Le directoire du bloc du Futur en réunion, hier. Photo Dalati et Nohra
Dans un communiqué publié à l’issue de leur réunion hebdomadaire, les participants ont relevé le ton « négatif » qui a accompagné les déclarations du leader chiite, « qui a sous-estimé ses partenaires dans la nation, et approfondi le fossé entre les Libanais, afin qu’il puisse préserver son emprise communautaire politique et partisane », note le texte qui rappelle la main tendue de Saad Hariri qui avait appelé à l’entente et dénoncé la discorde.
Le bloc du Futur a évoqué l’état de « léthargie » dans laquelle se trouve le gouvernement, et la confusion qui découle de « l’obstination » de certaines parties, dénonçant le non-respect des institutions et des lois ainsi que le fait de se « dérober à la réalité en effectuant une fuite en avant », en allusion aux membres de l’exécutif. Cette situation se répercute négativement sur les citoyens, ajoute le texte.
Les participants ont souligné au passage la nécessité pour les autorités responsables de plancher sur le scandale du mazout rouge, « au lieu de multiplier les slogans inutiles » qui dévoient la réalité de ce qui s’est passé, ajoutent-ils en substance. Et le bloc de mettre en garde contre les tentatives de transformer les fonctionnaires en boucs émissaires, en leur faisant porter la responsabilité du scandale et en innocentant les vrais responsables de ce délit.
Le communiqué a vivement dénoncé par ailleurs « la poursuite des crimes commis contre le peuple syrien dans plus d’une ville et région en Syrie », et stigmatisé la poursuite de la guerre « menée contre les civils à Homs qui est régulièrement pilonnée, ses immeubles détruits et sa population massacrée à l’arme lourde, au moment où le régime exprime, de manière on ne peut plus folklorique et dramatique, son souhait d’effectuer des réformes, le référendum sur la Constitution étant proposé aux dépens de plusieurs milliers de martyrs ».
Saluant les positions de solidarité avec le peuple syrien exprimées par des parties libanaises, les participants ont appelé le gouvernement à « aider les réfugiés syriens qui affluent au Liban » et à œuvrer à répondre à leurs besoins dans les régions où ils se trouvent, « d’autant qu’ils sont venus s’abriter pour fuir l’injustice dont ils sont victimes ».
Et de rappeler que les Syriens avaient abrité chez eux les Libanais qui ont fui l’agression israélienne de 2006.
Le texte se termine par un hommage rendu au procureur du Tribunal spécial pour le Liban, Daniel Bellemare, sur le point de terminer son mandat « pour son rôle équitable, intègre et transparent ».


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Ben alors Jabbour ? Vous ne savez vraiment plus quoi dire au point de faire du copy/paste de vos anciens commentaires ?
11 h 13, le 22 février 2012