Rappelant que les parties se sont déjà accordées sur le mécanisme des nominations, c’est le « mécanisme politique » que M. Abboud a dénoncé. « Si les postes contestés relevaient des confessions chiite ou druze, le Premier ministre n’aurait jamais proposé les noms des candidats sans concertation préalable avec les leaders respectifs de ces communautés », a-t-il estimé. « Mikati doit s’entendre avec toutes les parties de manière égalitaire », a-t-il ajouté en réponse à une question sur ce qui adviendra du cabinet. Il a ajouté, mais sur un ton conciliant, que « les ponts ne sont pas coupés » avec le Premier ministre, et qu’« il est possible de s’entendre sur une solution, d’autant que M. Mikati a estimé qu’il n’y a pas lieu d’amplifier le problème ». Et de conclure : « Nos intentions sont positives, mais nous n’accepterons pas des nominations à mi-chemin. C’est ou noir ou blanc. »
De son côté, le ministre de la Culture Gaby Layoun a affirmé que « personne n’est plus soucieux que nous de la réforme administrative, ni de la productivité du gouvernement ». « Ce n’est pas de cette façon que les choses fonctionnent avec nous », a-t-il prévenu. Écartant l’option de la démission du Premier ministre Mikati, M. Layoun a estimé que « le 14 Mars est représenté avec force au sein du gouvernement ».
Paris et retour
Choisissant des propos plus malléables, le député du bloc du Changement et de la Réforme Salim Salhab a estimé que « le Premier ministre Mikati n’est pas un émotionnel, mais un homme qui réfléchit et agit ». Il a jugé que « la décision de suspendre les réunions ministérielles est mue, sans aucun doute, par des intérêts politiques, que trahit le timing de la décision ». C’est pourquoi M. Salhab s’est demandé si celle-ci est liée à la visite de M. Mikati à Paris dans moins d’une semaine, ou bien relève d’autres considérations. Quoi qu’il en soit, « la crise à laquelle nous faisons face ne sera pas résolue avant son retour de France », a-t-il fait remarquer. M. Salhab a signalé en outre que « le président Mikati et le ministre Gebran Bassil avaient convenu (lors du fameux dîner qui avait réuni le général Michel Aoun à M. Mikati, dans le cadre de la résolution du dossier salarial) de faire précéder toute décision ministérielle par une entente entre un minimum de composantes au sein du gouvernement ». C’est pourquoi « la décision finale, concernant les nominations, relève du Conseil des ministres réuni », a-t-il conclu.
Dans ce sens, le député du bloc du Changement et de la Réforme Simon Abiramia a affirmé que « personne ne remet en question le droit du Premier ministre de présenter des noms de candidats à des postes administratifs, mais ce qui est controversé est de le faire sans discussion ni vote préalable ». M. Abiramia a réitéré le grief des ministres aounistes « qui se voient interdire toute manœuvre au sein de leur ministère ». Estimant que « Mikati s’est laissé aller à une crise de nerfs lors du dernier Conseil des ministres », il s’est étonné de l’appui que lui a exprimé le président de la République Michel Sleiman. Le député du même bloc Ibrahim Kanaan a affirmé pour sa part que « la crise ministérielle n’a pas besoin de médiations, mais seulement de la mise en application des normes constitutionnelles, dont l’hérésie de Mikati n’a fait qu’amoindrir la portée, en réduisant les compétences des ministres ». Il a appelé enfin le Premier ministre à revenir sur sa décision de suspendre les réunions du Conseil, « en retournant au texte de la Constitution ».


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Ils sont marrants les Aounistes...c'est ce qui s'appelle tourner en rond...en être arrivés à demander à manifester contre le gouvernement et donc contre eux-même,c'est intéressant..je veux dire ,c'esr carrément tragi-comique...mais qu'ils se rassurent du côté 14,ils sont pas mal non plus dans le côté ridicule..c'est peut-être çà qui va finir par les réconcilier....le ridicule...nos "hommes"(sic) politiques sont ...RIDICULES...
07 h 03, le 04 février 2012