Le RD a porté par ailleurs un jugement sévère sur ce qui se passe en Conseil des ministres. Il a parlé « d’atteintes sans précédent au prestige des institutions, soit à travers les tentatives de certains de marginaliser le rôle du chef de l’État et du Premier ministre, soit à travers la volonté affichée de se saisir de certains postes administratifs et de les soumettre à une hégémonie partisane, sous prétexte de justice envers une communauté ».
Le Renouveau démocratique a dénoncé par ailleurs la paralysie de l’exécutif au moyen du « chantage et de la démonstration de force ». Il a estimé que ce procédé « affaiblit la confiance dans l’économie nationale, menace les entreprises dans leur capacité de concurrence et dilapide les droits des travailleurs tout en menaçant leur gagne-pain ».
Par ailleurs, le Renouveau démocratique s’est dit absolument opposé à toute nomination administrative, en particulier dans le corps de la magistrature, de personnes dont l’allégeance ne va pas exclusivement à l’État, mais au parti ou à la force politique qui a avancé leur nom.
Enfin, le RD a exprimé sa solidarité avec le peuple syrien et a dénoncé le « meurtre collectif » dont il est l’objet. « Cette situation impose au peuple libanais de se solidariser moralement, humainement et politiquement avec le peuple syrien », a affirmé le texte du communiqué, qui a invité les Libanais « à empêcher par tous les moyens que la violence ne se déplace vers le Liban, afin de détourner les regards de ce qui se passe en Syrie ».


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