Le vice-président du Conseil, Moshé Yaalon, y est allé de son grain de sel, révélant que les ayatollahs disposeraient désormais de missiles d’une portée de 10 000 kilomètres, capables donc d’atteindre le sanctuaire américain. Peu importe que des officiels aient jugé ces révélations « grandement exagérées » et « prématurées », l’important étant qu’elles ont instillé le doute dans les esprits
Confronté à cette avalanche de déclarations, le Premier ministre vient de donner de la voix, ordonnant à ses subordonnés d’arrêter net ces « palabres qui provoquent des dégâts énormes ». Et pourquoi donc ? « Parce qu’il faut éviter de donner l’impression de souhaiter entraîner les États-Unis dans une guerre qui porterait atteinte aux intérêts nationaux de ce pays et ébranlerait ses relations avec nous. »
S’il n’y avait que les vieilles badernes pour palabrer, comme dit « Bibi »... Le secrétaire US à la Défense Leon Panetta s’en mêle, estimant « fort probable » qu’Israël lance une attaque contre les sites stratégiques iraniens. Il se hasarde à avancer une date, plusieurs même : « Ce sera, dit-il avec une admirable précision dans une déclaration rapportée par le Washington Post, en avril, mai ou juin. » Depuis, l’intéressé observe un silence radio qui étonne son entourage. C’est que, mécontent de tout le brouhaha médiatique du plus mauvais effet, le président lui aurait imposé cette cure digne d’un moine trappiste. Dimanche, Barack Obama est monté au front. Israël n’a pas encore pris de décision concernant le programme nucléaire iranien, a affirmé le chef de l’exécutif US dans ce qui semble constituer autant une consigne donnée à ses troupes qu’une sorte de rappel à l’ordre à l’adresse de Tel-Aviv, une manière en quelque sorte de glisser mezza voce aux uns et aux autres que la décision finale, c’est à lui qu’elle appartient et à nul autre. « Je pense que, comme nous, ils (les Israéliens) pensent que l’Iran doit renoncer à cette arme », a-t-il dit à la chaîne NBC. Puis cette indication précieuse : « Ma préférence va à un règlement diplomatique de la crise. » Il ne saurait en être autrement quand les sanctions produisent leur effet. L’embargo sur les exportations de pétrole se révèle catastrophique pour une économie dont 60 pour cent des revenus proviennent de l’or noir ; le chômage frappe désormais plus de 20 pour cent de la population, en majeure partie les jeunes ; enfin les banques locales ont porté à 20 pour cent leur taux d’intérêt sur les comptes des particuliers dans le but de freiner les achats massifs de devises étrangères.
L’impact des mesures arrêtées par la communauté internationale signifie-t-il qu’il n’y aura pas une réédition de l’opération de 1981 sur les installations d’Osirak, en Irak, ou de destruction de sites suspects comme ce fut le cas en 2007, près de Deir ez-Zor, en Syrie ? Israéliens et Américains préfèrent, sur ce point, observer une discrétion que chacun peut interpréter à sa convenance. Il ne fait aucun doute toutefois qu’une opération d’envergure mobiliserait le peuple iranien derrière ses dirigeants (aujourd’hui en net déficit de popularité), réduirait à néant la portée des sanctions internationales et susciterait un mouvement d’indignation à travers le monde. Autant d’effets dévastateurs dont Obama préférerait sans doute se passer en ces temps de campagne pour la présidentielle.


Quand je lis un article de cette qualité produit par un journaliste non moins qualifié, je me fais un exercice mental pour lire les non dits, ou entre les lignes, et voilà ce que je perçois. Les usurpateurs de terre belliqueux et racistes, ne pouvant assurer une victoire éclaire et définitive en 48 heures pourraient, en cas de prolongation du conflit dont tout le monde est sûr qu'il sera dévastateur pour l'Iran et le moyen orient en entier, jusqu'aux territoires usupés , pourraient donc provoquer un éxode de 5 à 6 millions d'individus que le monde occidental n'est pas prêt à recevoir.Et ce n'est pas tout, quand on sait que ce monde déjà étouffé par le peu de famille qu'ils ont sur place, pourrait avoir à supporter une invasion, type Palestine à rebours, vous voyez genre retour à l'expéditeur, et ça obama , et les europeens n'en ont pas besoin, ils ont vu sur place cad en Palestine ce dont ils sont capables de faire.La politique du "pousse toi que je m'y mette".
03 h 27, le 07 février 2012