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Liban

Le bloc aouniste alterne durcissement et souplesse à l’égard du Sérail

Les ministres aounistes ont vivement réagi hier à la décision du Premier ministre Nagib Mikati de suspendre les réunions du Conseil jusqu’à ce qu’un accord soit trouvé sur les nominations administratives. « Pourquoi Mikati ne s’est-il pas énervé lorsque le ministre du Travail Charbel Nahas a refusé de signer le décret relatif aux indemnités de transport ? » s’est indigné le ministre du Tourisme Fadi Abboud.
Rappelant que les parties se sont déjà accordées sur le mécanisme des nominations, c’est le « mécanisme politique » que M. Abboud a dénoncé. « Si les postes contestés relevaient des confessions chiite ou druze, le Premier ministre n’aurait jamais proposé les noms des candidats sans concertation préalable avec les leaders respectifs de ces communautés », a-t-il estimé. « Mikati doit s’entendre avec toutes les parties de manière égalitaire », a-t-il ajouté en réponse à une question sur ce qui adviendra du cabinet. Il a ajouté, mais sur un ton conciliant, que « les ponts ne sont pas coupés » avec le Premier ministre, et qu’« il est possible de s’entendre sur une solution, d’autant que M. Mikati a estimé qu’il n’y a pas lieu d’amplifier le problème ». Et de conclure : « Nos intentions sont positives, mais nous n’accepterons pas des nominations à mi-chemin. C’est ou noir ou blanc. »
De son côté, le ministre de la Culture Gaby Layoun a affirmé que « personne n’est plus soucieux que nous de la réforme administrative, ni de la productivité du gouvernement ». « Ce n’est pas de cette façon que les choses fonctionnent avec nous », a-t-il prévenu. Écartant l’option de la démission du Premier ministre Mikati, M. Layoun a estimé que « le 14 Mars est représenté avec force au sein du gouvernement ».

Paris et retour
Choisissant des propos plus malléables, le député du bloc du Changement et de la Réforme Salim Salhab a estimé que « le Premier ministre Mikati n’est pas un émotionnel, mais un homme qui réfléchit et agit ». Il a jugé que « la décision de suspendre les réunions ministérielles est mue, sans aucun doute, par des intérêts politiques, que trahit le timing de la décision ». C’est pourquoi M. Salhab s’est demandé si celle-ci est liée à la visite de M. Mikati à Paris dans moins d’une semaine, ou bien relève d’autres considérations. Quoi qu’il en soit, « la crise à laquelle nous faisons face ne sera pas résolue avant son retour de France », a-t-il fait remarquer. M. Salhab a signalé en outre que « le président Mikati et le ministre Gebran Bassil avaient convenu (lors du fameux dîner qui avait réuni le général Michel Aoun à M. Mikati, dans le cadre de la résolution du dossier salarial) de faire précéder toute décision ministérielle par une entente entre un minimum de composantes au sein du gouvernement ». C’est pourquoi « la décision finale, concernant les nominations, relève du Conseil des ministres réuni », a-t-il conclu.
Dans ce sens, le député du bloc du Changement et de la Réforme Simon Abiramia a affirmé que « personne ne remet en question le droit du Premier ministre de présenter des noms de candidats à des postes administratifs, mais ce qui est controversé est de le faire sans discussion ni vote préalable ». M. Abiramia a réitéré le grief des ministres aounistes « qui se voient interdire toute manœuvre au sein de leur ministère ». Estimant que « Mikati s’est laissé aller à une crise de nerfs lors du dernier Conseil des ministres », il s’est étonné de l’appui que lui a exprimé le président de la République Michel Sleiman. Le député du même bloc Ibrahim Kanaan a affirmé pour sa part que « la crise ministérielle n’a pas besoin de médiations, mais seulement de la mise en application des normes constitutionnelles, dont l’hérésie de Mikati n’a fait qu’amoindrir la portée, en réduisant les compétences des ministres ». Il a appelé enfin le Premier ministre à revenir sur sa décision de suspendre les réunions du Conseil, « en retournant au texte de la Constitution ».
Les ministres aounistes ont vivement réagi hier à la décision du Premier ministre Nagib Mikati de suspendre les réunions du Conseil jusqu’à ce qu’un accord soit trouvé sur les nominations administratives. « Pourquoi Mikati ne s’est-il pas énervé lorsque le ministre du Travail Charbel Nahas a refusé de signer le décret relatif aux indemnités de transport ? » s’est indigné le ministre du Tourisme Fadi Abboud.Rappelant que les parties se sont déjà accordées sur le mécanisme des nominations, c’est le « mécanisme politique » que M. Abboud a dénoncé. « Si les postes contestés relevaient des confessions chiite ou druze, le Premier ministre n’aurait jamais proposé les noms des candidats sans concertation préalable avec les leaders respectifs de ces communautés », a-t-il estimé. « Mikati doit...
commentaires (7)

