Des Palestiniens brandissant des portraits de Khader Adnane. Photo Mohammed Abed /
Le prisonnier palestinien Khader Adnane, qui a mis fin hier mardi à 66 jours de grève de la faim, est devenu le symbole de la lutte contre la détention administrative, à savoir sa détention sans inculpation, en Israël.
"Nous avons trouvé un accord. Il mettra fin à sa grève de la faim et sa détention administrative ne sera pas prolongée, il sera libre le 17 avril", a annoncé hier une porte-parole du ministère israélien de la Justice. Une annonce suite à laquelle Khader Adnane a cessé son jeûne, alors que des médecins avaient donné l'alerte sur la détérioration de son état de santé.
Un homme de "principes qui s'accrochera à sa lutte" même "au prix de sa vie". C’est par ces termes que son épouse, Randa, a décrit hier Khader Adnane, saluant la "victoire" de son mari.
Ce militant du Jihad islamique, qui a observé la plus longue grève de la faim de l'histoire du conflit israélo-palestinien, n'en était pas à sa première grève de la faim quand il a commencé à refuser de s'alimenter au lendemain de son arrestation le 17 décembre dernier.
Boulanger de métier, Khader Adnane, né le 24 mars 1978 dans le village d'Arabeh (nord-est de la Cisjordanie), a rejoint les rangs du Jihad islamique en 1996, alors qu'il était étudiant en mathématiques à l'université de Bir Zeit, près de Ramallah.
Arrêté une première fois par les Israéliens en mars 1999, il passe quatre mois en détention administrative. Huit mois plus tard, il est interpellé par l'Autorité palestinienne pour avoir incité d'autres étudiants à jeter des pierres sur le Premier ministre français Lionel Jospin en visite. Il observe alors une première grève de la faim, qui dure 10 jours.
A partir de décembre 2002, il passe un an en détention administrative et six mois après sa remise en liberté, il est à nouveau arrêté puis placé à l'isolement. Il proteste contre cette mesure en refusant de s'alimenter pendant 28 jours, jusqu'à ce que les services pénitentiaires israéliens le remettent avec les autres détenus.
A nouveau arrêté en août 2005, il est emprisonné 15 mois puis passe six mois en détention administrative à partir de mars 2008.
Porte-parole du Jihad islamique depuis 2000, ses activités politiques lui valent d'être à nouveau arrêté par l'Autorité palestinienne en octobre 2010.
Cette grève de la faim emblématique a jeté la lumière sur la détention administrative, une procédure héritée du mandat britannique sur la Palestine, qui concerne actuellement 309 Palestiniens. Inscrite dans la loi israélienne, elle autorise la détention d'un suspect jusqu'à six mois sans inculpation, renouvelable indéfiniment, par les autorités militaires.
"Nous avons trouvé un accord. Il mettra fin à sa grève de la faim et sa détention administrative ne sera pas prolongée, il sera libre le 17 avril", a annoncé hier une porte-parole du ministère israélien de la Justice. Une annonce suite à laquelle Khader Adnane a cessé son jeûne, alors que des médecins avaient donné l'alerte sur la détérioration de son état de santé.
Un homme de "principes qui s'accrochera à sa lutte" même "au prix de sa vie". C’est par ces termes que son épouse, Randa, a décrit hier Khader Adnane, saluant la "victoire" de son mari.
Ce militant du Jihad islamique,...


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