Barclays Capital a prévu une croissance économique de 3,6 % en 2012 contre 1,6 % en 2011. La banque d’investissement américaine a estimé que la crise syrienne augmentait considérablement les risques pour le Liban et pour la région du Levant. Elle a ajouté que les perspectives économiques de ces pays dépendraient de l’issue des événements en Syrie, alors qu’une solution imminente à la crise semble peu probable. Barclays Capital a en outre précisé que l’économie libanaise n’avait pas encore repris depuis le ralentissement enregistré en 2011, l’indicateur synthétique reflétant, selon la banque, ce déclin depuis septembre et le ralentissement de l’activité après l’été 2011, tandis que les secteurs de la construction et de l’immobilier continuent d’afficher des signes d’essoufflement et de contraction. Barclays Capital a par ailleurs estimé le déficit budgétaire du Liban à 9 % du PIB cette année, en hausse par rapport aux 7,7 % du PIB enregistrés en 2011. La banque a en outre prévu un déficit de la balance courante à 13,6 % du PIB en 2012, un taux identique à celui enregistré un an auparavant. En parallèle, Barclays Capital a indiqué que les banques commerciales libanaises adoptaient une attitude plus prudente en ce qui concerne l’élargissement de leurs portefeuilles de prêts, comme le montre le ralentissement de la croissance des crédits au secteur privé à 13,6 % en glissement annuel en novembre contre 22 % depuis le début de l’année de 2011. La banque d’investissement américaine a enfin ajouté que les banques avaient récemment augmenté leurs provisions, notamment celles opérant avec la Syrie.
L’Escwa prévoit une croissance de 4,5 % en 2012
La Commission économique et sociale des Nations unies pour l’Asie occidentale a quant à elle prévu une croissance économique de 4,5 % en 2012 contre 2,5 % en 2011 et en comparaison avec un taux de 4,7 % pour les pays de l’ouest de l’Asie. Ce taux fait ainsi du Liban la cinquième croissance économique la plus rapide parmi les pays de cette zone alors qu’il était le pays enregistrant la quatrième croissance la plus lente l’année dernière. Le rapport de l’Escwa a également pointé du doigt l’instabilité politique sur le plan régional comme faisant peser de lourds risques sur les perspectives de croissance pour le Liban.
Le rapport a en outre indiqué que les événements régionaux avaient défavorablement touché les flux de capitaux, transferts d’émigrés et les dépenses issues du tourisme cette année. Il a indiqué que les investisseurs étaient plus frileux et même susceptibles de retirer leurs investissements du Liban en raison des événements de l’an dernier. Toujours selon les mêmes sources citées par le Lebanon this Week de la Byblos Bank, les transferts d’émigrés ont chuté à 5,1 milliards de dollars en 2010 après avoir atteint un pic de 7,5 milliards de dollars en 2007. Le rapport a par ailleurs indiqué que les IDE au Liban ont augmenté de 3,1 % à 6 milliards de dollars en 2010 par rapport aux 4,8 milliards de dollars enregistrés en 2009. Le rapport a enfin indiqué que l’instabilité régionale et l’insécurité politique interne avaient lourdement pesé sur la création d’emplois au Liban.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Barclays Capital a prévu une croissance économique de 3,6 % en 2012 contre 1,6 % en 2011. La banque d’investissement américaine a estimé que la crise syrienne augmentait considérablement les risques pour le Liban et pour la région du Levant. Elle a ajouté que les perspectives économiques de ces pays dépendraient de l’issue des événements en Syrie, alors qu’une solution imminente à la crise semble peu probable. Barclays Capital a en outre précisé que l’économie libanaise n’avait pas encore repris depuis le ralentissement enregistré en 2011, l’indicateur synthétique reflétant, selon la banque, ce déclin depuis septembre et le ralentissement de l’activité après l’été 2011, tandis que les secteurs de la construction et de l’immobilier continuent d’afficher des signes d’essoufflement et de...