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Sport - Tennis

Le malaise Federer

Roger Federer, qui a perdu simple et double lors du premier tour de Coupe Davis contre les États-Unis, estime que l’élimination de la Suisse (0-5) est surtout la faute de Stanislas Wawrinka. Il y de l’eau dans le gaz entre les deux hommes.

On les présente souvent comme les meilleurs amis du monde. Roger Federer et Stanislas Wawrinka, frères d’armes unis dans la
victoire comme dans la défaite ? Pas vraiment. Pour Federer, Wawrinka n’est pas un ami proche. Le second avait même appris le mariage du premier dans la presse (« Non, je n’étais pas invité. Non, je ne sais rien... »), alors même qu’il l’avait aidé quelques mois plus tôt à décrocher la médaille d’or olympique à Pékin en 2008. Pour Wawrinka, Federer pourrait même être devenu un ennemi depuis ce week-end de Coupe Davis catastrophique.
Battu lors du premier simple inaugural par Mardy Fish, certes pas spécialiste de terre battue, Wawrinka n’a tout de même pas été ridicule puisqu’il a perdu 9/7 au cinquième set. Federer n’a pas fait mieux contre John Isner (défaite en quatre sets). Associés en double le lendemain, les deux hommes ont encore perdu face à la paire Fish/M. Bryan. Et Federer, qui estime ne rien avoir à se reprocher, de tirer à boulets rouges sur Wawrinka en conférence de presse après l’élimination.

« Stan n’a pas bien joué... »
« C’est surtout dommage que Stan n’aie pas mis la pression sur les adversaires en battant Fish le premier jour, même en jouant mal. C’est passé tout près et ça aurait pu tout changer (...) J’ai fait un bon double ; Stan pas mal, mais il a souvent été mis en difficulté sur ses services. » En suisse allemand (sa langue natale), Federer se serait montré encore plus dur : « Stan n’a pas bien joué et j’ai eu deux matches serrés. »
Ce sont dans les moments de crise que tu vois qui est ami avec qui, quels sont les liens tissés. « Avec Jakob (Hlasek), on a joué beaucoup de rencontres ensemble et même si on était très différents, on avait ce respect et cette envie de faire les choses ensemble», ajoute Marc Rosset, ancien capitaine de l’équipe suisse. Son successeur Severin Lüthi, qui conseille également Federer sur le circuit ATP, a beau relativiser l’absence de Wawrinka lors du dernier jour de la compétition (« Il était totalement vidé. Tout le monde a compris qu’il préfère se reposer à l’hôtel »), personne n’est dupe. Wawrinka, dont le mutisme interpelle, peut l’avoir d’autant plus mauvaise que c’est lui qui a maintenu la Suisse à flot pendant que Federer snobait l’épreuve...

      (Source : Reuters)
On les présente souvent comme les meilleurs amis du monde. Roger Federer et Stanislas Wawrinka, frères d’armes unis dans la victoire comme dans la défaite ? Pas vraiment. Pour Federer, Wawrinka n’est pas un ami proche. Le second avait même appris le mariage du premier dans la presse (« Non, je n’étais pas invité. Non, je ne sais rien... »), alors même qu’il l’avait aidé quelques mois plus tôt à décrocher la médaille d’or olympique à Pékin en 2008. Pour Wawrinka, Federer pourrait même être devenu un ennemi depuis ce week-end de Coupe Davis catastrophique.Battu lors du premier simple inaugural par Mardy Fish, certes pas spécialiste de terre battue, Wawrinka n’a tout de même pas été ridicule puisqu’il a perdu 9/7 au cinquième set. Federer n’a pas fait mieux contre John Isner (défaite en quatre...
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