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Économie - Liban - Conférence

À quand un véritable engagement public dans la gestion de l’eau ?

Il est bien connu qu’après l’or noir, c’est derrière l’or bleu que les nations devront courir pour assurer la survie de l’espèce. Les pays arabes sont particulièrement touchés par la rareté de l’eau et le désintérêt notoire des pouvoirs publics. Le Conseil arabe pour l’eau, en partenariat avec la Banque mondiale, a mis en place un projet destiné à encourager l’engagement public dans la gestion de cette ressource de plus en plus rare.

Les responsables du projet pour un engagement public dans la gestion de l’eau ont appelé la société civile à s’investir durablement dans la préservation des ressources hydrauliques.

C’est hier, à Beyrouth, qu’a eu lieu la présentation du projet pour un engagement public dans la gestion de l’eau, une initiative du Conseil arabe pour l’eau, chargé également de son exécution. Lancé en 2011 et financé par la Banque mondiale, ce projet comprend sept pays arabes (la Jordanie, l’Égypte, le Liban, la Palestine, le Maroc, la Tunisie et le Yémen) qui coopèrent ensemble au niveau régional. Au Liban, c’est l’Association des amis d’Ibrahim Abdel-Aal (Afial) qui est en charge de son application au niveau national.
« L’objectif de ce projet est très clair. Il s’agit de conscientiser les citoyens aux défis et enjeux de l’eau à l’heure actuelle, mais aussi d’améliorer la bonne gouvernance des ressources hydrauliques », a expliqué l’ingénieure Marica Abi Nader, chargée du projet au Liban. Pour cela, elle a insisté sur l’importance du dialogue entre les autorités publiques et la société civile.
Pour le président de l’Afial, Nasser Nasrallah, la coopération doit se faire dans les deux sens. « Les autorités publiques doivent être en mesure de contrôler la gestion de l’eau, de punir les pollueurs, de former les jeunes à l’importance de la préservation de cette ressource naturelle. Mais parallèlement, il est crucial que les ONG, les universités, les médias se mobilisent pour exercer une véritable pression sur l’État et être en mesure de demander des comptes. »
Pour M. Nasrallah, le Liban vit aujourd’hui autour d’un certain mythe, selon lequel le pays du Cèdre est une source inépuisable d’eau et qu’il pourrait même alimenter la région. Faux, estime le président de l’Afial. « Il est certes vrai que nous sommes mieux dotés que nos voisins arabes, mais la façon dont nos ressources hydrauliques ont été gérées depuis la nuit des temps a été marquée par le gaspillage et nos réserves s’épuisent inexorablement. » Il prône donc une stratégie globale, à long terme, capable d’assurer une bonne gestion des ressources hydrauliques et de mettre en place l’infrastructure nécessaire pour une distribution optimale et équitable, en qualité et quantité. « Les études existent, le savoir-faire aussi, il manque juste la volonté politique pour y arriver et nous comptons sur le comité national pour faire avancer les mentalités et les activités du projet », a indiqué M. Nasrallah.
Ce comité national a été créé pour mener à bien le projet pour un engagement public dans la gestion de l’eau au Liban. Il sera chargé de la récolte d’informations, du suivi des projets et de la proposition d’initiatives nouvelles. « Le projet en soi a une durée déterminée ; l’objectif de la création de ce comité est de faire perdurer les initiatives à long terme », a affirmé l’ingénieur Kamal Karaa, qui présentait les principaux indicateurs dont va tenir compte le projet. Ce comité est donc composé de l’association Afial, des ministères de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, de l’Environnement, de l’Industrie et de l’Agriculture. Des représentants du secteur privé, des universités et des médias y participent également. Un site web interactif est également prévu pour une meilleure visibilité du projet, avec un accès à toutes les informations concernant les sept pays participants et un espace participatif destiné au dialogue entre les experts, les citoyens et les autorités locales.
M. Karaa a souligné au cours de son intervention un problème de taille auquel le projet se heurte, celui de la récolte d’informations. « Les ministères concernés ne sont pas très coopératifs, et les données auxquelles nous avons accès sont souvent, pour ne pas dire contradictoires, très disparates. » Des représentants des ministères en question étaient présents à la conférence et ont assuré leur volonté de soutenir le projet.
C’est hier, à Beyrouth, qu’a eu lieu la présentation du projet pour un engagement public dans la gestion de l’eau, une initiative du Conseil arabe pour l’eau, chargé également de son exécution. Lancé en 2011 et financé par la Banque mondiale, ce projet comprend sept pays arabes (la Jordanie, l’Égypte, le Liban, la Palestine, le Maroc, la Tunisie et le Yémen) qui coopèrent ensemble au niveau régional. Au Liban, c’est l’Association des amis d’Ibrahim Abdel-Aal (Afial) qui est en charge de son application au niveau national.« L’objectif de ce projet est très clair. Il s’agit de conscientiser les citoyens aux défis et enjeux de l’eau à l’heure actuelle, mais aussi d’améliorer la bonne gouvernance des ressources hydrauliques », a expliqué l’ingénieure Marica Abi Nader, chargée du projet au...
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