Ils sont marrants les Aounistes...c'est ce qui s'appelle tourner en rond...en être arrivés à demander à manifester contre le gouvernement et donc contre eux-même,c'est intéressant..je veux dire ,c'esr carrément tragi-comique...mais qu'ils se rassurent du côté 14,ils sont pas mal non plus dans le côté ridicule..c'est peut-être çà qui va finir par les réconcilier....le ridicule...nos "hommes"(sic) politiques sont ...RIDICULES...

GEDEON Christian

07 h 03, le 04 février 2012

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Commentaires (7)

  • Ils sont marrants les Aounistes...c'est ce qui s'appelle tourner en rond...en être arrivés à demander à manifester contre le gouvernement et donc contre eux-même,c'est intéressant..je veux dire ,c'esr carrément tragi-comique...mais qu'ils se rassurent du côté 14,ils sont pas mal non plus dans le côté ridicule..c'est peut-être çà qui va finir par les réconcilier....le ridicule...nos "hommes"(sic) politiques sont ...RIDICULES...

    GEDEON Christian

    07 h 03, le 04 février 2012

  • Un bloc du 14 mars???çà existe encore,çà?Vive la science fiction...pas un pour rattraper l'autre,décidemment...de la part de M.Geagea,c'est aussi inattendu que décevant!

    GEDEON Christian

    06 h 58, le 04 février 2012

  • - - Et se renfermer sur vous ..

    JABBOUR André

    05 h 18, le 04 février 2012

  • Les sbires toujours en délire. On n'y peut rien.

    Halim Abou Chacra

    05 h 16, le 04 février 2012

  • - - Insulter les électeurs Chrétiens qui ont donné 10 ministres au CPL et à son chef , et non les chemises noires comme le prétend et le fait quelqu'un ICI , est inadmissible pour toute la communauté Chrétienne et plus particulièrement la Maronite . Il faut savoir raison garder et ne pas se lancer dans des piégeages sauvages qui risquent de se retourner et renfermer sur vous !

    JABBOUR André

    04 h 17, le 04 février 2012

  • Soyons objectifs. Les ministres et les députés aounistes, qui en fait ne peuvent s'écarter l'espace d'un cheveu de la volonté du général Aoun, auraient raison dans deux cas concernant les nominations : 1-S'ils réclamaient un ministère donné ou un poste de premier échelon de l'Etat pour la communauté chrétienne en général et sur la base de la division équitable du pouvoir entre chrétiens et musulmans, prévue par la Constitution, comme par exemple la direction de la Sûreté générale, occupé par un chrétien jusqu'au changement imposé par la "glorieuse" tutelle. Or on a vu qu'ils n'ont récupéré rien du tout. 2-Ils auraient raison aussi, admettons, dans le cas des trois noms de la communauté orthodoxe, proposés par le président du Conseil des ministres pour l'inspection générale, si leur objection n'était pas sur les noms, mais uniquement sur le fait qu'ils n'ont pas été consultés avant la séance du Conseil des ministres. Mais, encore une fois, la logique du général est : Les chrétiens c'est moi, J'ai dix ministres (grâce aux "chemises noires"), donc la part chrétienne du fromage me revient et j'ai le droit de nommer mes partisans à n'importe quel poste revenant à n'importe quelle communauté chrétienne ! Objectivement et honnêtement, qui peut accepter une telle logique, selon laquelle le général est le tuteur de tous les chrétiens ? C'est irréaliste et absurde !

    Halim Abou Chacra

    03 h 21, le 04 février 2012

  • - - Tout est dit de la part des " Aounistes " , reste au représentant des 14 marsistes de revenir calmement siéger constitutionnellement sans colère et sans caprices , deux mauvaises qualités qui ont accompagnées les conseils des ministres avec leurs très nombreux abus de pouvoirs durant les 20 dernières années depuis tAEF , sans que personne ne bouge et ne réagisse ! Les choses ont changé et ça ne se passera plus comme avant , maintenant que les Aounistes veillent au respect et aux intérêts de leurs électeurs et de leurs droits sacrés . À bon entendeur ..

    JABBOUR André

    00 h 47, le 04 février 2012

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