabilité, les problèmes des citoyens, ainsi que les projets politiques (élections, décentralisation administrative et budget). Il a surtout insisté sur deux points en particulier, la cohésion ministérielle et la conduite des ministres durant les séances. « La Constitution encourage le consensus lors de la prise de décisions ministérielles, a-t-il dit. Mais au cas où ce consensus n’a pas lieu, il faudra envisager le vote, soit par la majorité, soit par la majorité des deux tiers pour tout ce qui a trait aux 14 dossiers spécifiés par la Constitution. » « Si nous allons au vote, nous devons en accepter les résultats, quels qu’ils soient », a-t-il affirmé.
Après avoir fait part de son voyage en Roumanie, en République tchèque et au Qatar, le président Sleiman a appelé les ministres à réduire leurs voyages à l’étranger, les poussant à compter sur les délégations diplomatiques à l’étranger. Il a insisté, à ce propos, sur l’importance de la productivité au sein du Conseil des ministres et des ministères.

Mikati et la productivité...
Toujours selon le ministre de l’Information, le Premier ministre, Nagib Mikati, a indiqué que « la reprise des réunions du Conseil des ministres n’est une victoire pour aucune partie sur une autre, mais qu’elle est au bénéfice de l’État, de ses institutions et du citoyen ». Il a invité le Conseil des ministres à devenir « productif et efficace, à ne pas perdre de temps dans des affaires vindicatives et à prouver qu’il est à la hauteur des défis et capable de résoudre les problèmes, liés notamment au budget, à la rationalisation des dépenses, au développement, à la dette publique et au chômage ». Évoquant enfin la question des nominations administratives que doit régler le gouvernement, M. Mikati a observé que « le dossier est de grande importance et qu’il doit être réglé sans recours aux principes du clientélisme et du partage des parts, mais en fonction des lois en vigueur et du principe de la compétence et de l’efficacité ».
Après 27 jours de paralysie, le Conseil des ministres s’est de nouveau réuni, hier, au palais présidentiel de Baabda. À leur arrivée, certains ministres donnaient déjà le ton, estimant que « l’entente est le titre de la nouvelle étape ». D’autres assuraient que la commission mixte ministérielle et parlementaire proposée par le président du Parlement, Nabih Berry, pour résoudre le contentieux des finances publiques avait été formée, et que le gouvernement en avait nommé les trois représentants, comme le rapporte notre correspondante au palais de Baabda, Hoda Chédid. Mais le ministre des Finances, Mohammad Safadi, qui avait émis le souhait d’en faire partie, a indiqué qu’il n’en a pas encore été informé. Il a affirmé, avant la séance, être prêt à présenter tous les comptes et les chiffres liés...
commentaires (4)

Bien vu, Monsieur le Président de la République, Général Michel Sleiman.

Antoine-Serge KARAMAOUN

06 h 33, le 28 février 2012

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Commentaires (4)

  • Bien vu, Monsieur le Président de la République, Général Michel Sleiman.

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    06 h 33, le 28 février 2012

  • Pour peu que le gouvernement actuel ait encore la notion de «dignité» – et qu'il sache ce que ce mot implique –, il serait temps qu'il exprime sa solidarité pour le peuple syrien soumis au martyre. Sinon, il se rend coupable de non-assistance à peuple en danger. Comme l'écrit aujourd'hui l'éditorialiste de l'OJ, «c’est par une action humanitaire et apolitique en faveur des populations souffrantes d’à côté que le Liban aurait pu, qu’il peut toujours, retrouver son unité. Mieux encore, son âme». Mais où est passé l'âme du Liban ? Figure-t-elle au programme des prochaines délibérations du gouvernement libanais ? Comme ces Messieurs les ministres (où sont les Dames ?) parlent souvent pour ne rien décider, ne rien dire, voilà un thème vital à aborder d'urgence: comment, sans s'engager sur le terrain mouvant de la politique, aider LE PEUPLE DE SYRIE à la merci de son tyran. Ce serait, comme le dit M. I. Goraieb, une bonne manière pour le gouvernement de transcender ses divisions et de retrouver son Ame. Car si un pays n'a plus ni conscience ni Ame et qu'il se dédie uniquement aux luttes de pouvoir et aux valeurs matérialistes, il est PERDU.

    Nayla Sursock

    03 h 14, le 28 février 2012

  • - - Toute commission qu'ils forment pour résoudre un litige ou un contentieux , c'est pour mieux l'enterrer avec sa vérité sans laisser des traces comme ils l'ont fait pendant plus de 20 ans . Cette fois ça ne se passera pas comme ça messieurs . Pour ce qui est de clarifier les règles de la décision démocratique en conseil des ministres , contentons nous pour l'instant par la conjugaison du verbe ( clarifier ) si vous le voulez bien messieurs .

    JABBOUR André

    03 h 13, le 28 février 2012

  • C'est vrai qu'il y a 19 ministres sur 30, sans compter la moitié du Parlement et les gourous enterrés ou sur les collines orangées, qui ont bien besoin d'une leçon de démocratie.

    Robert Malek

    19 h 18, le 27 février 2012

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