Doté d’une enveloppe de 24 milliards de dinars (240 millions d’euros), ce plan porte sur le lancement de la construction de navires sur trois sites à Alger, Jijel (300 km à l’est d’Alger) et Arzew (400 km à l’ouest d’Alger), a précisé M. Sali à l’agence APS.
L’Erenav n’est pas spécialisée dans ce domaine et ses seules réalisations se limitent à la construction de deux plates-formes flottantes dites « pontons plats », servant d’écarteurs pour l’accostage de navires de gros tonnage, selon la même source.
Dans une première étape, l’entreprise ferait appel à un partenaire étranger pour l’apport technique.
À moyen terme, l’objectif de l’Erenav est de construire des pilotines de 12 à 15 mètres, des canots d’amarrage de 8 à 12 mètres, des remorqueurs de 16 à 19 mètres et des barges de 25 à 30 mètres pour les besoins des ports algériens, a ajouté M. Sali.
L’entreprise pourrait réaliser des pontons de 25 à 40 mètres et des dragues de 15 à 30 mètres pour les compagnies de travaux maritimes et de dragage, et construire des vedettes rapides de 15 à 20 mètres (petits bateaux à moteur) pour la marine nationale, les garde-côtes et les douanes. Le développement des activités de réparation et de construction navale permettra la création de plus de 1 700 emplois directs et près de 7 000 emplois indirects.
Grâce à ce plan, l’entreprise ambitionne de porter sa part de marché dans la réparation navale de 12 % à 28 % et d’atteindre une part de marché de 10 % dans la construction navale, selon M. Sali.
La construction navale en Algérie est quasi inexistante, le seul chantier naval d’envergure est celui des militaires à Mars el-Kébir dans l’ouest algérien.
(Source : AFP)


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