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Liban - Citoyen Grognon

Tombera... tombera pas

On se demande parfois à quoi pensent nos chers responsables, lorsqu’ils planchent sur les routes du pays.
Municipalités ou Travaux publics, se sont-ils jamais vraiment mis au service des automobilistes, afin de leur assurer un réseau routier un minimum praticable ?
Se sont-ils jamais mis dans la peau des conducteurs, qui perdent leurs nerfs, leur santé et leur énergie sur les routes libanaises, chaque jour que Dieu a créé, pour épargner leur vie et celle des autres ?
Y a qu’à constater la prolifération des nids de poule, des trous et des bosses. Provoqués par la pluie, par la chaleur, ou tout simplement par l’usure. L’asphalte utilisé n’étant évidemment pas de première qualité. Obstacles souvent mortels pour les pneus et les jantes, sans parler des amortisseurs ou des freins qui ne font jamais long feu. Et qui transforment les chauffeurs en slalomeurs de première classe, en véritables chauffards,
dirais-je même.
Mais qui s’en soucie, vu le chaos ambiant, la coutumière négligence et la légendaire indifférence à l’égard du citoyen, qui caractérisent nos irresponsables responsables ?
Y a qu’à essayer d’emprunter les routes après l’intervention des municipalités ou des Travaux publics, pour de quelconques travaux de soi-disant réaménagement. Comme l’axe de Mkallès-Broummana ou celui de Jamhour-Sayyad. Pour ne citer que ces deux axes. Tous deux très fréquentés, de jour comme de nuit. Mais tout bonnement impraticables ! Comme le veut la règle générale. Car tout simplement inachevés. Ponctués de trous béants que l’on met des mois à reboucher et encore d’autres mois à asphalter. À mal reboucher et mal asphalter, bien entendu. Forçant le citoyen à un exercice des plus ardus pour éviter de se faire prendre par un trou ou par un important dénivellement. Exercice encore plus ardu lorsque des blocs de béton sont oubliés sur la chaussée. Ou lorsque les regards d’égouts sont d’une bonne vingtaine de centimètres plus bas que la nouvelle couche d’asphalte. Forçant le conducteur à rouler au beau milieu de la chaussée, au risque de se faire emboutir par la voiture d’en face.
Il a beau se transformer en tortue, le citoyen, et conduire avec toute la prudence du monde, quitte à essuyer les insultes de la file d’automobilistes coincés derrière lui, son trajet prendra l’allure d’un parcours du combattant, voire d’une devinette de mauvais goût.
Tombera... tombera pas ! Tombera... tombera pas !
Finira sûrement par tomber, l’automobiliste, malgré toute la bonne volonté du monde. Surtout lorsqu’il fait nuit noire, qu’il pleut à torrents et qu’il n’y voit goutte. Mais les responsables ont bien d’autres chats à fouetter pour s’en affliger.
Bienvenue dans la République des routes meurtrières.
On se demande parfois à quoi pensent nos chers responsables, lorsqu’ils planchent sur les routes du pays.Municipalités ou Travaux publics, se sont-ils jamais vraiment mis au service des automobilistes, afin de leur assurer un réseau routier un minimum praticable ? Se sont-ils jamais mis dans la peau des conducteurs, qui perdent leurs nerfs, leur santé et leur énergie sur les routes libanaises, chaque jour que Dieu a créé, pour épargner leur vie et celle des autres ? Y a qu’à constater la prolifération des nids de poule, des trous et des bosses. Provoqués par la pluie, par la chaleur, ou tout simplement par l’usure. L’asphalte utilisé n’étant évidemment pas de première qualité. Obstacles souvent mortels pour les pneus et les jantes, sans parler des amortisseurs ou des freins qui ne font jamais long feu. Et qui...
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