Sleimane Frangié a souhaité que « les Arabes redeviennent arabes car ce qui nous lie, c’est l’arabité et non le climat confessionnel ». Le député a reconnu que le conflit actuel oppose les sunnites aux chiites dans le but de briser l’axe syro-iranien pour atteindre les armes du Hezbollah. Frangié a comparé ce qui se passe actuellement à la période qui a précédé l’accord Sykes-Picot et il a estimé que le conflit ne peut qu’avoir une influence sur la situation au Liban, ajoutant que tout changement aujourd’hui n’est pas dans l’intérêt des minorités et des chrétiens. Selon lui, ceux qui veulent rassurer les chrétiens ne comprennent pas qu’il ne suffit pas seulement d’assurer leur présence dans la région. « Il faut qu’ils continuent à avoir un rôle et à être des partenaires véritables dans un pays qu’ils ont largement contribué à bâtir », a-t-il déclaré.
Répondant à ceux qui lui reprochent d’être discret dans les médias, Sleimane Frangié a estimé qu’il n’éprouve pas le besoin de confirmer ses positions puisque celles-ci sont claires et stables. « Notre maronitisme est incontestable et il est en harmonie avec la géographie de notre pays. Le temps a toujours montré la justesse de nos choix », a-t-il déclaré.
Frangié a encore estimé que certaines déclarations qui se veulent rassurantes pour les chrétiens « nous font peur, surtout qu’elles proviennent des Français, des Américains et de certains Arabes qui nous disent que notre présence n’est pas menacée. Mais il ne suffit pas que les cloches de nos églises continuent de sonner pour que notre rôle soit préservé », a martelé le chef des Marada.
Évoquant la réunion « des amis de la Syrie », Frangié s’est étonné du fait que les Arabes sont les plus enthousiastes pour l’organisation de cette réunion, ajoutant que la raison de cet enthousiasme est que ces Arabes agissent sur une base émotionnelle. Ils financent et arment les opposants syriens sans faire de plans ni penser à l’avenir.
Frangié a encore émis la crainte qu’une fois les événements de Syrie terminés, ils commencent au Liban, rappelant ce qui s’est passé dans les années 80. « Après la fin des incidents de Hama, les conflits ont commencé au Liban pour évacuer l’atmosphère malsaine. Or, aujourd’hui, le climat de tension est en hausse au Liban-Nord. »
Selon Frangié, l’acte d’accusation du TSL a laissé tomber les Syriens pour pointer du doigt le Hezbollah, faisant ainsi d’une pierre deux coups. Car ceux qui sont derrière cet acte pensent que le régime syrien va sauter et il faut donc atteindre aussi le Hezbollah.


Cher Monsieur Christian Gédéon, je ne répète pas ce que le grand père Frangieh avait dit comme acquiescement, mais comme critique. Wa Tony... of course...
03 h 37, le 19 février 2012