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À La Une - Russie

Défiant le froid, pro et anti-Poutine envahissent les rues de Moscou

"Poutine démission" v.s "Chaos non, Poutine oui"

Les anti-Poutine défilent dans les rues de la capitale russe. Andrey SMIRNOV/

Des dizaines de milliers de Russes, opposants et partisans de l'homme fort de Russie Vladimir Poutine se sont rassemblés à Moscou, défiant un froid glacial samedi, jour du début de la campagne de la présidentielle du 4 mars.


Quelque 140.000 partisans du Premier ministre Poutine et 36.000 opposants étaient présents au début de manifestations séparées, par une température de -17°C, selon des chiffres donnés par la police et invérifiables de manière indépendante. Vladimir Ryjkov, l'un des organisateurs de la marche de l'opposition a pour sa part affirmé qu'"au moins 120.000 personnes" participaient à la manifestation anti-Poutine.


Les images diffusées par les télévisions ne permettaient pas de se faire une idée précise du nombre des manifestants.
Selon les journalistes de l'AFP présents, la place Bolotnaïa où se rassemblaient les opposants était noire de monde, tout comme Poklonnaïa Gora, dix kilomètres plus loin, où se sont réunis les partisans du pouvoir.


Les chiffres de l'opposition et ceux de la police diffèrent généralement très largement lors des manifestations contre Vladimir Poutine.  A contrario, les estimations des forces de l'ordre et celles des organisateurs de manifestations favorables au régime russe coïncident généralement.

 

Parallèlement, l'opposition a réuni des milliers de Russes à Saint-Pétersbourg et dans une vingtaine de villes de province, selon la police et des opposants. A Saint-Pétersbourg, deuxième ville de Russie, près de 6.000 personnes ont manifesté par -21°C lors d'un rassemblement organisé par l'opposition au centre de l'ancienne capitale impériale, selon une journaliste de l'AFP. La police a pour sa part fait état de 3.000 manifestants.


La troisième grande manifestation d'opposition dans la capitale contre M. Poutine, après celles de décembre, est un test crucial pour la coalition disparate d'opposants politiques et de personnalités de la culture ou des médias, en vue de la présidentielle du 4 mars, dont M. Poutine est le grand favori.


"Le 4 mars la vie ne s'arrêtera pas, elle commencera. Peut-être que nos adversaires comprendront que lorsque ça commence pour nous, ça se terminera pour eux!", a lancé à la foule d'opposants Grigori Iavlinski, fondateur du parti démocrate Iabloko dont la candidature à la présidentielle a été rejetée.
"Poutine démission", "Nous voulons des élections honnêtes", "Nous n'aurons pas froid, nous ne tomberons pas malades", clamaient les banderoles des contestataires.


Viatcheslav Komkov, 30 ans, dit avoir participé à toutes les manifestations de l'opposition depuis les élections législatives du 4 décembre, jugées frauduleuses par l'opposition et les observateurs indépendants.
"Mes amis ne sont pas venus cette fois parce qu'il fait froid", a-t-il déploré. "J'espère que les gens vont se rendre compte qu'il ne faut pas voter pour Poutine. C'est un homme du passé, il pense comme au siècle dernier"", a-t-il ajouté.

 

Une manifestation pro-Poutine à Moscou. Sergei Karpukhin/Reuters


De nombreux participants de la manifestation pro-Poutine ont été amenés dans des bus appartenant à des sociétés publiques dont la poste et la compagnie des eaux de Moscou, a rapporté l'agence Interfax. "Chaos non, Poutine oui", clamaient leurs affiches. "Je suis ici parce que je ne veux pas de chaos comme en Libye", a déclaré Valéri, un retraité de 79 ans.


Selon de nombreux témoignages diffusés sur Internet et d'autres recueillis par l'AFP, des fonctionnaires, enseignants et employés des hôpitaux publics ont été forcés par leur direction à participer à la manifestation pro-pouvoir. M. Poutine a reconnu de telles pressions, tout en estimant qu'il s'agissait de faits isolés.

La Russie connaît une vague de contestation sans précédent depuis l'avènement à la tête du pays en 2000 de M. Poutine. L'ex-agent du KGB, qui veut revenir au Kremlin pour un troisième mandat après deux précédents effectués entre 2000 et 2008, a vu baisser sa popularité mais reste le grand favori de la présidentielle. Son adversaire libéral au scrutin, le milliardaire Mikhaïl Prokhorov, a participé à la marche de l'opposition à Moscou.

Des dizaines de milliers de Russes, opposants et partisans de l'homme fort de Russie Vladimir Poutine se sont rassemblés à Moscou, défiant un froid glacial samedi, jour du début de la campagne de la présidentielle du 4 mars.
Quelque 140.000 partisans du Premier ministre Poutine et 36.000 opposants étaient présents au début de manifestations séparées, par une température de -17°C, selon des chiffres donnés par la police et invérifiables de manière indépendante. Vladimir Ryjkov, l'un des organisateurs de la marche de l'opposition a pour sa part affirmé qu'"au moins 120.000 personnes" participaient à la manifestation anti-Poutine.
Les images diffusées par les télévisions ne permettaient pas de se faire une idée précise du nombre des manifestants.Selon les journalistes de l'AFP présents, la place Bolotnaïa où se...
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